‹ Histoire des faïnces de RouenChapitre 17 sur 21 · TOREAU · texte numérisé non relu

TOREAU

Bazile père. . .

Bazile (Pierre). • Lefebvre (Guillaume) Heudde. . . .

Charrier (André).

OsMOïiT (Noël). .

Petit (Jacques). .

de 1751 à 1757.

id. id.

de 4754 à 4756.

de 4756 à 4757.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Yallet. . . .

Borne (Claude).

Malet. . . .

Loir (Nicolas).

Barbe fils. . .

Lavoisié (Pierre).

Desmaret (Nicolas) NoYOM fils, élève.

Taillefesse, élève

de 4756 ù 4757.

id. id.

id.

id.

id.

id.

id.

en

id.

id.

id.

L'établissement de Fouquet étant resté vacant à sa mort, des lettres patentes sont accordées à Girard de Reinecourt pour en continuer Texploitation. Dionis succéda

nous faisons suivre la liste des ouvriers qui furent employés

à de Reinecourt. — Ici dans cette manufacture

Lefebvre (Guillaume) Avril (Adrien).

Borne (Guillaume) Armont père. .

Langlois (Pierre).

Le Bourt. . .

Langlois père. .

Leclere. .

Sauvage. . .

Langlois (Antoine) Noton(J.-B.). .

Parent. . . .

Drevel (Jean) . .

Hareau. . .

de 4734 à ' de 4740 à

id.

id.

de 4740 ù 4743.

de 4740 à 4748.

de 4740 ù 4745.

id.

id.

de 4744 à 4749.

de 4742 à 4747.

Armand (Guillaume). .

Borne (Claude). . .

Miette (François). .

Bongé (Gabriel). . .

Lefevre

Sas (J.-B.). . . .

Barbey (Guillaume). .

Dumesnil

Gazet (Jean-François).

Dupnis

Racine

Carel (Louis-Pierre).

Valette père. . . .

Valette fils. . . .

de 4742 à

id.

de 4742 ù 4746.

de 4743 à 4754.

de 4743 à de 4743 à 4745.

id. id.

de 47t5 à de 4746 à de 4746 à 4748.

ni3

au

lloocuÀRD père. •

MODCnABD fils . .

lIoNTFeLLiEE (Micbel)

Allen

Dubois (Jacquet). .

lIiETTE (François}.

Miette (J.-B.}. •

DUTAL

Parent ....

Basile

HUREAO

Telliee (Pierre). .

Lefeevre (Guillaume) Vallet, apprenti. .

Petit

Haguelon (Pierre).

Chapelle (Paul). .

NOTON (J.-B.). • .

CoiGNARD (Vincent).

Brune (J.-B.). . .

Brcno

de 4746 à

id.

de 4746 à 4750.

de 4746 i

id.

de 4746 à 4748.

id. id.

de 4747 à 4749.

id.

id.

id.

id.

id.

de 4748 à

id.

id.

de 4749 à

id.

id.

de 4749 à 4751 de 4750 à

id.

id.

Vallet de 4749 à 475S.

Ville père de 4754 à 4753.

Bougé pèri^ id. id.

Bougé fils id. id.

Franpoint (Robert). . id. id.

Pain id. id.

ViEL (Pierre). . . . de 4754 à 4752.

Montpellier père. . de 4754 à 4754.

Montpellier (Micbel). de 4751 à

Bourgoin (J.-B.). . • de 4752 à Parent (Gbarles). . id.

DupLESSis (Claude). . de 4753 à 4754.

Pain id.

CoiGNARD fils. ... de 4754 à

Ville père de 4754 à 4757.

Ville fils id. id.

Viel (Pierre). . . . dé 4755 à 4756.

Montpellier père. . de 4755 à Montpellier (Ant"*). . id.

Montpellier (Michel). id.

Caban (Charles). . . de 4756 à

C'est en 1743 que fut fondée la fabrique de Levavasseur, rue Tousvents. Il mourut en 1755.

Une pièce représentant un jet d'eau et provenant de la fabrique de Sinceny, est signée en creux, dans la pâte : Masselot, il A4,

Date de l'établissement de Mouchard, Pierre, rue Saint-Sever; il occupa comme ouvriers :

MoucDARD (Thomas). . de 4756 k 1757.

Rayelet (Nicolas). . id. id.

Caraii (Charles).

Derret (Pierre).

de 4756 à 4757.

id. id.

Le musée de Sèvres possède un broc portant le nom de Magdelene, 1746. Le décor est en camaïeu bleu, l'encadrement est formé de cornes d'abondance en violet foncé et jaune ; de ces cornes sortent des fleurs et des fruits.

M. Delaherchc, de Beauvais, possède dans sa collection un broc à cidre qui porte la mention suivante : t François Segourné, il 46, »

Cette même collection possède aussi un broc portant la mention c Pterre Joly, il41. >

Une contestation survenue entre les ouvriers faïenciers n'eut sa fin que par une ordonnance de M. de la Bourdonnayc, lieutenant de la généralité de Rouen, qui réglcmonln, ainsi qu'il suit^ tout on les réduisant, les rétributions de chacun.

Le bleu très-fin fut payé, comme décor, la grande douzaine, ou trente-six : 9 livres ; le demi-fin, la grande douzaine : 4 livres ; la broderie en bleu ou en couleur, la grande douzaine: 2 livres 5 sols; le commun, la grande douzaine: 1 livre.

La veuve Fossé succéda à son mari ; elle occupait à cette époque les ouvriers suivants :

ÂRNOULT (Louis).

Maegub (Georges]

HcitEAU. . •

Lecoq. . . .

BooLENGER (Pierre) Picard aine. •

. de 4753 à 4857.

id. id.

. de 4753 à 4758.

id.

id.

. de 4754 à 4755?

Balle fils

Hedouin (Jean). . .

Duhamel (Louis). . .

Quetteville, élève en.

Leprevost, id.

de 4755 à

id.

de 4755 k 4757.

Epoque de l'établissement de Robert-Thomas Pavie, qui mourut en 1777. Il avait occupé les ouvriers suivants :

DuMOiiT père. .

DUMONT fils. .

DuMOirr (i.-B.).

DuMONT (David).

DuMONT (Jacques]

de 4755 à 4856.

de 4744 à 4752.

de 4749 à 4779.

de 4755 à 4792.

de 4757 à 4793.

DuMONT (Michel). . . de 4769 à 4785.

DuMONT (Marie-Reine), de 4793 à

DuMONT (J.-J.). . . de 4793 à Maletra, élève en. . 4757.

M"* Roussin, veuve Levavasseur, continua en son nom l'établissement fondé par son mari et resté vacant à la mort de celui-ci. Cette entreprise fut maintenue sans cesse, entre ses mains, dans la voie prospère où son fondateur l'avait lancée. A partir de 1754 elle occupa les ouvriers suivants :

Barbier (Nicolas). .

Baiibier (Jean- Marie) Barbier (Charles).

DuHOMT frère. ÂVRU. (Adrien) Lacuisse. .

Decaux. . .

Delabosse. .

Cornu (Pierre)

Jacques père. .

Mouchard. . .

Bringon. . .

Vallet. . . .

Delamarre (J.-B.) Menereuil (Jean.

Delamarre (Noël) Cornu (Louis).

Lemire, élève en.

de 4754 à 4756.

id. id.

id. id.

de 4755 à 4756.

id. Id.

id. 4758.

id. 4779.

Une association des frères Wallet leur permit de fonder une manufacture qu'ils exploitèrent ensemble et d'un commun accord, lis étaient au nombre de six et se nommaient :

Vallet père.

Vallet tils.

Vallet (Mathieu!.

Vallet (Mathieu-Aimable).

Vallet (Alphonse).

Vallet (Jean-Mathieu).

Voici les noms des peintres décorateurs qui furent employés chez eux.

Barbet (Etienne}.

Bahmee père. • Bamiee fils. .

GuiLLOT (Pierre).

de 4756 à de 4756 à 4757.

de

de 4756 à 4757.

id. id.

Gaedir (Laurent). . de 4757 à IIeeant (Nicolas). . de 4756 à 4757.

MoocBAEp de

YixcEiiT (Charles)

AtXAIEE. .' .

BouEGOi!! (Alexis)

DiEUL. . . •

DupLESST (Claude) Ledoux (Abraham) Ledoox (Denis).

IlOOCHAED. • .

de 4756 à 4757.

id. id.

id^ id.

id. td.

id. id.

id. id.

id. id.

id. id.

Un acte d'association est passé entre Mouchard et Debrac de la Croisille. Dès ce moment, liberté pleine et entière est accordée à tous ceux qui désirent fonder des établissements, faire des apprentis, occuper des femmes, des enfants. Il est aussi permis de débattre de gré à gré le prix des salaires ; mais le tout à la condition expresse de remplacer le bois par le charbon de terre pour le chauffage des fours.

Dieul fut le peintre qui introduisit à Rouen le genre dit au carquois (PI. 49 et 50), qui n'est en réalité qu'un composé d'attributs chinois, ainsi que le dessin à la came, pour lequel il fut toujours le maître par excellence. (Voir PI. 56.)

Un sei*vice à la corne, composé de 200 pièces, et commandé par Pierre III, de Russie, pour le comte de Golowine, porte la date de 4760.

Notre Planche 51 représente un broc décoré d'une image de sainte en camaïeu bleu sur un fond couvert d'un semis de petites fleurs. Il porte la mention suivante : € Sainte Marie-Anne, 1768. >

Il s'ouvrit en 1770, au faubourg Saint-Sever, une nouvelle manufacture qui fut dirigée par Sturgeon et Dumont.

Le musée de Sèvres possède une cruche, faite en 1 774, dont le sujet représente le triomphe de saint Romain, archevêque de Rouen.

M. Riocreux, dans son ouvrage intitulé Description du Musée céramique de Sèvres (article des faîedccs de Rouen, p. 157), signale une assiette à bords festonnés sur laquelle se rencontrent divers essais de couleurs purpurines. Cette assiette provient de la fabrication rouennaise, et porte la date de 1774.

La fabrique de Sinceny, que dirigeait alors M. Chambon, travaillait des pâtes plus

.fines imitant la porcelaine du Japon. A partir de cette date, elle adopta la cuisson au

four à réverbère. — Les couleurs furent alors plus éclatantes; le rouge d'œillet fut

remplacé par le précipité d*or de Cassius. Les branches de roses, tantôt rouges, tantôt

jaunes, étaient alors les seuls décors à la mode. On imita aussi le genre Marseille et

ses chinoiseries.

1T76 L'engouement dont la faïence roûennaise avait joui jusqu'alors commença à se

ralentir; la pénurie d'artistes qu'il fallut subir, jointe à la difficulté de les remplacer, motiva une ordonnance royale qui exempta les ouvriers décorateurs de la conscription.

4777 Parmi les pièces rares et nombreuses que renferme la riche collection de

M. Larangot, receveur de l'enregistrement et des domaines à Amiens, se trouve un pot à surprise que représente la Planche 52; ce pot porte l'inscription Anne PadelouSy femme de Rober Durand, i777. On remarque également dans d'autres collections, à la date de 1761, une soupière et des assiettes portant ces mêmes noms.

4779 A Mouchard, qui, en 1757, s'était associé à Debrac de la Çroisille, succéda Cousin,, qui, à son tour, fut remplacé par Lemire.

4780 Pierre Ilengue fonda à Saint-Scver une manufacture qui, plus tard, passa entre les mains de Vallet.

47gi 11 se fonda à cette époque une manufacture royale exploitée de concert entre les

sieurs Macanemaro, William Sturgeon, Simon de Suzay et Letellier.

M. Maréchal, antiquaire à Beauvais, et auteur de l'ouvrage intitulé Imagerie de la Faïence française de 1750 à i830y possède dans sa collection un superbe pot de Sinceny, style rocaille, ayant 40 centimètres de haut, sur lequel se trouvent tracés ces mots et celte date : Elisabeth Ancel, i78i. 478t La fabrique de Lcmirc passe entre les mains de Gabriel Sass.

4783 Le musée de Sèvres a en sa possession un broc dont le sujet central représente

saint François à genoux, tenant un crucifix. La robe du saint est de couleur violette; le paysage représente un désert. Le tout est encadre de rinceaux avec treillis, chimères et fleurs.

4789 C'est de cette année que date la décadence de Sinceny. Cette fabrique abandonne la

cuisson au four à réverbère comme éUmt trop coûteuse et ne permettant pas de soutenir la concurrence. A cette époque on cesse aussi toute décoration pour ne plus fabriquer que des pièces blanches; quelques légendes y figurent cependant. Parmi celles à la mode se trouvent les suivantes : « Verse à boire à tes amis! » — « Ma femme, remplis le pot, ou je le casse! » — Dans un plat à barbe: « A fa main légère! » Etc., etc.

Sinceny termina sa fabrication par quelques faïences patriotiques qui furent faites sous le Consulat. C'est ainsi que finit cet établissement qui, pendant sa splendeur, rivalisa, par l'éclat et la beauté de ses produits, avec ceux de Rouen. — 11 produisit des bustes, des statuettes, des sabots, des corbeilles à jour, des grenouilles sur feuilles de vigne et divers objets dont la vente s'élevait par an, en moyenne, à la somme de 100 000 francs.

La dernière manufacture créée à Rouen avant l'abolition des privilèges, qui expirèrent en 4789, fut celle de Lepage.

<79S Ici trouve sa* place un relevé des' prix courants arrêté le 2 février 1792 entre

les manufacturiers; il est relatif à la vente de quelques pièc6s de la fabrication

rouennaise (1).

Vases et seaux (bleu et blanc) La douzaine : 22 livres.

Fontaines, Soupières brodées. Bassins de lit. ...'... — 45 id.

Cuvettes de pots à Teau — 43 id.

Saladiers, Plats à barbe. Pots à l'eau brodés, et toute la

broderie, ainsi que les Salières ^ 42 id.

AssieUes en broderie — 40 id.

AssieUes peintes (communes) — 9 td.

Saladiers, Pots à l'eau, Urinoirs et tout le blanc ordinaire. — 40 id.

Le prix était subordonné à la finesse de la peinture, comme l'indique le tarif de M. de la Bourdonnaye daté de 1753.

4794 « La manufacture créée par Lepage est reprise par Lccerf.

Le traité de commerce conclu entre la France et l'Angleterre, en 1794, fut un coup de foudre pour la fabrication rouennaise. Tout le monde voulut des produits étrangers, ce qui ruina de fond en comble l'industrie du pays. On ne peut attribuer qu'à la nouveauté et à la mode l'abandon de nos produits, tant était laide, défectueuse même la faïence anglaise qui fut introduite chez nous. Sa couleur, d'un jaune sale désagréable à l'œil, s'écaillait facilement et se rayait au moindre frottement.

Les dernières fabriques qui survécurent à ce désastre furent celles de Tharel, Jourdain, Delamétairie, Heugue, Flandrin, Valette, lesquels, chacun à leur tour, se virent forcés de congédier le peu d'ouvriers qui leur restait, pour abandonner une profession qui ne pouvait plus suffire à leur existence.

Des spécimens provenant de chez le sieur Letellier sont conservés au musée de Sèvres; ce sont des imitations de faïence anglaise signées et datées : Rouen, 1809, Ces objets représentent pour ainsi dire les derniers vestiges de la fabrication qui pendant un certain laps de temps avait rendu si célèbre et à jamais mémorable la ville de Rouen.

(1) Ce relevé est extrait de {'Histoire de la Faïence de Rouen, par M. André Potlier.

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