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DE LA FABRICATION

La fabrication de la faïence dans la ville de Rouen fut, dès son début, entourée d'un voile impénétrable; les divers essais de cet art naissant furent-ils cachés à tous les yeux, ou bien encore les artistes étrangers venus de l'Italie, de la Hollande, n'avaient-ils pas encore fait invasion dans ce pays? Toujours est-il que les nombreuses recherches auxquelles se sont livrés les divers auteurs n'ont abouti qu'à dater du milieu du xvi» siècle l'origine de la fabrication dans cette ville.

Pour faire la faïence on se servit de différentes terres réduites en pâte à laquelle les ouvriers modeleurs donnaient la première façon. Ainsi préparée, la pièce passait entre les mains du tourneur pour recevoir sa forme définitive. C'est en cet état qu'elle subissait la première cuisson; ensuite le décorateur s'en emparait pour lui donner la couche de blanc (1). C'est enduite de cette préparation qu'elle était propre à recevoir la décoration.

On la remettait au four pour la dernière fois, d'où on ne la sortait qu'après complet refroidissement. Le travail était alors entièrement terminé, et les faïences étaient déposées dans les magasins pour être livrées au commerce suivant ses besoins.

(1) Le blanc se composail de mine de plomb, cendre d'étain, bleu d'amidon, limaille de cuivra rouge.

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