I. Œuvres, i, p. 186-1S
est comme un vaste champ défriché en grande partie, contemplé de loin, il satisfait en quelque façon la vue, mais en l’observant de près, on est surpris de la quantité d’épines et de ronces dont il est encore hérissé. »
C’est, à son avis, une raison de plus pour explorer ce champ. Mais il y faut de la 'méthode. « Afin que cette étude soit utile, il ne faut pas que le hasard ou le caprice en décide et qu’on s’applique indifféremment, tantôt à l’ostéologie et tantôt à l’angiologie, selon que les objets s’offriront à sa vue.
« La dissection même ne peut être d’aucun avantage à des commençants qui n’ont pas encore les connaissances préliminaires. Il faut se faire un plan qui dirige le travail. On ne sait jamais que superficiellement ce qu’on apprend sans méthode ; et j’ose dire que de toutes les sciences, l’anatomie est celle qui en exige le plus.
« Je ne crains pas de trop m’avancer en disant que non seulement l’ostéologie est la plus indispensable, mais qu’elle comprend même, elle seule, la plus grande partie de l’anatomie ; c’est le fondement et la base de cette science (i). »
Les questions les plus diverses de l’anatomie, histologie, physiologie et pathologie l’intéressaient. Ses œuvres contiennent une série de traductions et d’articles relatifs à ces diverses branches de la science médicale. Voici leurs titres :
Exposition des mouvements de systole et de diastole du cœur.
Description du sac et du canal lacté du corps humain.
Observations de M. Richard Halle sur les glandes maxillaires externes et les autres glandes salivaires.