Cf. p. c. Mlle dr. Ballaban : Les limons d’Odessa
indigènes des îles occupées par nous, dit Max Radiguet (i) dans son livre, donnaient à nos docteurs le titre de tahua (prêtre), prêtre et médecin étant synonymes pour eux. »
Ces prêtres-médecins jouissent d’une considération peu commune. A cause de leurs relations avec les divinités, le peuple s’adresse à eux dans tous les cas.
Chez les Niaissais (2) on les appelle à tout prospos : à la naissance d’un fds, à l’occasion d’un départ, d’une maladie grave, d’une guerre, d’un mariage, d’un enterrement ou bien pour éloigner le danger qui menace le village ; en un mot dans toutes les occasions publiques et privées, ainsi que dans tous Jes cas embarrassants ou inexplicables.
Il doit accomplir toutes les cérémonies et servir en outre par son expérience et son savoir. Ailleurs, chez les Canaques des îles Marquises, les désastres publics les maladies et la mort n’étant jamais qu’une manifestation de la colère céleste déterminée par la violation d’un tapu, on comprend la terreur superstitieuse qu’inspirent les personnages qui joignent à la faculté de les conjurer, celle d’attirer des châtiments sur leurs violateurs.
Les Indiens de Dakota manifestent pour les médecins une grande vénération et leur offrent au départ les meilleurs mets et les meilleurs vêtements. Chez les Indiens Ipourins (au cours supérieur, de Rio Puru, affluent de l’Amazone et chez les Australiens aux environs de Victoria, ce sont les personnages les plus influents de la tribu. A Victoria ils président aux partages de la terre, à Gippsland (Australie du Sud) ils donnent les ordres pour les migrations et convoquent les réunions des tributs.
Ils ont également beaucoup d’influence chez les Nègres