Lairtullier : o. c., p
aux comités d’instruction et de salut public. Celui-ci la remit CK'tci-
Pourtant pendant cette époque si turbulente, la médecine, ou plutôt l’art de guérir a pu adoucir l’amertume des temps à une femme des plus éminentes, à Mme Rolland.
Retirée avec son mari à Villefranche, dans la généralité de Lyon, Mme Rolland se livra avec passion, comme à tout ce qu’elle faisait, à l’étude des simples; elle administrait ses remèdes à tous les malades de la paroisse de Thésée ; c’était chez elle une petite officine, de pharmacie ; elle se fit une réputation dans tout le pays pour ses cures merveilleuses ; et on venait de six lieues à la ronde pour se taire
médicamenter par elle (i)- . , .c • •
En outre, dans un morceau du plus haut interet, intitulé ; Avis . à ma fille, que nous a conservé M. Ghampagneux (2), on trouve des conseils précieux sur les soins . à prendre des enfants, et des observations pleines de sagacité sur les besoins que leurs cris, leurs mouvements ou leurs petits gestes peuvent indiquer ; langage que seulement la psychologie de la deuxième moitié du xix^ siècle a étudié de plus près, et dont Mme Rolland est une interprète excellente.