I. Voyez Progrès médical, 188G, p
Mélanie Lipinska
Son service a toujours été très bien fait et sa tenue irréprochable » (i).
Le directeur de Thopital ajoute : « Mme Brès s’est toujours fait remarquer par son zèle, son dévouement et son excellente tenue. Elle nous a particulièrement secondés pendant la dernière insurrection. »
Les professeurs Gavarret, MM. Sappey, Paul Lorain et le doyen Wurtz disent aussi: «Par son ardeur au travail, par son zèle dans le service hospitalier, nous nous plaisons à reconnaître que Mme Brès a, par sa tenue parfaite, justifié l’ouverture de nos cours aux élèves du sexe féminin et obtenu le respect de tous les étudiants avec lesquels elle s’est trouvée forcément en rapport. »
Deux différends sont à noter dans l’histoire postérieure des femmes médecins en France : celui causé par la demande de l’admission à l’externat et l’autre postérieur produit par la demande concernant l’internat.
Déjà Mme Brès avait voulu acquérir par concours le titre d’externe, puis d’interne : elle s’adressa, en 1871, à l’Assistance publique et voici ce qui lui fut répondu :
Service de santé. — J’ ai soumis au Conseil de surveil-' lance de l’administration la demande que vous m’avez adressée, afin d’être admise comme élève aux concours de l’externat ou de l’internat dans les hôpitaux civils de Paris.
« Les témoignages honorables qui vous recommandent, et les services que vous aviez déjà rendus dans différentes circonstances, ont déterminé le Conseil à donner une attention particulière à votre demande et il n’a voulu se prononcer qu’après avoir entendu le rapport d’une commission composée de plusieurs membres.