‹ Histoire des femmes médecinsChapitre 16 sur 181 · Riedel : De Topantunuasu, Bijdragen, etc · texte numérisé non relu

Riedel : De Topantunuasu, Bijdragen, etc

2. Jacobsen : Reise ia die Insehvelt des Banda Meleres, Leipzig. 181)8^

des faits semblables pour les autres îles de l’Australasie. Aux îles Aarou, Leti, Moa, Lacor, Louvang', Sermata, chezles Alfures de l’île de Bourou, on trouve des femmes médecins. On en signale chez les Olo Ngnadjis, les Bolaengues, les Mougoudores, les Alfures de Halmahera et chez les Buchinaises exerçant de concert avec des médecins schamans.

Les femmes médecins Buchinaises, d’après Matthis, ont une clientèle composée non seulement des indigènes, mais aussi des Chinois établis dans leur île (i).

Citons encore les indigènes des îles Philippines. Les tribus des Tinguianes, des Igorrotes, des Bisas et des Tagales ont recours aux schamanes (2). Elles font leur diagnostic et prédisent l’issue de la maladie en extase.

Si maintenant nous quittons ce monde insulaire et nous transportons sur le continent de l’Asie, nous verrons que dans la presqu’île de Malacca les médecins choisissent leurs aides parmi les femmes (3). Plus au Nord, dans la Cochinchine orientale, un missionnaire français^ le Père Dourisboure, qui a habité longtemps ce pays, signale l’existence des médeciennes appelées là-bas « bo-jaon. «

Le Cochinchinois, nous apprend-il, a dans la pythonisse officielle du village une confiance sans bornes. Elle est censée savoir beaucoup de choses cachées, au reste, des mortels ; elle voit les esprits, elle est en relation avec eux ; elle connaît l’avenir. Quelqu’un est-il malade, la bo-jaon sait d’où vient la maladie et ce qu’il faut faire pour l’éloigner (4).

Aux îles Andamnes, chez les Mincopies, les femmes s’oc-

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