Mlle J. W. G. von Kesteren, id., à Amsterdam, en
Excepté Mlle Gelderbrow et Mlle Schagew qui exercent
à La Haye, elles exercént toutes à Amsterdam.
11 se trouve, en outre, plusieurs étudiantes dans les quatre universités hollandaises. En Hollande, les femmes ont pleine liberté d’étudier à toutes les universités et on ne leur y fait pas le moindre obstacle. Les femmes médecins hollandaises jouissent de l’estime et de la confiance générales, et certaines d’entre elles ont une nombreuse clientèle. Quelques-unes exercent la médecine entière, d’autres se consacrent seulement à l’obstétrique et à la gynécologie, une est oculiste, une médecin des enfants. On les a admises dans toutes les sociétés médicales ; à la Société Gynécologique le secrétaire est une femme.
Le Gonseil de la ville d’Amsterdam a pris dernièrement une décision fort importante ; il a créé l’emploi de Médecins du Personnel municipal, et parmi les trois médecins nommés à cet emploi, il y a une femme, Mlle von Maarseven. Dans cette décision, le détail intéressant est non seulement la nomination elle-même, mais encore ce fait que Mlle Maarseven jouit absolument des mêmes prérogatives que ses collègues masculins.
En Danemark il y avait, en 1890, cinq femmes médecins. En 1900, elles sont vingt. Voici d’ailleurs le tableau statistique qui nous fut communiqué par le Docteur Bureau :