‹ Histoire des femmes médecinsChapitre 173 sur 181 · COPENHAGUE · texte numérisé non relu

COPENHAGUE

Femmes reçues docteurs. ■

Années Nombre

Total, . i5

Toutes sont Danoises.

En Suède, la deuxième femme médecin, Mlle H. Andersen, fût reçue en 1892 à l’Université de Sund.

Après elle vinrent : en 1896, Mlle Folke (Université de Stockholm) ; en 1897, A. Stecksen, E. Sandelinet T. Granstrôm ; en 1899, quatre autres.

Ainsi la Suède avait au mois de juillet 1899 dix femmes médecins, tandis que vingt-huit femmes étudiaient la médecine.

Les doctoresses se sont établies dans les villes : 5 à Stockholm, 2 à Gothembourg, i à Malmo, i à Helsingborg, i à Wisby (île de Gothlande). Leur pratique est surtout gyn®" cologique. Une d’elles, A. Stecksen, fût nommée, en 1897, Instructeur- Assistant à la section d’Anatomie pathologique du Collège médico-chirurgical royal de Stockholm, puis

en 1898 elle visita Munich, Tubingen et Paris, où elle étudia l’hygiène, la bactériologie et la pathologie.

Cependant, aucune femme ne peut être admise à un emploi public, car la loi du 3 juin 1872 le défend expressément.

Mais, d’autre part, les collègues masculins traitent les femmes médecins sur le pied d’égalité, et ne font aucun obstacle à leur admission dans lès sociétés médicales. L’Association Suédoise de médecins et chirurgiens compte six femmes médecins ; elles prennent part aux discussions^ et aux Congrès médicaux.

Il existe en Suède plusieurs fondations pour les étudiantes en médecine. La première fut faite à l’Université d’Upsal, par Mme V. Kramer.

En 1873, i5.ooo couronnes furent données par Mlles H. et A. Hierta à l’Institut Médical de Stockholm ; de ce fonds, 33 bourses sont distribuées tous les ans. En 1892, les Universités d’Upsal et de Lund reçurent chacune 6.000 couronnes. dans le même but. En 1899, une donatrice anonyme donnaà l’Association de Frédéricque Bremer, à Stockholm, 25.000 couronnes pour deux bourses.

Ces fondations sont suffisantes si on considère le petit nombre des étudiantes.

En Pologne, on comptait, en 1898, 76 femmes médecins, dont une 'partie à l’étranger.

A Varsovie, il y a deux dispensaires municipaux pour les femmes enceintes et celles qui accouchent. L’un est dirigé par la Doctoresse Dobrska. Dans ce dernier, furent reçues, de 1887 ^ 1897, 1.265 malades; sur ce nombre deux seulement moururent et encore une fut apportée mourante de la ville. On y fit 2o5 opérations légères ou sérieuses ; dans ce nombre, trente-deux applications de forceps et sections césariennes.

Parmi les pays de l’Europe du Sud, nous nous occuperons d’abord de V Italie. MM. les Secrétaires des Facultés de Médecine de Turin et de Florence ont bien voulu nous communiquer le nombre des étudiantes en médecine dans leurs universités.

Il y avait au commencement de 1900 :

Turin

À la !'■* année 3 Italiennes

Total 9 »

Florence

i'® année 0

Total 4

Toutes étaient Italiennes.

Parmi les doctoresses des dix dernières années, uîie, Mlle Maria Montessori, a été chargée par le ministre de 1 instruction publique, M. Baccelli, d’un cours pour les maîtresses d écoles primaires sur l’enseignement spécial à donner aux enfants faibles d’esprit.La deuxième, MlleMasso, qui avait fait ses études à Pavie et à Zurich, a été nommée Médecin municipal à Montiglio (Vercelli).

Le Portugal compte plusieurs femmes médecins. A Porto il y en a quatre. — Plusieurs femmes étudient la médecine dans les Ecoles de médecine de Lisbonne et de Porto (i).

Dans la dernière période décennale nous voyons apparaître des femmes médecins dans les pays balkaniques.

En Bulgarie, elles sont au nombre de i4 ; la plus grande partie sont cependant des Russes venues aussitôt après la déclaration de l’indépendance de la Bulgarie. Quatre femmes médecins sont au service de l’État, deux au service de la Municipalité (2). Toutes sont de braves travailleuses.

Dans les derniers temps, cependant, elles ont eu déplus en plus à se plaindre de leurs collègues masculins. C’est qu’en général le nombre des médecins en Bulgarie s’est accru trop en comparaison du développement intèllectliel du pays. A Sophia, pour 60.000 habitants, il y a 100 médecins. Et le peuple préfère les guérisseurs. Malgré Cela, quantité de femmes bulgares étudient à l’étraiiger (surtout à Nancy).

En Roumanie, la première étudiante en médecine inscrite à la Faculté de Bucharest a été Mlle Gleopatra Tunasescu en 1822-83. Elle n’a pas fini ses études médicales.

Ce n’est qu’en 1893-94 qu’on voit 7 étudiantes à la Faculté de Bucarest.

Ensuite, elles y sont :

En 1894-95. . .

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