Kopec. Dziennik podrozy po Syberyi, p
tent les malades aussi avec les plantes » (i). C'est ce qu’on fit pour rétablir ma santé ».
Chez les peuples primitifs de l’Amérique du Nord, la femme est respectée et honorée. Certes, les occupations ag-ricoles et le ménage lui pèsent parfois lourdement, le mari ne s’occupant que de chasse ; mais cela résulte de la division du travail dans les sociétés primitives et nous ne devons pas en conclure que la situation de la femme soit inférieure.
Un observateur consciencieux, l’Allemand Krause, nous donne une idée de la situation de la femme chez les Indiens. On ne peut pas dire qu’elle soit défavorable (2).
La femme n’est pas l’esclave de l’homme, ses droits sont définis, son influence est considérable ; souvent même une transaction commerciale dépend de sa décision. Douglas et Vancouver assurent avoir rencontré des femmes tellement influentes qu’elles paraissaient précisément être les chefs auxquels les hommes obéissaient. A la côte occidentale du Vancouver (Amérique du Nord), chez les Koskimos etQuatsinos, la belle-fille du chef avait la dignité d’une femmechef. C’était le personnage le plus important dans toute la partie nord-ouest du Vancouver. Elle a pris le voyageur Jacobsen (le même auquel nous devons les détails sur l’île de Saleier) sous sa haute protection et l’a aidé dans toutes ses entreprises.
1. Ailleurs, il donne une description du costume des schamanes. Comme elle est unique, nous la reproduisons : chacune d’elles portait une fourrure d’hermine. La robe fut parée de tendons d’animaux, de plantes de couleurs très diverses, de coquilles, d'insectes différents et de peaux des petits animaux du nord. La tête était coiffée d’un chaperon en peau, orné de dents en avant et d’une queue de loup en arrière Sur le front pendaient des franges de poils de cerf. Le visage tatoué selon la coutume du pays, était, on le devine, presque méconnaissable’ Ainsi parée, chaque femme tenait majestueusement dans sa main une grosse épaule de cerf.