‹ Histoire des femmes médecinsChapitre 19 sur 181 · Krause. Die Tlinkitindiancr. p. lOi · texte numérisé non relu

Krause. Die Tlinkitindiancr. p. lOi

Chez les Indiens du Nord, dit Bartels, il y a quatre catégories de médecins ; les. plus importantes sont : celle des muskekevines, qui correspondent à nos médecins (ils se servent de méthodes rationnelles) et celle des mides, les plus savants et les plus vénérés, traitant par des moyens surnaturels. Ces derniers constituent une société secrète, dont les membres se reconnaissent d’après certains signes convenus entre eux.

Les femmes peuvent devenir muskekevines ou mides, après avoir subi des examens exigés (i).

On trouve ces mides féminins chez les Dacotas, chez les Greeks, dans la Californie du Nord.

Parmi les tribus indiennes, Nez Percés, Cayouse Nalla et Wascow, les filles succèdent souvent à leurs pères mides. Le choix du père en décide ; il choisit parmi ses enfants le plus intelligent sans distinction de sexe (2) et lui transmet son savoir.

Mais si dans certaines tribus, comme chez les Koniagues de l’Amérique du Nord-ouest et chez les Pimes du Mexique, l’influence des femmes-médecins est moindre que celle des hommes-médecins, elles ont, par rapport aux autres femmes, beaucoup de privilèges, et forment une classe supérieure (3). Quant à l’Amérique du Sud, nous trouvons des renseignements curieux dans le livre de Candelier (4). La femme est très respectée chez les goajires, bien qu’elle soit « un être subalterne. »

Elle peut aller partout, en toute sécurité, même étant jeune fille. Personne n’abusera d’elle, craignant de s’exposer à la rigueur des lois. Dans le choix d’un mari, la jeune

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