‹ Histoire des femmes médecinsChapitre 23 sur 181 · Schmilz ; Arch. f. Anthrop., III (18G9), p · texte numérisé non relu

Schmilz ; Arch. f. Anthrop., III (18G9), p

4. Une des races nègres de la Sénégarabie. — Trois voyages dans l’Afrique occidentale. Paris, 1B79, p. 70.

Avec le temps^ robstétrique se perfectionne. On permet à la femme d’accoucher chez elle ou bien on construit une cabane spécialement destinée aux parturientes.

On appelle auprès des accouchées des femmes expérimentées. Chez les Dayaks du Bornéo^, la parturiente est assistée par les femmes les plus habiles et leur fait ensuite des cadeaux. Les Aleutiennes, dans l’Amérique du Nord, se servent aussi des femmes dites « sages (i). » Ces femmes portent le même nom chez les Kabyles, chez les Soudanais et les Bédouins de l’Arabie (2) ; elles l’ont conservé jusqu’à nos jours dans la langue française.

Telle est l’instilution des sages-femmes.

Elles sont reconnues par la grande majorité des peuples primitifs. On les signale aux îles Serang, Tanembar, Timorlao, chez les Bassoutos de l’Afrique du Sud; en Abyssinie, chez les Toungouses et Bouriates de l’Asie septentrionale, chez les Aïnos du Japon, chez les Indiens Klamath, Mandan, Gros-Ventres, Nez-Percés, Ree, Glatsop, Pueblos, Navajos, Quapa Agency en Amérique du Nord et au Mexique. Les habitants des îles de Viti possèdent, depuis les temps les plus reculés, des sages-femmes indigènes dites aleiva vakou (sage-femme). Elles tiennent secrète leur science et s’entourent d’usages mystiques; seulement, avant d’abandonner leur profession, elles instruisent une autre femme dans leur art. Il arrive même qu’à défaut de médecins européens, les femmes Européennes les appellent auprès d’elles (3).

Le docteur Engelmann, qui a étudié de plus près l’obstétrique primitive, a pu aussi apprécier le mieux sa valeur. Son jugement est très flatteur.

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