‹ Histoire des femmes médecinsChapitre 25 sur 181 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

leté fait que les femmes des blancs appellent auprès d elles les sages-femmes Damaraes (i).

En Polynésie, à l’île de Vaté, les prêtresses-médecins dites Mi timauris, qui aident souvent les parturientes, savent aussi faire la version externe. Si l’accouchement tarde à se • faire, une Mitimauri verse de Feau dans un vase et y ajoute le lait de noix de coco. Puis, elle fait des cérémonies magiques dites mako. Elle donne une partie de cette potion à la malade et avec Fautre frotte le bas-ventre pour rendre la peau plus molle et plus souple. Enfin, elle change la position du fœtus par des manœuvres externes, de telle sorte que la tête soit en bas et le siège en haut. Après avoir réussi, elle souffle sur le reste du liquide, sur les mains et sur le bas-ventre de la malade (2).

Voilà donc les incantations, le souffle, mais en même temps la version ; opération si importante dans Fobstétrique.

Brehm rapporte que les sages-femmes aux environs de Massaouah connaissaient (longtemps avant l’occupation de cette ville par les Italiens) la version par manœuvres internes. Ploss cite des faits semblables pour l’Algérie et pour les Kalmouks. Schoolcraft communique un cas d’embryotomie exécutée par les sages-femmes chez les Dacotas, et Felkin décrit l’opération césarienne vue chez les peuplades habitant le cours supérieur du Nil.

Les femmes primitives avaient donc, bien avant les découvertes scientifiques, créé une pratique de l’obstétrique.

Entrons maintenant dans la période historique.

Page 1