Odyssée, ch . XIX, v. 455 et
2. Pour prescrire le traitement aux malades, on s’y prenait d’une façon particulière. Auparavant, les patients devaient se préparer par le jeune, par des prières, par des purifications et des offrandes Chose essentielle aussi, ils devaient passer au moins une nuit dans le‘ temple étendus sur des peaux de béliers, devant les autels. Un prêtre vêtu
Lcut„?î‘'' “ ““I "‘“"««nient représenté
Escukpe. leur .pp.ra.ssa.t brusquement au milieu de la nuit escorté
ïisanr « Pnnacée. Se
ainsi passer auprès d'en* pour un être surnaturel, il leur die-
Ces prêtres, d’un savoir assurément peu ordinaire, avaient dû acquérir une certaine habileté médicale, d’une part grâce à la tradition séculaire orale, puis écrite, qui nécessairement avait fait ses preuves; d’autre part, en soignant de nombreux malades, ce qui est encore le moyen le plus sûr d’acquérir l’expérience (i).
Or, les femmes pouvaient-elles être prêtresses et par conséquent exercer la médecine? Oui, elles faisaient partie du service divin en Egypte et en Grèce.
S’il n’était pas avéré, qu'Isis fut desservie par des prêtresses, une stèle du musée du Louvre nous en fournirait une preuve évidente pour le pays du Nil. Cette stèle nous montre le roi Thoutmosis 111 accompagné de la princesse Moutliétis, sa sœur, qualifiée de prêtresse des déesses Moulekis et Hatkor.
D’après cela, sachant que la situation légale de la femme égyptienne était particulièrement avantageuse (2), nous pouvons conclure que les soins médicaux étaient donnés aussi bien par les femmes que par les hommes.
Les preuves pour la Grèce sont beaucoup plus nombreuses et plus explicites. Cette nation géniale faisait participer largement la femme aux dignités sacerdotales. Les prêtresses étaient nombreuses et respectées.
Voici par exemple celle de Junon à Argos qui semble avoir été le grand pontife de la ville. Les années de sonsa-
tail les arrêts divins, c’est-à-dire prescrivait à chacun le traitement qui paraissait convenir à sa maladie, celle-ci ayant été préalablement diagnostiquée et étudiée par d’autres prêtres.