‹ Histoire des femmes médecinsChapitre 28 sur 181 · Vercoutre ; La méd. sacerdotale dans l’antiq. grecque · texte numérisé non relu

Vercoutre ; La méd. sacerdotale dans l’antiq. grecque

2. Au point de vue juridique le mari et la femme vivaient dans une complète égaillé de droits. Hérodote nous dit : « les femmes vont sur les places publiques et s’occupent de l’industrie et du commerce. » Euripide dans sa tragédie de « Médée » s’étonne des libertés des femmes égyptiennes.

cerdoce devinrent des dates ; et Thucydide y rattache les faits historiques. Pendant sa vie elle avait la gloire de voir élever sa propre statue, sur laquelle, après sa mort, devait être gravé, avec son nom, la durée de sa mission religieuse (i).

La grande prêtresse de Minerve Poliade à l’Eréchtheion d’Athènes, jouissait de prérogatives analogues. Le temps de son sacerdoce marquait une époque et sa statue s’élevait dans la citadelle de Minerve (2). Citons encore : les prêtresses du temple d’Apollon à Amyclae, les hiérophantîdes d’Eleusis, les femmes consacrées au culte de Demeter dont le temple s’élevait sur le mont Elaïon en Arcadie, les deux prêtresses de Junon de l’Altis, la Basilissa Athénienne qui aux jours d’Anthestéries offrait des sacrifices pour le salut de l’état, les prêtresses de Gérés de l’Attique et, enfin, les prêtresses de Dodone et la Pythie de Delphes.

Parmi celles-ci les premières et surtout la dernière étaient souvent consultées en cas de maladie. La manière dont la Pythie donnait ses conseils nous permet de rapprocher ce personnage des femmes médecins de l’Australie et de l’Asie.

Le consultant, qui, avant de pénétrer dans le sanctuaire, s’y était préparé par une purification et par des sacrifices, n’interrogeait pas directement la prêtresse. Il remettait au prêtre chargé d’écrire la réponse de la Pythie, une tablette sur laquelle était tracée sa demande, et le front couronné de laurier, un rameau d’olivier en main, il attendait les prophéties.

Alors la Pythie apparaissait à ses regards au milieu d’un nuage d’encens. Elle avait auparavant mâché des feuilles de laurier, et le trépied sur lequel elle était assise recouvrant une ouverture creusée vers le milieu du sanctuaire et livrant passage aux exhalaisons de la source Cassatis, la

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