Codice, p. 186 (ed. Rothomango
2. 'H TOiT« o'J.py.v/.K oau rpéfii vjpilv. yjüij (II., XI, 740).
3. Van Stegeren, Muller et Cramer rattachent le degré considérable de l’intellig'ence de la femme dorienne é ce.s conditions.
Chez les Ioniens et surtout à Athènes la situation des femmes devint moins bonne. La vie politique s’y étant .développée d’une façon inattendue, elle absorba l’homme et fit tomber la charge du ménage presque exclusivement sur les bras de l'épouse. Il faut attribuer à cela, au moins en partie, l’origine de l’obligation, pour les femmes athéniennes, de restreindre leurs sorties et de passer la majeure partie de leur temps dans leur maison, autrement dit, au Gynécée.
Mais leur vie était encore bien loin de la « vie de réclusion » dont nous parlent certains auteurs qui l’assimilent même parfois à la vie du harem !
De telles assertions dénoncent une connaissance bien imparfaite du caractère grec. Chez ces Hellènes, généreux et tendres qui traitaient avec douceur jusqu’à leurs esclaves, la défiance ombrageuse du despotisme oriental était exclue absolument. Puis comme Van Stegeren l’a démontré dans son travail, la réserve athénienne n’obligeait que la femme mariée riche, l’épouse pauvre ne pouvait pas rester chez elle : les occupationsjournalières ne le lui permettaient pas.
Et même, ces femmes riches allaient aux représentations des tragédies, aux funérailles ; et on les voyait souvent dans les rues, accompagnées de servantes qui leur tenaient compagnie, s’il s’agissait de faire quelques visites ; seules, si quelque chose de grave se passait dans la ville (i).
D’ailleurs, si la femme athénienne avait été réduite au rôle d’esclave, Sophocle aurait-il pu trouver parmi ses concitoyennes des modèles pour son Antigone, Eschyle pour Electre et Euripide pour Alceste ? Et Van Stegeren fait justement remarquer le passage de Plutarque (2) où cet écrivain