‹ Histoire des femmes médecinsChapitre 31 sur 181 · Thémistocle, c · texte numérisé non relu

Thémistocle, c

parle de la réclusion des femmes persanes comme d’une chose absolument étrange.

La loi athénienne entourait la femme de la sollicitude la plus affectueuse. Fille elle avait en son père, non pas un maître tout puissant, mais un tuteur responsable. Mariée, son indépendance était assurée par deux institutions : la monogamie et la dot.

Si la loi punissait toujours l’adultère de la femme, elle punissait aussi dans les cas les plus graves, celui du mari. Si le mari pouvait à son gré demander le divorce, la femme pouvait aussi le faire prononcer par l’archonte en justifiant sa demande par une requête écrite. Quant au régime dotal, il avait été organisé avec une grande sagesse (i). L’idée essentielle de la Mot, ii’était pas que la femme apportât au mari les biens qu’elle possédait; mais que le mari, au lieu de devenir maître absolu de ces biens, fût tenu de les conserver et de les restituer à la dissolution du mariage.

Devenue veuve, l’Athénienne ne restait pas liée comme en Asie, à la famille de son mari (2). Elle retournait chez ses parents et retrouvait la tutelle protectrice qui avait veillé sur elle avant le mariage. En même temps, elle était libre de ses actions et disposait à son gré de ses loisirs.

Enfin l’opinion publique, cet autre code puissant, était favorable aux femmes. Il suffit de consulter les deux philo-

Page 1