‹ Histoire des femmes médecinsChapitre 43 sur 181 · Boeckh, o. c., IV, 457, n · texte numérisé non relu

Boeckh, o. c., IV, 457, n

médecine encore par leurs écrits. Galien nous a conservé des fragments dus à leur plume.

En première place, il faut mettre Cléopâtre. Près du passage où le grand Grec cite Eléphantis, se trouve une série de prescriptions empruntées à la femme qui porta le nom de la reine d’Egypte. Cette similitude de noms doit-elle nous faire songer à l’identité des deux personnes ? Nullement. Le nom de Cléopâtre n’était pas rare, et certainement Galien, qui n’omet jamais d’ajouter auprès d’un médicament ayant servi à un personnage éminent le nom de ce personnage (p. e. « médicament préparé pour l’empereur» TW KàGapt.)^ n’aurait pas manqué de le faire s’il y avait parmi ses remèdes quelques-uns préparés par un personnage d’aussi haute importance sociale que la reine d’Egypte (i).

Le livre auquel Galien fit ses emprunts était intitulé : « To Ko(7ij.TjTixoy » (Le livre sur l’ornement du corps) et les prescriptions qu’il y prit concernent d’abord l’alopécie.

Il en donne huit. « Les unes, dit-il, sont énergiques, d’autres le sont moins, leur usage est donc indiqué selon les cas. La plus efficace est la cinquième ; la première m’a été aussi très utile, surtout après adjonction d’écume de nitre (2). »

Plus loin, on lit :

« Je cite littéralement le passage du livre de Cléopâtre sur rornement du corps. » Puis il donne quatre prescriptions qui favorisent la croissance des cheveux, et une qui prévient leur chute après les maladies (3). Enfin, au chapitre Vil du même livre nous lisons :

1. Galien dit que déjà Criton, qui avait vécu quelque temps avant lui, avait compilé les œuvres cosmétiques de Héraclide de Tarent, de Cléopâtre et de tous ceux qui avaient vécu dans le temps qui s’écoula entre la mort de ces deux personnes. Ceci constitue un point de repère important pour la fixation approximative de l’époque où vivait Cléopâtre.

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