Id., ch. II (o. c
« De ce que Cléopâtre a écrit dans le livre sur l’ornement, contre la gale » (deux prescriptions). Plus loin, Galien cite « un autre remède de Cléopâtre contre la pithyriase » et « un autre contre la gale » (i).
Ces citations nombreuses, cette importance que Galien attache à la littéralité du texte, démontrent suffisamment que le livre de Cléopâtre jouissait d’une autorité considérable. Si son auteur avait été vraiment la reine d’Egypte, Galien nous l’aurait probablement dit.
Ni lui, ni Aétius qui vécut quatre siècles plus tard et qui cite aussi Cléopâtre, n’attribuent « Tô xoa-fXTiTixôv » à Cléopâtre d’Egypte. Ce n’est que plus tard, au moyen âge, que cette légende s’est formée. On aimait beaucoup en ce temps là à rattacher les moindres choses aux personnages célèbres (2).
C’est probablement aussi au moyen âge qu’ont été écrit plusieurs traités scientifiques attribués à Cléopâtre. Leur authenticité est fort contestée et nous nous contenterons de les énumérer.
En 1686, le D’’ Gaspard Wolff de Trêves (Tigurinum) a publié à Bâle, dans son Harmonia Gynaeciorum, à côté d’œuvres de Moschion et de Théodore Priscianus, quelques pages d’une certaine Cléopâtre sur les maladies des femmes et sur les accouchements (3). D’après Beaugrand, ces fragments sont certainement de date plus ancienne, car