Id., ch. VII (o. c., XII
2. D’ailleurs déjà Tiraquelli {De nobilitate, c. 3i) accepte deux Cléopâtres : l’un reine, l’autre auteur des écrits médicaux. Reinesius, Fabricius, Schacher, Haller partagent cet avis.
3. T. I, p. I. De partu et morbis mulierum. D'après Harless, cet écrit date du VII ou viii® siècle. II est à regretter que ni Wolf, ni Gessner, ni Spach ne disent rien du manuscrit auquel ils ont emprunté ce fragment. Montfaucon, au catalogue de la bibliothèque de Medicéens, mentionne un ouvrage s. t. Cleopatrœ Gynœciorum libri quattuor a Sorano collecti, 73, n. i5.
ils ne sont cités par aucun auteur ancien, et doivent être rapportés à quelque faussaire médical. On trouve aussi dans quelques éditions de Galien, à la suite du traité de la composition des médicaments, une petite notice sous le titre de Traité des Poids et Mesures, sig-né du nom de Cléopâtre et qui aurait fait partie des Cosmétiques. Ce traité, attribué aussi à Galien, mais selon toute probabilité beaucoup plus récent, existe dans le manuscrit de saint Marc et dans beaucoup d’autres. D’ailleurs, il fut imprimé à plusieurs reprises, entre autres par Henri Estienne dans son Thésaurus Grœcœ linguœ.
Enfin, l’écrivain arabe Ibn Wahs Chijjah parle d’un livre sur les poisons composé « par la reine Cléopâtre « (i). Ce livre devait être assez répandu, car le code 69 de la bibliothèque du couvent du Mont Cassin contient un Antidotum Cleopatrœ reginœ ad Theodoten (2).
Le septième livre du groupe « De Arteriacis y) , de Galien, contient, à la suite des prescriptions d’Antoine Musa contre l’hémoptysie et de celles de Petinus contre les ulcérations et les suppurations profondes du poumon, une ordonnance d’une certaine Origénie (aXl'/i ’OpiyeveLaç) (3). Le nom de cette femme se rencontre encore plusieurs fois dans l’œuvre de Galien. Au quatrième chapitre du septième livre, Galien donne d’elle une ordonnance contre l’hémoptysie (4); au huitième livre, la formule de pilules contre la diarrhée « bonnes et très éprouvées. » Le passage qui suit cette prescription nous intéresse tout particulièrement. Nous y lisons : « La formule d’un médicament semblable a
1. Chwolson : Uber die überreste der altbabylonischen Litteratur, p. 129.