‹ Histoire des femmes médecinsChapitre 58 sur 181 · Gruter : O. c., p. 635, n · texte numérisé non relu

Gruter : O. c., p. 635, n

Dans la même ville, Hübner signale, sur un monument funéraire, une inscription dont nous empruntons ces deux vers :

Ussere ardentes intus mea viscera morbi Vincere quos medicæ non potuere manus.

(Les maladies brûlantes ont brûlé mes viscères Et les mains de la medica n’ont pas pu les vaincre (i).

Enfin à il/eriWa (Augusta-Emerita) en Portugal, on trouva en 1608, une table funéraire portant ces mots :

IVLIAE SATVRNINAE ANN XXXXV VXORl INGOMPARABILI MEDICAE. OPTIMAE MVLIERI SANGTISSIMAE GASSIVS PHILIPPVS MARITVS OBMERITIS (2)

(A Julie Saturnine, âgée de l\b ans, à l’épouse incomparable, à la meilleure medica, à la femme la plus sainte, Gassius Philippe mari, pour les mérites).

Parmi les femmes qui embrassèrent la religion chrétienne, il s’en trouvait quelques-unes qui s’occupaient de médecine. Mais, les renseignements que nous avons sur elles sont très insuffisants. D'après Garptzovius (3), Theodosia, la mère de saint Procope martyr, excellait si bien en médecine et en chirurgie qu’elle les exerçait Fune et l’autre à Rome, avec le plus grand succès. Vers 812, elle fût exécutée par le glaive lors de la persécution de Dioclétien et mourut courageuse-

1. Hübner ; Insci'. Hispaniæ latmse, Berlin, 1869, p. 58o, n. 4i34.

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