Hübner : O. c., p. 62, n
3. B. Carptzovius : De medicis ah Ecclesia pro sanctis habitis, 1709, p. 28.
ment. Son nom se trouve dans le catalogue des saintes (le 29 mai). Le jésuite polonais Abraham Bzowski (Bzovius) (i) parle d’une sainte Nicérate qui habitait à Constantinople au temps de l’empereur Arcadius. Elle brillait par ses vertus et était très versée dans les sciences médicales. Il est probable que c’est elle qui a guéri saint Jean-Ghrysostome de la maladie d’estomac dont il souffrait. Ce saint parle d’elle dans la quatrième Lettre à Olympiade (Rom. martyr, Sozomen, livre 8, ch. 23. Niceph, livre i3, ch. 26).
Enfin, voici une femme qui a ce grand mérite aux yeux de la médecine, d’être la fondatrice du premier hôpital (2) en ■Italie; c’est Fabiolaoxx Fabia, élevée par l’Eglise au rang de sainte. Née d’une illustre famille, elle vendit, après la mort de son époux, tout ce qu’elle possédait et en employa le prix au soulagement des pauvres. Elle partit pour un long voyage, mais nne irruption des Huns l’ayant obligée de quitter les provinces d’Orient, elle revint à Rome et se retira peu après à Ossie où elle fonda, en 38o, un hôpital. D’après saint Jérôme (3) elle y faisait soigner les malades qu’elle recueillait sur les places publique. Elle est morte vers 4oo,
1. A. Bzovius : Nqmemlatura sanctorum professione medicorum, Rome, 1621, p. 4o.
2. Vercoutre : La médecine publique dans l’antiquité grecque, p. 36o.