Die Medisin der Naiui'vælkei' . Leipsig
anglais J. Roberts (i), a affaire à tant de démons, de dienx et de demi-dieux, qu’il vit dans une crainte perpétuelle de leur pouvoir. Il n’est pas un hameau qui ne possède un arbre ou quelque endroit mystérieux regardé comme la demeure des mauvais esprits. La nuiL la terreur de l’hindou redouble, et ce n’est que sous l’aiguillon de la plus pressante nécessité qu’il peut se résoudre, après le coucher du soleil, à sortir de sa demeure. A-t-il été contraint de le faire, il ne s’avance qu’avec la plus extrême circonspection et l’oreille au guet. Il répète des incantations, il touche ses amulettes, il marmotte à tout instant des prières et porte à la main un tison enflammé pour écarter ses ennemis invisibles. »
« A-t-il entendu le moindre bruit, le froissement d’une feuille, le grognement de quelque animal, il se croit perdu ; il s’imagine qu’un démon le poursuit, et dans le but de surmonter son effroi, il se met à chanter, à parler à haute voix, il se hâte et ne respire librement qu’après avoir gagné quelque lieu de sûreté. »
Passons maintenant dans l’autre hémisphère, chez les Goajires (Colombie septentrionale) : «Avant de m’endormir — raconte le voyageur Gandelier (2), je voulus connaître la raison de cette coutume qu’ont les Goajires, d’allumer de grands feux chaque soir devant leurs huttes. Mon ami Kuta me répondit que c’était pour éloigner leurs ennemis morts les « Jordu. » Ils croient que ceux-ci reviennent la nuit sur terre, armés d’un couteau et d’un fusil : ils ont peur d’être tués pendant leur sommeil. Avec ces feux, tout danger est écarté. »
Les Ougogos de l’Afrique orientale — lit-on dans le