‹ Histoire des femmes médecinsChapitre 69 sur 181 · Weinhold : Deusche Frauen im Miitelalter, p · texte numérisé non relu

Weinhold : Deusche Frauen im Miitelalter, p

4- Les incantations faisaient la partie fondamentale de l’obstétrique; quand Oddrun, la sœur d’Etzel, apprend que Borgny va donner la vie à un enfant, elle se rend chez la parturiente, s’agenouille devant elle et se borne à chanter des chants dont l’action doit accélérer l’accouchement ;Edda.).

sont perdus. Heureusement, une autre littérature nous a gardé les souvenirs d’une époque à peu près pareille, et on y voit bien quels services rendaient aux blessés les femmes médecins primitives. C'est la littérature Scandinave et en particulier les chants des deux Eddas, ainsi que les nombreuses sagas. Ces œuvres poétiques célèbrent les faits d’armes des féroces Vikings, les incursions de ces hardis brigands danois-norvégiens et aussi normands, qui jetaient l’effroi dans toute l’Europe, en commençant par le littoral de la Baltique et en ne s’arrêtant qu’à Constantinople ! Germains comme leurs prédécesseurs, les Goths, les Lomgobards, les Gépides, les Vandales, ils fondaient, comme eux, des royaumes et étaient, comme eux, une race intelligente, quoique barbare.

Dans les Eddas, on trouve neuf femmes guérisseuses rassemblées autour de la sage Menglod sur une roche élevée vers laquelle toutes les femmes malades viennent en pèlerinage (i). On y voit des dames blanches qui parcourent le pays en qualité de voyantes et de médecins. Elles chantent les incantations et les bénédictions, elles écrivent les runes, elles interrogent le sort sur la destinée des malades, elles leur préparent des boissons médicinales et les moyens externes leur sont aussi connus {2). Mais ce sont des sagas qui nous communiquent les descriptions des batailles et nous renseignent sur la part des femmes dans le traitement des blessés.

Voici un épisode de la Hromundarsaga :

Un adversaire ouvre le ventre à Hromund Greipsson. Hromund refoule les intestins dans la cavité abdominale, réunit les parois du ventre, les maintient ainsi à l’aide d’une bande et court de nouveau à la lutte. Après la bataille, sa

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