‹ Histoire des femmes médecinsChapitre 70 sur 181 · Id., p · texte numérisé non relu

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Svanhvitbien-aimée examine la blessure et la coud mag-istralement. Soigné par elle, par Hagal, homme plein d’expérience, et par Tintelligente femme de ce dernier, il est bientôt guéri totalement (i).

Après la bataille de Siklastad, nous raconte une autre saga, le scalde Thormod Kolbrunarskald grièvement frappé, arriva dans une cabane où étaient couchés nombre de blessés. Une femme était occupée à les panser, à laver leurs plaies avec l’eau chaude et sur le feu bouillaient dans un chaudron, des plantes odorantes qu’elle donnait en breuvage aux guerriers (2).

En leur pratique chirurgicale, les femmes des sagas se montraient très douces et très compatissantes. Si des êtres, quileur étaient chers, se trouvaient au combat, elles se rendaient au champ de bataille et y pansaient tous ceux qui en avaient besoin (3). Dans les cas de duels elles se tenaient aussi prêtes à soigner les blessés. Quant Thorfinn Selthorisson et Gudlaug le riche se blessèrent l’un l’autre grièvement en duel, la belle-mère de Gudlaug, Thurid, les guérit et ensuite les réconcilia (4).

Ingigerd, la fille d’Ingvar, roi des Rousses, fonda même, selon la Sturlaugsâga, un petit hôpital où les malades furent confiés aux soins des femmes (5).

En présence de ces faits nous ne trouverons pas étrange que les parents missent leurs enfants en apprentissage chez ces femmes dites sages (weise Frauen) (6).

Les conquêtes germaines et leur conséquence : la féodalité, ont modifié la forme de la famille.

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