Weinhold : Altn. L
L’idylle familiale de Tacite subit des changements. L’homme devenu plus puissant au dehors dut chercher à obtenir la prépondérance chez lui ; et, c’est là un facteur psychique qu’il ne faut point oublier.
Cette prépondérance, une fois acquise, devint avec le temps de plus en plus oppressive et vers le commencement de la Renaissance, la situation de la femme germaine dans la famille ne ressemble plus du tout à celle d’antan.
Dans les premiers siècles du Moyen Age, la femme était encore entourée d’une considération, qui la protégeait dans une certaine mesure contre les abus d’un système, où la force physique jouait un rôle considérable. Elle jouissait de conditions relativement assez favorables.
La fille obéissait au père. Elle recevait de sa main le mari,, mais si celui-ci n’était pas à son gré, l’amour filial se révoltait. La jeune personne opposait alors au père une vive résistance et dans cette lutte elle était soutenue presque tou^ jours par sa mère (i).
Au point de vue social la femme n’avait pas trop à se plaindre. L’organisation féodale se basait sur la force physique. Tous lés droits s’exerçaient les armes à la main (même témoigner, c’était combattre, réclamer un droit en justice, c’était accepter le duel judiciaire) ; la femme sachant prendre les armes dans le cas de nécessité et repoussant quelquefois l’ennemi aussi vaillamment.q.u^ rhoinme (2), on