Procopius : De bello gothico, I
3. C’était surtout le cas de rAllemagne. Au xrve siècle encore un poète, et homine d’Etat allemand, se plaint du peu d’instruction de ses compatriotes et demande à l’empereur des mesures sévères pour combattre l’ignorance.
participèrent également aux bienfaits de l’instruction. Dès le XIII® siècle, il existait à Paris des écoles, où les enfants de tous les habitants étaient admis moyennant une légère rétribution. Ces écoles étaient divisées en deux classes, celles des garçons et celles des filles, elles étaient même plus nombreuses qu’on est généralement porté à le supposer. Dès i38o, on en comptait déjà à Paris quarante pour les garçons et vingt pour les filles (i).
Ni l’esprit germanique, ni les traditions de la civilisation gréco-latine, ni les conditions sociales dans lesquelles se trouvaient les femmes médiévales ne s’opposèrent à leur instruction. Il n’est donc pas étonnant que beaucoup d’entre elles, voyant quels services elles pouvaient rendre à l’humanité en, traitant les malades et les blessés, aient étudié la médecine.
Les Universités étant assez rares en Europe au Moyen âge et ne comprenant pas toutes une école de médecine (2) on acquérait la science médicale surtout par la pratique. On entrait en apprentissage chez un médecin, on étudiait quelques livres médicaux, on tâchait surtout de s’exercer le plus possible et, après quelques années, on était admis au rang de maître-médecin ou de maître-chirurgien. Ambroise Paré étudia de cette façon.
Nous avons vu dans le chapitre précédent de semblables apprentissages médicaux. Le recueil de documents publié par le docteur Barthélemy nous en montre d’un autre genre. Il ne s’agit plus d’une femme qui étudie chez un maître-médecin, mais au contraire d’une médecienne qui prend en apprentissage un élève.
Ce document se trouve aux archives nationales de Marseille (collection Montreuil). Sarah de Saint-Gilles, femme
t. Carton : Les femmes écrivains de la France, p. 28.