G. de Goinsi : Miracles de Notre-Dame
de ses hauts faits les plus a éminents » est la lutte qu’elle soutintcontreles chirurgiens pendant plusieurs siècles. Mais parmi ces retentissantes qùerelles, il ne faut point oublier celles qu’elle eut avec les femmes médecins. Vers 1220 (i) elle fit promulguer un édit par lequel il fut fait défense d’exercer la médecine à ceux qui n’appartenaient pas àlg Faculté. Et d’après ses règlements et coutumes les hommes non mariés seuls pouvaient y être admis.
, Pendant longtemps cet édit resta lettre morte. La Faculté n’avait pas de protecteurs assez puissants pour se faire respecter et les documents du xiii siècle parlent fréquemment des femmes médecins qui exerçaient en France sans être inquiétées. Ainsi, la Taille de 1292, mentionne la médecienne Sarre, fille d’un sieur Vivant et mère d’une fille nommée Florian, exerçant aussi la médecine.
En 1292 il y avait à Paris, d’après Gérand,- huit femmes médecins, dont voici les noms :
1° Isabieu, en la paroisse Sainte-Opportune ;
2“ Haoys, à la « vile Saint-Sorentez ; »
3° RicheuL au « cymetière Saint-Jehan » ;
4° Isabel, rue de Frépillon ; .
5“ Dame Heloys,[rue des Gardins (rue des Jardins Saint- Paul) ;
6° Philippe, rue Gervèse-Lohareuc (devenue rue Gervais- Laurent, puis supprimée, lors de la construction du tribunal de commerce) ;
7“ Dame Marie, rue de Lourcinnes (la rue de Broca actuelle) ;
8“ Sarre, à l’Atacherie (2).
Mais, à partir du xvf siècle le chartulaire de l’Univèrsité de Paris, abonde en documents relatifs à la lutte contre la