‹ Histoire des femmes médecinsChapitre 78 sur 181 · I. Chartul. Paris. II · texte numérisé non relu

I. Chartul. Paris. II

Franklin ; La vie privée d’autrefois t. III, médecins.

femme médecin. En i3i2, le prieur de Sainte-Geneviève excommunie Clarisse de Rotômago, pour l’exercice de la médecine (i). Entre 1822 et 18274, Jeanne Converse, Cambrière Clarisse, Laurence Gaillou, subissent la même peine. En 1881 une Clarisse est excommuniée de nouve^iu (2).

L’épisode le plus curieux est le procès de dame Jacobe Félicie. Toutes les pièces qui s’j rapportent ont été conservées dans les archives et, g-râce aux soins de Denifle, tout le monde peut les lire dans le chartulaire (8).

Jacobe Félicie était noble, comme le Certifie l’acte accusatoire, elle avait acquis ses connaissances médicales probablement chez un maître-médecin et en avait donné des preuves excellentes dans la pratique. Malheureusement a j'alcem in messem mittere alienam », mettre une faucille dans la moisson d’autrui, comme dit l’accusation était un crime. Aussi la faculté lui intenta-t-elle un procès. Le procès nous révèle avant tout la noblesse de caractère de dame Félicie qui jamais ne traitait les malades pour g-ag-nér de l’argent. Les sept témoins appelés déclarèrent unanimement qu’elle ne leur avait jamais parlé d’honoraires. Plus tard seulement après guérison, ils lui avaient fait quelque cadeau. Dans presque tous les cas, les malades qui s’étaient adressés à elle étaient abandonnés par les médecins attitrés. « Dominus » Odo de Cormessiaco, A<. f rater domus Dei Parisiensis », avait été traité sans succès par maître Jean de Tours, par maître Martin, par Herman et, « plures alii (plusieurs autres).» Jeanne Bilaut fut abandonnée par le même Herman, par Mainfroi, et autres. Jeanne de Monciac, s’adressa à dame Félicie, après avoir subi le traitement des

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