‹ Histoire des femmes médecinsChapitre 79 sur 181 · Id. II · texte numérisé non relu

Id. II

médecins Herman, Mainfroi, Guilbert et Thomas. Et il en fut de même pour beaucoup d’autres.

Tous les témoins appelés avaient été guéris ; ce qui prouve suffisamment la science de cette femme médecin. Tous parlèrent avec reconnaissance de son dévouement, et malgré cela, malgré la brillante défense de dame Félicie, la faculté la condamna s’appuyant sur Tédit qui défendait aux femmes l’exercice de la médecine.

Il y avait également, en France, au Moyen Age, des femmes chirugiens, ce que démontre entre autres documents, un édit ou règlement de novembre i3ii, portant défense aux femmes d’exercer la chirurgie à Paris, sans avoir été examinées par un jury compétent (i).

D’ailleurs, les statuts de l’Université de Paris, nous fournissent une preuve de cet exercice de la chirurgie par les femmes. Un de leurs articles daté de la fin du xiii® siècle dit : Tout chirurgien ou chirurgienne. C'y aut Cyrurffica, apothécaire ou -apothécaresse, herbier ou herbière ne passeront pas les bornes de leur métier (2).

Après les femmes médecins et les chirurgiennes mentionnons aussi les « ventouseuses » (3). En général^ au talent d’étancher une plaie, de l’entourer de bandelettes, de réduire une' fracture, les femmes du Moyen Age en France, joignaient celui de saigner, de composer des élixirs et des potions, d’oindre les parties malades du suc de bonnes herbes et de les désenfiévrer. C’est à ce groupe secondaire

1. {Edictopraesenti statuimus uti in villa nullus cirurgicus nuUave cirurgica prias examinati fuerint diligenter et approbati in ipsa arte ac a bipsis... etc).

2. Isambert : Recueil des anciennes lois françaises. Edits de l3ii. Cf. E. Boileau ; Le livre des métiers, titre 96 art. 4. édits de 1 352-1 364.

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