Papyrus Ebers. Berlin, 1890, in-8, p. 30 et ss
les autres monuments de la littérature médicale égyptienne.
Surtout à la période memphite, les maladies n’avaient pas toujours une origine naturelle. Elles étaient souvent produites par des esprits malfaisants qui entraient dans le corps de l’homme et trahissaient leur présence par des désordres plus ou moins graves. En traitant les effets extérieurs, on parvenait tout au plus à soulager le patient. Pour arriver à la guérison complète, il fallait supprimer la cause première de la maladie en éloignant par des prières l’esprit possesseur. Une bonne ordonnance de médecin se composait de deux parties : une formule magique et une médicale (i).
Pour les Perses, les souffrances physiques, de même que les souffrances morales, venaient de mauvais esprits, appelés Dévas. Les hymnes védiques renferment des chants qui ont le pouvoir de chasser les démons de la maladie (2). Des faits semblables se rencontrent chez les Grecs, chez les Romains et chez les autres peuples qui occupèrent par la suite les premiers rangs dans la civilisation.
Mais nulle part ils n’abondent plus que chez les Accadiens, les Assyriens et les Ghaldéens (3).
Pour les deux premiers, les incantations qui proviennent de la bibliothèque d’Asourbanhabal, roi de Ninive, constituent un document des plus précieux. On y trouve les noms des démons qui s’emparent des différentes parties du corps :
Voici le texte :
« Contre la tête de l’homme dirige sa pui.ssance le maudit Idpa.