‹ Histoire des femmes médecinsChapitre 9 sur 181 · Polak. Oznaczeniu sztuki lekarskicj · texte numérisé non relu

Polak. Oznaczeniu sztuki lekarskicj

3. Ces trois peuples se sont suivis dans la possession de la Mésopotamie. ^

Contre la vie, le cruel Namtar.

Contre le cou, l’ignoble Outouk.

Contre la poitrine, le destructeur Alal.

Contre l’intestin, le mauvais Gigira.

Contre les mains, le terrible Télal » (i).

Les Chaldéens s’imaginaient le monde rempli d’esprits invisibles, sans cesse occupés à nuire aux hommes. Ces esprits malfaisants qu’on appelait « les esprits des ténèbres » ou « les tendeurs de pièges », habitaient partout, dans l’air, au fond des eaux, dans les profondeurs de la terre. C’étaient eux qui causaient les maladies. D’ailleurs, nous constatons chez les Chaldéens comme chez les Assyriens, l’existence d’esprits ayant chacun le pouvoir d’engendrer une maladie particulière sur telle ou telle partie du corps. Par exemple, le Namtar et l’Idpa (2), la Peste et la Fièvre, étaient deux démons toujours distincts des autres, ayant les attributs personnels les plus nets (3).

Dès lors, si l’esprit malfaisant est, selon la croyance de l’homme primitif, le principal auteur de la maladie, il suffira de le chasser pour guérir le malade. C’est surtout ce principe qui sert de base à la médecine des peuples primi- -tifs. Voici un exemple de traitement observé par Schweinfurth chez les Dinkas (Afrique centrale) (4).

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