Malacarne, p. 120 {in Chiapelli 0. c
ü. Renzi : Sloria delta medicina in Ilalia II 438.
mes médecins qui ont exercé la médecine et la chirurgie dans cette ville avec la permission des magistrats. Au registre des matricules de l’art médical, période de i386 à i4o8, on lit : Maestra Antonia del maestro Daniello ebrea medicha (Maîtresse Antoinette femme du maître Daniel, hébreu, medicienne). A la bibliothèque Magliobecchi se trouve un recueil de recettes (Ricettario) manuscrit [Codice XetXI, classe XXV) copié en i5i5, pour la pharmacie de l’hôpital de Sta-Maria-Nuova et l’on y voit notées plusieurs ordonnances de madonna Caterina medica di casa (de l’hôpital). Dans un autre codex du xv" siècle, à la même bibliothèque, (n. ii3, classe 26) on lit vers la fin : « A inalori per far maturave assai uso la medica madonna lacopa che medicava d’impiastri nel tempo délia mortalità del y 4 a (i). (De ceci s’est servie souvent la medica, madame Jacope, qui exerçait dans l’année de la peste de 74).
Le statut de la ville de Florence confirme ces renseignements et nous donne à entendre qu’il existait bien d’autres femmes médecins (2).
Enfin, pour Rome, un édit du pape Sixte IV (i47i-i484) est d’un intérêt capital. Il confirme une loi faite par le collège des médecins de Rome, ordonnant que aNemo masculus ,aut foemina,seu christianus velJudaeusnisi magister vel hcentiatus in Medicina foret, auderet humano corpori mederi in Physica vel in chyrurgia », (aucun homme, aucune femme, chrétien ou juif, s’il n’est pas maître ou licencié en médecine, n’osera traiter le corps humain soit en médecine, soit en chirurgie) (3) ce qui revient à dire qu’une femme pouvait y exercer, si elle était reçue médecin.
I • G. Targioni-Tozzetti : Notizie sulla storia dette scienze fisiche in 7’oscana, Florence i852, p. i55.