Rousselot, o.c. II, i64, i
2. Ch. Graux : L’université de Salamanque in Revue internationale de renseignement. 1884, I, 5i6. Cf. Rashdall : The universities of Europe in the middle âges. Oxford, 1895, II, 7g.
Telle fut Isabelle Losa de Cordoue (i546). Elle savait le latin, le grec, l’hébreu, et belle, riche, portant un nom illustre, prit cependant ses grades de docteur en théologie. Telle fut Françoise, fille d’Antoine de Lebrix, qui remplaça pendant quelque temps son père dans la chaire de TUniversité d’Alcala, telle fut Aloysia Sigea de Tolède. Celte dernière, outre le latin et le grec, possédait Thébreu, Farabe et le syriaque, et fut l’auteur d’une lettre en ces 5 langues adressée au pape Paul IV. Par la suite, appelée à la Cour de Portugal, elle composa plusieurs ouvrages et mourut jeune. Julienne Morella obtint le titre de docteur à l’Université d’Avignon (i). Anne de Castra publia plusieurs ouvrages philosophiques ingénieux, un entre autres intitulé « Etergidad del rey Felippe ///», imprimé àMadrid l’an 1629(2). Les ordres religieux accaparant en ce temps-là beaucoup de femmes, en comptent également nombre de remarquables.
Pourrester dans le domaine de la médecine mentionnons la comtesse Chinchon à laquelle la thérapeutique doit la connaissance et l’emploi de la quinine.
Femme du vice-roi du Pérou, elle fut prise en i638 d’une fièvre opiniâtre. A la nouvelle de cette maladie, le corregidor de Loxa, don François Lopez de Canizares (3), lui envoya l’écorce d’un arbre qui croissait dans les montagnes, et dont les in digènes des environs se servaient contre la fièvre paludéenne ; grâce à cette écorce la comtesse obtint une prompte et parfaite guérison. De retour en Europe, en i64o, elle fit connaître ce médicament, guérit, grâce à lui,
1. Octavio Cuartero dans la préface aux œuvres de Madame Sabuco. Madrid, 1888, p. XXV.