‹ Histoire des fils de Louis le Pieux, éditée et traduiteChapitre 25 sur 113 · AVÈNEMENT DE LOUIS LE PIEUX · texte numérisé non relu

AVÈNEMENT DE LOUIS LE PIEUX

survivant de ses fils nés en légitime mariage!, lui succéda. Aussitôt qu’il fut informé de façon certaine du décès de son père, il se rendit immédiatement d'Aquitaine? à Aix. Là il reçut sans difficulté la soumission du peuple qui venait à lui de toutes parts, se réservant d'examiner le cas de tous ceux dont la fidélité restait douteuse.

Au commencement donc de son règne, il fit faire trois lots de l'immense quantité de numéraire laissé par son père. Il dépensa le premier en frais de funérailles et partagea les deux autres avec ses sœurs légitimes, auxquelles il donna l'ordre d’avoir à quitter aussitôt le palais pour regagner leurs monastères. Il admit comme commensaux ses frères Drogon, Hugue et Thierri*, décida de les élever auprès de lui au palais et concéda le royaume d’Italie à son neveu Bernard, fils de Pépin. Ce dernier, ayant peu après fait défection?, fut arrêté et privé à la fois de la vue et de la vie par Bertmond, préfet de la province de Lyon. Aussi Louis, craignant que

ainsi que le rappelle Éginhard (bid., p. 102), il est évident que Nithard a commis ici plusieurs confusions. Voir aussi l’Astronome, Vie de Louis le Pieux, ch. xx111.

4. Gile et Berthe. Cette dernière, la propre mère de Nithard, finit en effet par prendre le voile à Saint-Riquier. Cf. Anscher, Vie d’'Angilbert, ch. 1V (Recueil des historiens de France, t. V, p. 476).

5. Tous trois fils illégitimes de Charlemagne. Voir Éginhard, Vie de Charlemagne, ch. xvint, éd. Halphen, p. 56.

6. C'était Charlemagne lui-même qui, dès le mois de septembre 813, avait confié le royaume d'Italie à Bernard, où il succédait ainsi à son père Pépin, second fils légitime de Charlemagne, décédé le 8 juillet 810. Louis le Pieux n’eut qu’à confirmer la décision prise par son père. Cf. Annales royales, années 810, 813, loc. cit.; Thégan, Vie de Louis le Pieux, ch. vi (Mon. Germ. hist., Script., t. IT, p. 591).

7. I se révolta au cours de l’année 817, fit sa reddition à Chalonsur-Saône en décembre de cette année ; condamné par l'assemblée générale, il eut les yeux crevés le 15 avril 817 et mourut deux jours plus tard des suites du supplice. Voir Bœhmer et Mühlbacher, Die Regesten des Kaïiserreichs unter den Karolingern, 2° éd. (1908), n° 515 L à p, P. 232 à 234.

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