‹ Histoire des fils de Louis le Pieux, éditée et traduiteChapitre 64 sur 113 · Même proposition que plus haut, p · texte numérisé non relu

Même proposition que plus haut, p

7. La phrase n’est pas claire, mais il est probable que Charles et Louis offraient chacun à Lothaire une portion de leurs états, l’un en bordure du Rhin, l’autre en bordure de la forêt Charbonnière,

74 DE AUXILIO PIPPINI LODHARIO PRAESTITO (24 jun. 841)

quod et si rennueret, universam Franciam'! equa lance dividerent et quicquid horum vellet sue ditionis esset.

Ad quod Lodharius more solito per suos se quicquid placeret notare respondit, mittensque per presens Drogonem?, Hugonem$ et Hegibertum‘ mandat non illos aliquid tale antea illi mandasse ; ad quod considerandum spatium habere se velle aiebat. Re autem vera Pippinus non venerat ; illum hac® dilatione expectare volebat. Ve- rumtamen Ricuinum, Hirmenaldum et Fredericum $ sacramento firmare praecepit quod pro nulla re alia has indutias peteret, praeter quod commune profectum tam illorum quam et universe plebis, sicut justiciam inter fratres et populum Christi” oportebat, querere volebat.

Quo: quidem sacramento Lodhuvicus et Karolus creduli effecti, ea die et in crastinum, insuper etiam usque in horam secundam” diei tercii, quod evenit vir kal. juliif, pace utrorumque ex parte jurejurando firmata, ad castra redeunt, missam vero sancti Johannis#° in crastinum celebraturi. Pippino quoque eadem die Lodharius in supplementum recepto{? mandat fratribus suis, quoniam scirent ill imperatoris nomen magna auctoritate fuisse impositum, ut considerent quatenus ejusdem nominis magnifi-

a. ac ÀA.— b. Transcrit Xpisti dans À. — c. Quod 4. — d. Ihanais corrigé en Johannis À.

1. C'était principalement, en effet, sur la possession de la Fran- <ia, c'est-à-dire le pays situé entre la Seine et le Rhin (voir plus haut, p. 37, n. 5), que portait, semblait-il, le désaccord.

2. Drogon, fils de Charlemagne et, par conséquent, oncle des trois rois. Il était évêque de Metz. Voir p. 34.

3. Probablement Hugue l’Abbé, également oncle des rois. Il était abbé de Saint-Quentin. Voir plus haut, p. 6 et 44.

4. Un comte de Ribemont (Oise) a porté ce même nom (Egilberdus, Y'bert) au siècle suivant. Voir Raoul de Cambrai, éd. P. Meyer

SECOURS APPORTÉS A LOTHAIRE PAR PÉPIN (24 juin 841) 75

refusait encore, ils diviseraient toute la « France »{ en trois parts égales, et il aurait le droit de choisir celle qu’il préférerait.

A quoi Lothaire, comme de coutume, répondit d’abord qu'il ferait connaître sa décision par ses messagers; puis il fit déclarer par Drogon?, Hugueë# et Iberti que n’ayant jusqu'alors été saisi d'aucune proposition de ce genre, il voulait avoir le temps d’y réfléchir. Mais, en réalité, Pépin n’était pas arrivé, et il voulait gagner du temps pour l’attendre. Néanmoins, il fit jurer par Ricouinÿ, Hermenald et Frédéric® qu’en demandant ce répit, son seul désir était de rechercher leur bien commun, pour eux et toute la nation, comme il convient entre des frères et chez un peuple chrétien.

Confiants dans ce serment, Louis et Charles, ayant accepté la trêve pour ce jour-là et les suivants jusqu’à la seconde heure?’ du troisième jour, qui fut le 7 des calendes de juillet8, retournèrent à leur camp afin d’y célébrer le lendemain la fête de la Saint-Jean. Et Lothaire, ayant reçu le même jour le secours de Pépin", manda à ses frères, puisqu'ils savaient que le titre d’empereur lui avait été attribué par une haute autorité, qu’ils voulussent bien examiner comment il pourrait exercer ces fonctions éminentes ; qu’au

et A. Longnon (Coll. de la Société des Anciens textes français), p. XXV-XXVII.

5. Ricouin, comte de Nantes. Cf. Meyer von Knonau, p. 141, et Chronique de Nantes, éd. Merlet, p. 8, n. 1.

6. On peut se demander s’il ne s’agirait pas d’un ancêtre de la maison de Bar, où le nom de Ferry (Fredericus) a été si fréquemment porté.

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