Cf. la même expression au liv. I, ch. 1, p
6. Sur ces différentes catégories sociales de Saxons, voir Brunner, Deutsche Rechisgeschichte, t. 1, 2e éd., p. 136 et suiv.
122 DE SAXONIBUS REBELLANTIBUS (april. 842)
ac fratrum suorum divisa unaque eorum Lodharium, altera vero Lodhuvicum secuta est.
His ita se habentibus, cernens Lodharius quod, post victoriam fratrum, populus qui cum illo fuerat deficere vellet, variis necessitatibus astrictus, quocumque et quomodocumque poterat, subsidium querebat. Hinc rem publicam in propriis usibus tribuebat, hinc quibusdam libertatem dabat, quibusdam autem post victoriam se daturum promittebat, hinc etiam in Saxoniam misit frilingis lazzibusque, quorum infinita multitudo est, promittens, si secum* sentirent, ut legem, quam antecessores sui tempore quo idolorum cultores erant habuerant, eandem illis deinceps habendam concederet ‘. Qua supra modum cupidi, nomen novum sibi, id est Stellinga #, imposuerunt?et, in unum conglobati, dominis e regno poene pulsis, more antiquo qua‘ quisque volebat lege vivebat. Insuper autem Lodharius Nortmannos causa subsidii* introduxerat partemque christianorum: illis subdiderat#, quibus etiam, ut ceteros christianos/ depraedarent, licentiam dabat.
Igitur metuens Lodhuvicus ne idem# Nortmanni nec non et Sclavi, propter affinitatem, Saxonibus qui se Stellinga nominaverant conjungerent regnumque sibi vindicaturi invaderent et christianam religionem his in partibus annullarent, quamobrem, uti praetulimus, praemaxime..... soso... adit* et, in quantum valuit, simul et cetera regni sui scandala, ne hoc nefandissimum malum sancte Dei ecclesie deveniret precavit. Quibus expletis, Viridunensium civitatem Lodhuvicus per
a. sic ecum corrigé en si secum À. — b. Stellingua corrige en Stellinga À. — c. Fol. 15, col. 2, de A. — d. subdüi corrigé en subsidii. La correction est presque invisible À. — e. Transcrit Xpistianorum
dans À.— f. Transcrit Xpistianos dans À. — g. eidem corrigé en
RÉVOLTE EN SAXE (avril 842) 123
même en deux partis par suite de la rupture entre Lothaire et ses frères : l’un suivait Lothaire et l’autre Louis.
Dans ces conditions, Lothaire voyant qu'après la victoire de ses frères, le peuple qui avait été pour lui voulait l’abandonner, et se sentant pressé par des nécessités variées, cherchaïit de tous côtés du secours par tous les moyens en son pouvoir. Ici, il distribuait à son profit le domaine public, là il concédait la liberté ou la promettait s’il était victorieux ; enfin, en Saxe, il envoyait des émissaires aux friling et aux laz, dont la multitude est immense, pour leur offrir, s'ils suivaient son parti, de leur concéder la même loi que leurs ancêtres avaient eue du temps où ils adoraient les idoles !. Ces derniers, désireux par dessus tout d’en arriver là, se liguèrent sous le nom nouveau de « Stellinga »2, chassèrent presque complètement du royaume leurs seigneurs et vécurent, selon leur ancienne coutume, chacun à leur gré. En outre, Lothaire avait appelé à son secours les Normands, leur avait soumis une partie des chrétiens3 et leur donnait l’autorisation de piller les autres.
Louis craignit donc que ces Normands et les Slaves, en raison de leur proximité, ne se joignissent aux Saxons, qui s'étaient qualifiés de « Stellinga », pour envahir son royaume et y abolir la religion chrétienne ; c'est pourquoi surtout, ainsi que nous l'avons relaté,........................... il se rendit [à Cologne] # et fit tout ce qu’il put pour éviter qu’en plus de toutes les autres causes de troubles qui fondaient sur l'empire, un si grand malheur ne vint pas à s’abattre sur la sainte église de Dieu. Cela fait, Louis se rendit, en la cité de Verdun, par Thionville, tandis que Charles
idem 4.— h. Transcrit Xpistianam dans A.— 1. Une ligne presque entière de blanc dans À.