‹ Histoire des Français des diverses étatsChapitre 31 sur 36 · LA BANNIÈRE DE SAINT-JEAN -PORTE-LATINE · texte numérisé non relu

LA BANNIÈRE DE SAINT-JEAN -PORTE-LATINE

11 n'est ici personne, messires, qui dans ses archives de famille n'ait du papier du dernier siècle 4l\ Voyez combien il était grossier, épais, cotonneux, cassant; voyez combien le nôtre a la pâte liée, égale, fine, blanche. Le papier écu de France 4'4, tête de mouton 45, serpent couronné k\ ", sera éter-

nellement un monument de l'art, et toutefois il ne coûte que huit sous la main 4'7, c'est-à-dire beaucoup moins qu'autrefois le vilain papier. De notre temps, il faut d'ailleurs en convenir, l'abondance des chiffons est bien plus grande. Maintenant tout le inonde, nuit et jour, porte sa chemise, au lieu qu'au pauvre siècle passé les riches n'en portaient pas la nuit 4'8, et grand nombre des autres n'en portaient pas même le jour. Maintenant le clergé et la noblesse ne fournissent que des chiffons de toile blanche, et le tiers-état, qui ne fournissait guère que des chiffons de toile grise ou rousse , fournil aujourd'hui des chiffons de toile blanche et en quantité toujours croissante : l'amélioration de la société offre certains signes imperceptibles, mais infaillibles. S'il est vrai que nos papeteries de Troyes soient les plus anciennes 4'% il est incontestable qu'elles ont été les meilleures. Elles le sont encore. Des douze papetiers de l'Université , quatre sont Champenois, et tous les quatre de Troyes 42°. Le nom de l'un d'eux est devenu célèbre. Qui aime les belles éditions, et qui ne connaît le nom du papetier Le Bé 42! !

On envie sans doute les papetiers ; mais les imprimeurs., on les envie bien plus. Aujourd'hui leur art est l'art nouveau, l'art brillant; tout le monde en veut, on lui en veut; je citerai surtout les courtiers : Les imprimeurs n'ont pas besoin de notre ministère, donc, suivant eux, les imprimeurs sont

les plus heureux. Je sais d'ailleurs de bonne part qu'ils disent souvent que c'est l'état le plus heureux, et qu'ils le changeraient volontiers contre le leur : Mais, leurdemanderai-je, comment doncferiez-vous pour pouvoir l'exercer? Quoique vous soyez fort adroits, fort habiles, les courtiers, vous n'êtes pas grands grecs, ou plutôt vous n'êtes pas très chargés de grec ni même de latin : personne ici n'ignore que vous n'avez pas été à la grande école 42\ Peut-être me répondraient-ils qu'ils auraient des valets bons latinistes, bons grécisles, qui mettraient bien les points sur les i ; à la bonne heure : Mais , leur diraisje encore, vous avez de nos jours, et vous venez il n'y a qu'un moment de vous en vanter, vous avez porté le courtage aux dernières limites, et sûrement vous entendez porter de même l'imprimerie à la perfection : eh ! qu'entendriez-vous donc y perfectionner? Entendriez-vous perfectionner le matériel de l'art? Voyons en quoi cela serait possible. On a imprimé d'abord une page comme une estampe, avec une planche gravée, ensuite on a rendu probablement les mots mobiles, ensuite, et probablement bientôt après, on a rendu mobiles les lettres. Ces deux immenses pas sont faits; vous ne pouvez plus les faire. On a essayé successivement toute sorte de matières pour les lettres ou les caractères; on les a gravés, on les a fondus; on s'est arrêté là, et je pense que vous vous y arrêterez aussi. L'encre de l'imprimerie a été inventée en même temps que l'art. Elle

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n'a pu être inventée que grasse, onctueuse, épaisse; il vous serait impossible de l'inventer d'une autre manière. Entendriez-vous perfectionner la presse? Voilà quiétaitbon du temps du rouleau à la main; maisaujourd'hui nous avons la presse frappante; on n'a pu et vous ne pourrez trouver mieux. Aujourd'hui on ne colle plus deux feuilles l'une contre l'autre ; on imprime les deux côtés du papier; le papier n'a que deux côtés, comment voulez-vous perfectionner le tirage? Pour assembler les feuilles, on a imaginé depuis peu les signatures; vous ne pouvez plus les imaginer. Vous n'êtes pas à temps non plus à imprimer les premiers en caractères les lettres initiales ; on ne les fait aujourd'hui plus à la main ; on ne fait pas même ainsi les frontispices; on les imprime comme le reste du livre423. Peut-être voudriezvous rejeter le vieux et monotone caractère romain, et adopter les nouveaux caractères allemands, bien plus près de la véritable image de l'écriture? Eh bien ! on vous a encore prévenus 4"4. Je vous le dis, je le dis à la postérité : il n'y a guère plus de soixante ans que l'imprimerie est en usage 4'25; n'importe, jamais on ne passera Trapperel, Vérard, Simon Vostre 426; je suis tenté d'ajouter, et nos bons imprimeurs de Troyes 42?.

Bien sûrement, les courtiers, vous ne voudriez pas être relieurs : vous ne leur portez bien sûrement pas envie. Cependant vous ne manieriez plus autant qu'autrefois le bois, caries couvertures sont

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devenues bien plus légères , quoiqu'elles soient toujours solidement attachées par des nerfs de parchemin ou de cuir4"'8; et si vous travailliez pour les gens riches, vous manieriez le damas, le velours Ài9. INos bibliothèques qui , chez quelques particuliers, s'élèvent, depuis l'invention de l'imprimerie, jusqu'à cent volumes 3, récréent, par leurs diverses couleurs**', les yeux avant de récréer l'esprit ; elles récréent aussi les yeux par les compartimens de maroquin432, par les peintures délicates dont sont ornés les plats de la couverture4'3, surtout par les gaufrures imprimées arlistement à petits fers434 sur la couverture et sur les tranches4^5, toutes chargées d'arabesques, defeuillages, de fruits4 °, d'ornemens de l'intérieur du livre qui semblent en sortir ou plutôt déborder. Belles , très belles reliures ! métier pénible , très pénible !

Messires, oh ! combien vous nous plaindriez davantage si je vous disais que la plupart des malheurs de chaque métier sont communs à tous, que la plupart des malheurs de chaque classe de notre état sont les malheurs de toutes.

Malheur des apprentis ! Ils doivent être nés de loyal mariage. Le bastard cl' ' Arminkac 9 tenant son bâton de maréchal de France437; le bastard de Bourgolgne , assis sur les hauts dez , avec ses frères ou ses cousins les princes du sang438; le bastard

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d'Orléans lui-même, proclamé le sauveur de la France439, si les statuts n'étaient chargés , ne seraient pas reçus 44°.

Malheur des apprentis! Ils donnent cinq, huit, dix ans à leur maître 44\

Malheur des maîtres ! Us ne peuvent avoir qu'un seul apprenti442.

Malheur des valets ! 11 est grand nombre de métiers où les valets, ceux même qui ont épousé la fille de leur maître, ne peuvent leur succéder, où la maîtrise est rigoureusement héréditaire par succession masculine44*.

Malheur des valets! Un valet, s'il ne peut donner la preuve de la plainte qu'il porte contre son maître, est obligé de continuera demeurer avec lui , de lui payer l'amende 444 , et de lui faire bonne mine.

Malheur des maîtres et des valets ! Le tribunal est composé de gardes-maîtres et de gardes-valets445 .

Malheur des maîtres , des valets et des apprentis ! Le plus grand revenu de certaines villes, c'est le produit des amendes sur les métiers44". Un sergent, la plume au bonnet, l'épée au côté, parcourt la rue; il entre à droite et à gauche dans plusieurs boutiques ou ateliers. 11 est tout chargé de longs rubans de parchemin, sur chacun desquels est écrit en tête : Ce sont les amendes des serruriers..., ^ Ce sont les amendes des maçons.... Ce sont les amendes des boulangers..., Ce sont les amendes des tan-

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neurs.... Ce sont les amendes des drapiers, taxées et baillées par nous bailli au receveur , pour les faire cueillir 9 moitié au profit du roy nostre sire , moitié au profit des jurés**7. Là se trouvent tarifées toutes , jusques aux plus petites, les fautes de fabrique : Paul cinq sols ; Jacques deux sols ; Pierre deux deniers, un denier, une maille , une obole** '. Du reste, que notre malheur ne nous empêche pas de le dire, les arts , ainsi continuellement surveillés, repris, punis, amendés, ne peuvent que faire les plus grands progrès ; et si je représentais la perfection ou du moins la perfectibilité, ce serait sous la figure d'un sergent de bailliage, élevant dans sa main ces longs rubans de parchemin , dont il épouvanterait la fainéantise , la maladresse ou la mauvaise foi de tous les métiers.

Malheur des apprentis et des valets 1 Quelquefois ils sont obligés de faire leur chef-d'œuvre , c'est-àdire d'ouvrer parfaitement , pendant plusieurs mois, chez les chefs de métiers449.

Malheur des apprentis, des valets et des maîtres ! Je rappellerai ces grandes quantités de vin dont on abreuve les confrères du métier quand on reçoit un apprenti, un valet, surtout quand on reçoit un maître. Cette quantité devient plus grande quand celui qui est reçu n'est pas fils de maître, plus grande quand il n'est pas natif de la ville450. On envie alors notre sort ; on se garde bien de penser qu'un grand nombre d'artisans sont sobres, que

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lorsqu'ils sont reçus maîtres ils se gênent pour bien boire, afin de bien faire boire; et que lorsqu'à leur tour ils reçoivent des maîtres, ils ne se gênent pas moins pour répondre, coup par coup, aux nombreuses salutations qu'on leur fait. Toutefois f j'en conviens , ordinairement tout le vin est bu.

Malheur des maîtres ! Le malheureux artisan a bu l'oubli de son dommage, et c'est pour cela que les vins ont été institués. Le lendemain , à droite de la boutique de l'ancien maître , s'établit le maître nouvellement reçu, rempli de jeunesse, de force, d'ardeur, de désir qui, sans gêne, sans déguisement proclame son habileté, son bon ouvrage, son bon marché45*.

Malheur des maîtres ! Le surlendemain, à gauche, vient s'établir un autre maître nouvellement arrivé d'une ville jurée, d'une ville de loi, d'une ville où il y a des ordonnances de ce métier452.

Malheur des maîtres ! Une partie des pratiques de l'ancien maître se sont changées aux deux nouvelles boutiques ; une autre partie se change encore , et va à une nouvelle boutique qui s'ouvre en face , où se montre un bon gros homme; hier au soir il était serrurier , chaudronnier, il s'est fait ce matin orfèvre ; et sans apprentissage, sans chefd'œuvre , il devient maître. Il a été nommé par lettre du roi qui à son avènement , a droit de mettre un nouveau maître dans chaque métier 45î; heureux encore l'ancien maître , s'il ne demeure

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pas dans certaines villes où l'évêque a ce même

droit454 !

Malheur des maîtres ! Q n'arrive- t-il, messires, lorsqu'il y a trop d'ouvriers et pas assez de travail? Vous le savez, une partie tombent dans la misère ; nos statuts nous imposent alors le devoir de secourir nos confrères ; la misère amène la maladie , nous devons accroître nos secours envers eux 455 ; la maladie , la mort, nous devons les faire enterrer 45G. Ils laissent des veuves , des orphelins , des orphelines ; c'est à nous à les nourrir; les orphelins grandissent, c'est à nous à les élever, à les enseigner ; les orphelines grandissent, c'est à nous à les doter, aies

marier .

Malheur des maîtres ! Est-ce donc là tous les maux auxquels notre état est assujéti? non certes : n'oubliez pas les marques, les signes publics , outre nos marques , nos signes particuliers , car aujourd'hui le tonnelier lui-même est obligé de signer ses tonneaux 45\

Malheur des maîtres ! Et oubliez le plus petit article de vos statuts, vous aurez à faire avec les inspecteurs, les maïeurs de la haute et même avec les maïeurs de la basse perche 4'9.

Malheur des apprentis, des valets et des maîtres ! Travaillez les jours de repos , vous aurez à faire avec les gardes des fêtes i6\

Malheur des apprentis, des valets et des maîtres! Travaillez trop matin , travaillez trop tard, travail-

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îez aux heures des repas , travaillez aux heures où Ton ne doit pas travailler, vous aurez à faire avec les gardes des heures 4t".

Malheur des maîtres, des valets et surtout des apprentis ! Soyez amoureux, galant, trouvez beau le beau sexe, vous êtes soupçonné, et alors il ne faut pas de grandes preuves, et alors vous êtes chassé; vous perdez la maîtrise462 : et alors si vous êtes malade , vous n'avez droit à aucun secours461, et si vous mourez, je doute même que la confrérie vous enterre 464.

Malheur des veuves des maîtres ! Si elles se remarient à un homme qui n'est pas du métier , elles perdent aussitôt la maîtrise 4°\

Malheur des apprentis, des valets, des maîtres ! Qu'il ne leur arrive pas de recevoir les excommuniés dans leur ouvroir , encore moins de travailler avec eux , qu'ils se gardent de boire à la même table : il serait même prudent de ne pas boire dans la même taverne406.

Malheur des apprentis, des valets et des maîtres ! Vous avez joué aux dés ou autres jeux honnêtes, le soir de Noël , le soir de la Tiphaine. Pour certains métiers , en voilà jusqu'à l'année prochaine467.

Malheur des maîtres et des valets ! Vous changez de séjour pour échapper à tant de gênes. Fort bien; mais outre qu'elles vous attendent autre part, prenez garde qu'il est un assez grand nombre de mé- 5. 20

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tiers que vous ne pouvez légalement exercer que dans les principales villes40*.

Malheur des maîtres ! Irez-vous travailler dans les villages pour venir vendre les objets de votre fabrication dans les villes ? je vous préviens que vous ne pourrez les exposer en vente qne lorsque les gardes du métier les auront visités, en auront approuvé la matière et le travail4'9. Sachez d'ailleurs qu'en certains lieux, vous ne pouvez les vendre qu'aux jours de foire , qu'à la halle470.

Malheur des maîtres ! Si vous dites : Je réparerai de vieilles œuvres , je les rajusterai , sachez encore que vous ne le pouvez; partout les lois veulent qu'il ne sorte de votre main que du neuf47'.

Malheur éternel des apprentis, des valets et des maîtres ï Toujours il v aura et de bons et de mauvais staluts; toujours il faudra également obéir et aux uns et aux autres.

Malheur éternel des apprentis , des valets et des maîtres ! On a donné une grande liberté aux arts depuis le siècle dernier472 ; ne pourrait-on leur en donner une plus grande? Moi, je réponds qu'on a été jusqu'aux dernières limites du possible, le malheur des artisans ne peut plus diminuer.

Malheur éternel des apprentis , des valets et des maîtres ! Bien des gens nous envient nos privilèges ; nous n'en avons pas moins perdu une partie. Autrefois on ne pouvait pas saisir nos outils473; aujourd'hui on peut saisir nos outils, nos personnes474.

Dans certains métiers , il est vrai , nous sommes exempts de guet4?î ; dans d'autres , il est vrai encore, nous ne payons pas d'impôts sur les matières de fabrication476; dans d'autres même , nous sommes francs de tous impôts477, comme les nobles; mais en France tous les états, sans exception, n'ontils pas leurs privilèges478? En est-il un seul qui n'en ait pas ? Le nôtre n'en a-t-il pas le moins ?

Malheur ! malheur éternel des artisans , même des artisans à la suite de la cour479! Car, direz-vous, et sans doute dira avec vous tout le monde , les artisans à la suite de la cour sont du moins heureux ; dans les comptes de la maison du roi, de la reine et des princes , on lit de longs chapitres terminés par cet intelligible et sonore latin % Summa expertsarum brodure 9 cakiature 9 cutellerie , aurifaberie, mille duo millia librarum turonenslum 48°. Mais d'abord je vous apprends que toutes les sommes portées en belles lettres sur beau parchemin481 comme payées, ne le sont pas toujours; et je vous apprends de plus que ce sont les courtisans, qui ordinairement ne paient guère bien, qui font principalement travailler les artisans à la suite de la cour. Il y a bien aussi, j'en conviens, des huissiers à la suite de la cour; mais là, au lieu d'être aux ordres des créanciers, ils sont et seront toujours aux ordres des débiteurs.

Malheur ! malheur éternel des artisans, même des artisans qui ne sont pas à la suite de la cour , mais

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qui travaillent dans les provinces pour la cour; pour les établissemens royaux ou sous l'autorité royale! Leur sort n'est guère meilleur; ils ne reçoivent leur salaire qu'après la visite du clerc des ouvriers, du maître ouvrier , du maître des œuvres de la sénéchaussée ou du bailliage482. Lorsqu'il y a pénurie d'argent , les formalités deviennent innombrables , interminables. Il en a été, il en est, et vous n'en doutez pas, il en sera toujours de même.

Je vous en conjure , messires, soyez justes envers nous, comme envers les autres; ne portons-nous pas notre malheur écrit , pour ainsi dire, sur notre front ? Examinez aux montres de guerre que fait la ville483 quels sont ceux que vous trouvez les plus mal nourris , les plus mal vêtus , les plus tristes ? Ce sont, vous ne pouvez en disconvenir, les artisans , les pauvres , les malheureux artisans. Si vous me dites que presque toute la milice marche sous les bannières de nos métiers484, j'en conviendrai volontiers ; mais la gloire n'est pas le bonheur. Si vous me dites encore que c'est par corporations des métiers que les habitans de plusieurs villes élisent les magistrats485, que lorsque la tranquillité est menacée, la mairie convoque les chefs des métiers48b, j'en conviendrai de même , mais je vous répéterai que la gloire n'est pas le bonheur.

Dans cette ville , on n'appelle qu'une seule rue la rue des Malheureux^1. On devrait appeler aussi toutes les rues où demeurent les artisans la rue des malheureux , la rue des plus malheureux.

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