‹ Histoire des FrançaisChapitre 16 sur 90 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Sacre de Charles X. — Influence cléricale. — Extérieur : Haïti, jons libérales. — Mort de Foy. — Procts de Lettres. ù

Mort d'Alexandre.

$ I. Sacux De Cmaniss X. — La cérémonie ét 39 mai. On en faissit depuis cinq mois les préparatifs quels six millions avaient été ajoutés à la lisle civile.

Aucune solennité de ce genre n'avait eu lieu depuis 1" du sacre de Louis XVI. Napoléon avait célébré son courc coinme empereur ; mais c'était une tout autre cérémonie, eu lieu à Paris, non à Reims. Louis XVIII avait eu l'intent faire sacrer; sa santé ne lui permit pas d'exécuter c Charles X n'avait pas les inèmes molifs d'y renoncer ; il au contraire, beaucoup, et l'avait annoncé dès l'ouver Chambres.

La vieille cathédrale de Reims, œuvre ‘du treizième qui, par conséquent, n'est pas l'église où fut baptisé Cloi celte occasion, décorée comme elle l'avait été pour le Louis XIII, de Louis XIV, de Louis XV; le portail fut masqr porche en charpente et l'on en fit disparaitre des st inoyen âge pour y substituer des simulacres de statues d plus moderne. On agit de même à l'intérieur.

Quant au cérémonial, ce fut celui de l'ancienne nm amendé en quelques détails pour se conformer au règim tutionnel.

La

le-Ampoule, que la tradition prétend avoir été du ciel par une colombe pour le baptême de Clovis, était dans une fiole que Ruhl, membre de la Convention, br quement en 4795. On raconte que lex deux personnes ch porter la fiole à Ruhl purent, dans le trajet, détacher des du baume céleste qu'elles conservèrent et remirent pl l'autvrité ecclésiastique.

Si ce récit est exact, Charles X fut sacré avec la mème : qui avait servi aux sacres de ses nombreux prédécesseurs.

Le lendemain, 50 mai, le roi tint, dans la cathédrale pitre de l'ordre du Saint-Esprit, fondé par Henri U et | la réception de trente-huit chevaliers.

718 MONARCHIE CONSTITUTIONMELLE . .

Sous l'influence cléricale, la police ne se bornait pas à int aux libraires et aux marchands l'élalage, l'exhibition des et des portraits d'écrivains qui déplaisaient au clergé, « Voltaire et Rousseau. Les agents pénétraient dans les bou recherchaient, saisissaient les ouvrages condamnés par la c ecclésiastique ou, tout au moins, en défendaient la vent communication. Dans beaucoup de villes, l'autorité interd représentation de Tartufe, et il en résultait parfois, comn arriva à Rouen, des troubles qui persistaient plusieurs jours vrai qu'à Rouen le public faisait de la pièce de Molière un testation contre un mandement du cardinal prince de Croï, vèque de celle ville, enjoignant à tous les curés du diocèse cher aux portes des églises les noms de ceux de leurs paro qui n'accomplissaient pas leurs devoirs religieux, et les net concubinaires ; il désignait ainsi les personnes ayant contr mariage civil sans accompagnement de cérémonie relÿ L'archevèque dut donner de son mandement une interprétati équivalait à un désaveu.

a I n'y a plus de Dominique », avait dit Royer-Collard er battant la loi du sacrilége. L'illustre orateur se trompa France de 1825 avait un Dominique qui aurait, s'il l'avait levé l'inquisition, qui avait tout le fanatisme, toute la f toute l'implacabilité du fondateur des Jacobins, et qui F mettre au service de sa passion religieuse un talent supèriet crivain : c'était l'abbé de Lamennais, déjà célèbre par son li l'indifférence en matière de religion, ce même ablé, alors :

doxe inflexible, qui devait, longtemps après, mourir hors d de l'É

ise. 11 publiait, en ce moment, une brochure où. jeta à toutes les institutions existant en France, mont € envahie par le matérialisme le plus abject, » di

élange archie; » reprochail au gouvernement

Ê es et les sur les communautés gieuses et le sacrilése, et, pour caractériser l'état de la Fran laissait le choix qu'entre la démence ou le crime.

Aux yeux de Lamennais, il fallait, pour tirer la Fran l'abime, ou que l'État redevlnt chrétien ou qu'il abolit Le ch

280 MONARGITIE CONSTITCTIONNELLE,

inent, fat moins défavorable que M. de Villéle ne l'avait craint les der es semaines.

SIL. Exrémieur : Iliim, Exracse, Grèce. — Le gouverne ent, presque en mème temps, une compensation. Le 11 aoû mm dépêche télégraphique annonça que le capitaine de vaisse==m= Mackau était arrivé de Saint-Domingue à Brest, rapportant l'acceptation du gouvernement haïlien, une ordonnance mm datée du 17 avril, qui reconnaissait la pleine et complète pendance de l'ancienne colonie française. La presse royal = montra satisfaite de la forme du document officiel ; ce n'étæmm— selon elle, le roi qui traitait avec des rebelles, c'était le dans sa toute-puissance, voulait bien concéder certains «= On pouvait se donner ‘ce plaisir; mais, quant au fond, on 2 vait pas ne pas y voir une consécration de la révolte, de la sp" tion, de la république, enfin, une provocation au soulèremens autres colonies, au massacre universel des blancs. Ce WE contraire, la forme que blâma et le fond qu'approuva l' "| libérale, voyant dans l'ordonnance du 47 avril un progrès & civilisation, La France avait fait de grands, de trop grands

: : ë S pour relenir sa colonie; elle ne lui donna pas, elle en res" l'indépendance en 1825 : ce n'est pas sa fante si les espérns que l'on eut alors ne se sont pas encore réalisées. Cet acte 2 vé par les cabinets européens, sauf par l'Angleterre; roi de Prusse, qui se tronvait à l'aris, en témoigna son regret M. de Villèle. Ce mon: eaient un pee Saint-Domingue ?

it de sage politique, il en fais t dans les affaires d'Espagne.

La plus effroyable anarchie régnait dans ce malheureux pays. imé n roi qui ne respeclait rien et ne savait rien faire respecter.

à chaque instant, des scènes de révolte et de violences, ées par des effusions de sans que la justice ne commandat pas toujours. Une espèce d'aventurier, quiavait essayé un promsciamento, étail mis à mort, ce qui pouvait être mérité, mais, pr ce Martin l'Empecinado, un des de Ferdinand, pendant à , coupable d'avoir soutenu ls 6 cela, Ferdinand n'était pas assez énervique aux yeux des « royalistes espagnols, qui complotaient de k déposer, pour le remplacer par son frère Carlos, en rétablissant

Mise pe cmantes x. — 1895. 241 'inquisiin, aratituant au clergé ses biens et ses privilèges, en config 1 domant aux royalistes les propriétés des « révolupe tin, en chassant de vive force les troupes françaises

M & ile voit ni rappeler les troupes pour hisser l'Espagne À 2 dire inbrieures, ni les employer à rétablir le calme alé élire moral, tâche peut-être impossible et certaipanel plrilass: il laissait le drapeau de la France assister à

à * iraulés et à l'abaissement, pour ne pas dire au mé pr: de l'ifheuce française en Espagne.

Le présent du conseil ne fut pas plus habile ou plus heureux Se Din de Gréce qui commençait à devenir une question aupux, L'enpereur de Russie, d'abord fort peu enclin à secents ls, en qui ilne voyait, avec les souverains d'Autriche #de lruse, que des sujets en rébellion, avait été forcé de céder 22 enralie l'opinion publique en Russie, très-favorable, par com- BRU de relision, à l'insurrection grecque, et il avait entamé,

3 Lnstinliuple, quelques négociations. Il y ét r l'An 7% do le peuple et le gouvernement montraient beaucoup desraalhis pour les insurgés. La Gréce avait pu faire un em-

PU en Angleterre, il lui en venait de l'argent, des armes, des

munitions; lord Byron lui avait donné le prestige de sa gloire et de

S 1: ls Grecs espéraient que l'Angleterre ferait pour eux ce

quelle art fait, tout récemment, pour les républiques de l'Amé-

Pique du Sud.

En France aussi, il y avait un puissant entrainement vers l'in Surecion grecque. Les souscriptions abondaient, des armes, des auuilions élaient expédiées, des volontaires partaient ; un des plus distingués parmi les jeunes officiers supérieurs de l'Empire, le co— Gel Fabrier, allait mettre au service de la Grèce son épée et son 1périence. Seul, le ÿonvernement semblait se tenir à l'écart de ce wurement. Jl est vrai que, si dans le parti royaliste quelques-uns ulenaient les Grecs chrétiens contre les Turcs mahométans, un 1 grand nombre les blämait, comine sujets révoltés contre leur ivérain légitime : quatre siècles de la plus dure tyrannie conluent-ils donc une lég ?

lependant, en 124, quelques chefs grecs, cherchant pour leur rie la protection d'une puissance européenne, a ir le trône de Grèce, les uns au prince de Leuchtenberg, les au s à undes fils du due d'Orléans. Des démarches avaient été faites

de ce dernier côté, puis suspendues et reprises en 1825. D' chefs et membres du gouvernement grec, plus confiants da: liance anglaise, firent prévaloir et adopter le parti de dema Canning le protectorat de l'Angleterre et un roi désigné pai notamment le prince Léopold de Saxe-Cobourg.

Le duc d'Orléans était au courant des démarches concert faille ; il solicita l'appui de M. de Villèle; celui-ci répont le gouvernement royal ne voyait aucune raison de repau combinaison indiquée, mais qu'il ne croyait pas devoir s'en Une telle réponse condamnait la combinaison.

Canning, de son côté, ne voulut pas charger l'Angleterre tâche qui pouvait n’être pas sans difficulté; il conseilla aux de recourir à la médiation des grandes puissances europé leur donnant à comprendre qu'ils pouvaient compter quel de l'Angleterre leur serait acquis dans le cas où l'Autric France et la Prusse se montreraient malveillantes.

Les choses étaient en cet état, lorsque l'empereur Alexand gagea Canning à prendre la direction de la question grecque gleterre élant la seule puissance qui püt amener une s s isante, Peu aprés, le chef du cabinet anglais reces l'Autriche et de la France une déclaration analogue, et l'Angl se trouvait constituée l'arbitre de l'Europe pour les affa Grèce. C'était un beau rôle que l'indifférence ou la timidité dt Villèle il perdre à la France,

$ IV. Maxiresrarioss upéraues, mont pe Fov, Procès DE »

— l'our compenser les échecs ou les défaillances de sa potitiq affaires étrangères, le stére Villèle n'avait donc, outre l': contestée d'Haiti, que le succès des lois sur les congrégation: gieuses, le sacrilège, l'indemnité et la conversion des rentes core, toutes les quatre avaient-elles également mécontenté l'oj rale, sans satisfaire pleinement les royalistes, qui n'étaier plus que les libéraux contents de la dernière (la seule pourtat fût bonne), et trouvaient les trois autres insuftisantes et it plètes.

Est-ce pour faire une avance aux royalistes que, le 14 le ministère décida de poursuivre le Constitutionnel et le Co français, en vertu de la loï de 4822, pour attaques à la FÉtat? Le 20, il fai inséré M. Bellart fulminait, avec sa violence accoutumée, conti « modernes iconoclastes. » Le 21, la Cour royale renvoyait l'

nca ne cmanves x. — 1825, 283 à trois mois, premier mécomple qui en présageait un beaucoup plus grave,

L'opposition libérale avait, pour manifester publiquement ses sentiments, d'autres océasions que les représentations, toujours tèssplaudies, du Tartufe et de quelques autres pièces prétant 2 és allusions toujours avidement saisies, M, Casimir Périér, se rod à Grenoble pour assister au muriage de sa nièce avec À de Rérmusat, recevait, sur sa route et à Grenoble, un accueil etwusiste. Le général Foy, traversant Bordeaux pour aller pren- Meé les esux aux Pyrénées, y étiit l'objet de véritables ovalions. lesatobre, Lafayette débarquait au Havre, revenant d'un vayage Mfislement triomphal en Amérique, où les plus éclatants hommsaient été rendus à sa personne et à la France. Lu police wi pris des mesures pour empêcher toute démonstration au Touré, où le général ne fut pas moins accueilli trés-chaleureuseent. Mme chose arriva à Rouen. L'emploi dela force armée pour

Gisiper la foule, pressée sous les fenêtres de Lafayette, ne fit que

rendre plus vif et plus ardent l'empressement du public.

Paris aussi eut <es démonstrations. La première fut la plus imvosmie de toutes, mais triste et sombre dans sa grandeur, car la mer en était le sujet, une mort cruelle pour la patrie et non pas sulement pour une opinion politique

Dans Hs soirée du 28 novembre 1895, se répandit rapidement, dans tout Paris, cette triste nouvelle : « Le général Foy est mort ; » € cs simples mots, murmurés presque à voix basse, avaient plus de retentissement que l'éloquente exclamation de Bossuet. Ce fut une consternation universelle. Peu de personnes savaient que le général était depuis longtemps souffrant d'une maladie qu'entretetient et aggravaient les travaux parlementaires et l'exercice de la parole. Les médecins l'avaient tout récemment envoyé aux eaux des Hrinées; il en était revenu dans un élat qui ne laissait plus d'espoir, et il expira le 28 novembre ; il succombait, ägé «le b0 ar, à une hypertrophie du cœur, convertie en anévrisme : c'est la maladie qui emporta Mirabeau.

Le 30 novembre, jour fixé pour les funérailles, une foule conpacte, comme au mois d'avril 1791, emplit la rue de la Chauss d'Antin, où le général Foy demeurait, au n° 62, à l'augle de la rue dela Victoire, dans une maison démolie depuis et rebâtie.

\ midi, le char funèbre se dirigea, par la rue Sa azare, Vers hà petite église Saint-Jean, aujourd'hui détruite, situèe rue du Fau-

384 MONARCRIE COXSTITOTIONNELLE.

bourg-Montmartre, sur le parcours de la rue actuell teaudun. Après l'office funèbre, des jeunes gens prir cueil sur leurs épaules, et, relayés de distance en à d'autres jeunes gens des écoles, des arts, du commen tèrent ainsi jusqu'au cimetière du Père-La-Chaise, par 1 boulevards.

Malgré la pluie glaciale, une foule immense suivait su sée, foule où se confondaient tous les rangs, loutes les marchant calme et silencieuse, tandis qu'une autre fouk et non moins épaisse, couvrait les contre-allées, triste tueuse aussi, regardant passer les grandes funérailles savait faire alors aux défenseurs de la liberté. Toules | étaient garnies de spectateurs ; plusieurs maisons étaie: de deyil, et, dans le quatrième arrondissement, dont avait été le député, nombre de magasins et de boutique: rent fermés.

Au cimetière, où l'on n’arriva qu'à la nuit close, le « descendu, à la lueur des torches, dans la fosse, puis d furent prononcés par le duc de Choiseul, au nom de la CI pairs, par le général Miollis, au nom de l'armée, par au nom du département de l'Aisne, que Foy représ M. Ternaux, au nom du commerce. Casimir Périer pril parole, raconta la vie militaire et politique de l'illustre général Foy, dit-il, ne rapporta des triomphes de la gue couronnes de laurier, des triomphes de la tribune que d nes civiques. Mais ses enfants appartiennent à la Fran adoptera. » Une immense acclamation suivit celte par sacra l'adoption nationale.

Dès le lendemain, en efet, les journaux libéraux ou' souscription. Laflitte s'inscrivit pour 50,000 francs, Cas pour 10,000; le duc d'Orléans donna la mème somme, valut à la cour des reproches, auxquels il répondit que | même de la somine prouvait que l' offrande venait de sonnel du général, non du prince du sang. En huit jour criplion atteignait quatre cent mille francs; en six moi: passait un million; les offçandes allaient depuis les 50. de Lafitte jusqu'aux cinquante centimes de l'ouvrier. Sa du général s'éleva sa statue en marbre, sculplée (d'Angers).

Maximilien Foy n'était peut-être pas tout à fait un grar

applandissements. Avant de donner lecture du second, le pré ==: Réguier recommanda le silence ; il fut ohéi.

La nouvelle de chacun des deux arrêts avait été aussitôt Em dans tous les quartiers de Paris, par la fonle nombreuse qui, 3 les audiences, avait occupé les galeries et les abords du Pal 2m Justice. Elle y causa une grande joie, car ce n'était pas sem D deux journaux, c'était la liberté dela presse elle-même qui se&r— en cause, et le public comprenait quela magistrature voulait. mn obstacle aux empiélements de l'influence cléricale.

La presse royaliste le comprit ainsi, et, sansoser attaquer BB de l'arrêt, elle s'indignait de l'interprétation qu'en donnæm 2m. journaux libéraux. A la Cour et dans lessalons royalistes om = tait moins de réserve : on attribuait la sentence à un désir Emmc de popularité, et le preinier président était tout simplensæ: magistrat factieux qui se croyait au temps de la Fronde ; on æ* tait que les magistrats fussent inamovibles, au lieu d'être d&. © ples fonctionnaires, révocables an gré du gouvernement.

On prétendit qu'à cette occasion, M. Séguier, blämé en km"? pour cette sentence, aurait répondu : « La Cour rend des 2" non pas des services. » M. Séguier désavouait le mot, mais es" cireula, fut gravé sur des plaques de marbre servant de pe” 2" papier, et est devenu presque historique.

$ V. Monr n'Auéraxone, — L'émotion causée par les deu 2% durait encore, lorsque, le 17 décembre, arriva à laris une noœ 7 mt bien inattendue, celle de la mort de l'empereur Alexandre. À époque, le tél encure que pour les pour ments. M. de Villéle reçut la dépêche vers une heure, là niqua aussitôt au roi, mais ne la laissa circuler qu'après la ct” de la bourse, pour ne pas aggraver la baisse considérable qu'eæ”" sionnait l'opération de la conversion des rentes.

On ne savait pas en France que, depuis un certain temps, erabf ‘lie, Alexandre était préoccupé du pre ine, Au commencement de l'hiver 188,

il quitta P conduire en Crimée sa femme Élisabeth, malade, à qui les médecins fun climat plus dom. Au moment où s perdre de vue Pétersbour. i la @ il ne devait ph rog et alla visiter Le midi ion lui donna une fre mit au lit le 2 décembre,

de la Crimée. Le froid humide de sette intense: Alexandre revint à Taganrog,

abee DE cuARLEs x, — 18 5, -287

dans lnhre voisine de celle où l'impératrice était coûchée mou rate. les if ouvrir sa fenêtre pour laisser entrer les rayons dt Quel beau jour! » . Ce fut sä dernière

Mi fire franchir au convoi fanébre une espace de cinq ve i, fliaheth voulut l'accompagner ; elle avait exprimé se réunir bientôt à son mari; elle mourut, en effet, dans 2 les deus cercueils continuérent le voyage.

Lam d'lerindre était à l'église quand le grand-duc Nicolas nor de son frére; il se rendit à l'église, appela l'aréliihicommuniqua la funébre nouvelle ; le prêtre prit une d'im voile noir et alla la présenter à l'impératrice twmprit et Lomba évanouie.

de la Russie n'ont pas coutume dé mourir d'nne - Le la tivuvelle de la mort d'Alexandre, arrivant inopima lieu à bien des conjéctures; on parla de crime, Tasémenent, Rien n'a justifié ces soupçor

Aleunirebisait deux frêres : Constantin et Nicolas. On S'attendaitilirinement du premier, qui était l'ainé, mais on ignorait que Ctstin, désirant épouser une jeune Polonais catholique, qu'il on, n'avait obtenu le consentement de sa mère et * qu'a Ja condition de renoncer à ses droits au trône. À

aa fllaamire, l'impératrice et Nicolas eurent quelques jours HMjuduk ; mais Constantin resta fidèle à sa promesse et Nicolas

Hi rxlané empereur. 1 ne put toutefois prendre possession du

be qu'après la répression sanglante d'une insurrection militaire froulait Constantin pour empereur.

La mort d'Alexandre causa en France une certaine émotion. De xs les souverains venus en 1814 et 1815, il était le seul qui ait mblé soucieux de donner de sa personne et de son caractère une ane opinion aux Français en général, aux Parisiens en particu= + En 1814, il s'était opposé au démembrement de la France; il opposa encore en 1815 et mit obstacle aux brutalités de Blücher. 1818, it détermina la conférence d’Aix-la-Chapelle à abréger l'ocation du territoire français et à réduire les réclamations pé res élevées contre la France. On savait aussi qu'en 1846, il avait t à Louis XVIII pour le déterminer à rendre l'ordonnance du ptembre qui arrêta la réaction royaliste. On le regardait done me un souverain relativement libéral et l'on donna des regrets fin prématurée. Il n'était âgé que de 48 aus.

ainuit a de sa fr

Cet événement ferma tristement l'année 1835, dont les de semaines étaient déjà assombries par des désastres financier venant de la conversion des rentes, dont le résultat était loin pondre aux espérances de M. de Villèle.

$ VI. Lerrnes. — L'année 1825 vit paraître un des ouvra contribuérent le plus au développement de la science hist l'Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands, principale d'Augustin Thierry. sismondi publie aussi son | des républiques italiennes.

La mène année, M. Guigniaut, débarrassant de l'obscuri mande le livre de Creutzer, la Symbolique, en tirait un ouvri nouveau et, en cerlains points, supérieur à l'original, les R de l'antiquité, dont le premier volume parut en 1825.

La France fit, en 1815, une grande perte littéraire. Pau Courier fut assassiné, le 10 août, par un garde champêtre q en jugement, fut acquitté faute de preuves, et, plus tard, ! par le verdict du jury, avoua son crime, sans en vouloir ré motifs. Une autre mort, qui attira moins l'atten Lacépède (6 octobre).

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