‹ Histoire des FrançaisChapitre 24 sur 90 · partie relative e 'anmunee de l'es · texte numérisé non relu

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354 MONARCHIE CONSTITUTIONELLE .

dans des limites exactement tracées et que nous ne souffi jamais que l'on ose tenter de franchir, mais elle est positive son résultat, car elle fait du concours permanent des vues | ques de votre gouvernement avec les vœux de votre peu] Condition indispensable de la marche régulière des affaire bliques. Sire, notre loyauté, notre dévouement nous condam vous dire que ce concours n'existe pas. Une déflance injust sentiments et de la raison de la France est aujourd'hui la p fondamentale de l'administration. Votre peuple s'en afllige, qu'elle est injurieuse pour lui, il s'en inquiète, parce qu'a menaçante pour ses libertés.

« Cette défiance ne saurait approcher de votre noble cœur. sire, la France ne veut pas plus de l'anarchie que vous ne vou despotisme; elle est digne que vous ayes foi dans sa k comme elle a foi dans vos promesses. Entre ceux qui mècot sent une nation si calme, si fidèle, et nous qui, avec une com profonde, venons déposer dans votre sein les douleurs de to peuple jaloux de l'estime et de la confiance de son roi, : haute sagesse de Votre Majesté prononce; ses royales prérog ont placé dans ses mains les moyens d'assurer entre les po de l'État cette harmonie constitutionnelle, premitre et née condition de la force du trône et de la grandeur de la France

L'homme qui avait inspiré cette adresse et celui qui l'avatr étaient deux royalistes de vieille date, Royer-Collard et M. Gau Fun était une graude intelligence, l'autre une grawie bon on ne pouvait les soupçonuer d'être des factieux et, en eflet, de l'adresse disait, en termes parfaitement respectueux, œ roi avait besvin de savoir, le désaccord existant entre le mit et la Chambre, et indiquait le remède, non pas en exigeant le renvoi de ses 1 de renvoyer la Chambre devant les électeurs. Suns déroge dignité, sans compromettre sa pi alive, le roi pouvait pt ce parti : il le prit quelques mois plus tard, dans des com plus désavantageuses, et alors ce fut trop lard.

La discussion dura du 10 au 16 mars. L'incident le plus r quable en fut le double début parlementaire de M. Guzoi Berryer, le premier repoussant, le second appuyant un an ment d'un député de la droite nommé Lorgeril, qui amoi sait le texte du projet d'adresse ; les deux orateurs qui se haitaient dés cette première eutrée en scène et qui devai

les plus étranges illusions. On en a la preuve dans un rapport, li par lui, présenté au roi le 14 avril, pièce dont on ne peut réroque eu doute la sincérité, car elle était destinée à rester confidentiels et ne fut publiée que beaucoup plus tard. IE y présente de la Francs un tableau qu'on croirait tout de fantaisie, mais qui était trel d'après des rapports de préfels auxquels le président du cssssll ajoutait nsïvement confiance. Il voyait la France soucieuse unique» ment d'intérêts matériels et désintéressée des questions politigts au moment même où ces questions préoccupaient tous les espelt et dominaient, ‘sans les faire négliger, les intérêts matériels. Pa suadé par les assurances préfectorales, par ses propres calculs, œ de nouvelles élections donneraient au ministère une majorité du moins 40 voix, le prince de Polignac décida le roi à signer, b 46 mai, des ordonnances dissolvant la Chambre, Gxant les élsctiont au 20 juin et au 5 juillet, et convoquant les deux assemblées peut le 5 août.

Dans les séances du conseil où cette mesure fut résolue, on pet aussi Ja question de savoir quel parti prendrait le sourernemet si les élections renommaient les mêmes députés; le prince à Polignac répondit : « Le roi avisera. » Quelques jours après, il dk clara que, le cas échéant, le roi ferait usage du pouvoir que hi donuait l'article 14 de la Charte. Ce fut aussi l'avis de ML dæ Montbel et d'Ilaussez. MM. de Courvoisier et de Chabrol, qui mt voulaient. pas recourir à ces moyens extrèmes, donnèrent leur dl mission. Le 19 mai, une ordonnance royale remplaça le premier à la justice par M. de Chantelauze, député, le second par M. de Make bel, à qui succéda à érieur M. de Peyrounet ; un ministère ds travaux publics fut créé pour le baron Capelle, préfet de Seine

ise, homme de confiance du roi, qui fut principalement durs de la direction des élections. Le nouveau cabinet était, sarl l'expression d'alurs, tout d'une piéce; el s'était engagé à ne pu reculer devant le recours à l'article 44. De retour de M. de Pepe ronnet, le me le plus impopulaire du mi re Villèle, me trait que la longrégation reprenait tout son ascemlant et que le était en face des hommes du combat à outrance,

Le 15 juin, le roi desce rsonne dans la lice électorale publiant une proclamation où il se disait « uffensé par Le refus êt concours des 4 que maintenir la Charte et le institutions es serait toujours le but de ses eurts: mais, ajoutait-il, pour atteindre ce but, je dois exercer lilee-

dements, ordonnérent des prières publiques pour appeler La bém diction céleste sur les opérations électorales; le clergé se mit, « son côté, en croisade et n'épargna rien pour mettre le ciel dans | jeu de Charles X; il avait raison, la cause du trône était aussi | cause de l'autel.

Le parti libéral, réduit aux seuls moyens terrestres, déploqa partout une té bien organisée. La société aide-toi, Le ciel l'ai dera, où dominait maintenant un esprit plus énergique, multigllsl ses publications de toute nature, propageait dans tous les dépasts aments les commissions locales, composées de jeunes hommes, # dents, infatigables, qui parcouraient les villes et les campages stimulant les électeurs. La presse n'était pas moins zélée et, lsiemel de côté les polémiques personnelles, jetait à tous l'unique md d'ordre du parti libéral : Réélection des 221.

Les ex-députés faisaient eux-mêmes de la propagande électorales AP un vaste banquet avait été donné, dans le jardin durestasrant Aux Vendanges de Bourgogne (faubourg du Temple) aux dégetés de Paris et à d'autres des 921. Des discours y avaient été pr@e noncës, notamment par un jeune avocal de grand talent, M. Odles Barrot, ce fut un exemple que l'on suivit dans beaucoup à villes et dont l'effet fut considérable.

Les élections du 23 juin (moins 20 départements) donnèrent, 498 député inati ition, 57 au ministère.

Le … re, atterré, donna sa démission, que le roi refusa. Qt s'occupa alors, dans le conseil, des mesures à prendre pour le et où les élections du 3 juillet seraient également défavorables. M proposition fut faite de changer par ordonnances la loi électorale la loi de la presse; elle fut ajournée, mais reconnue constitutionesl et conforme à l'article 44 de la Charte. On la réserva jusqu'peh les élections du 5 juillet.

Cette seconde série d'élections fut aussi désastreuse que La pre inière. Enfin, la troisième, celle des 20 départements ajouraès vint achever la défaite des royalistes r le nombre total de # députés, l'opposition en comptait 270, le ministère 4 15 voix douteuses. È

Aiusi, la nation condamnait avec éclat la politique du posver nement.

ait commis une inprudence en ne renvoyant pe TS, UT

avec les représentants de la ation. Trois mois plus tard, il appel

MONARCHIE CONSTITUTIONKELLE, Hussein, vassal du mème souverain. Lersque, à M. de Polignac communiqua son plan à ses collègues, c désappprouvèrent tout d’une voix. La question du parti i fut longtemps débattue; on décida enfin, le 7 février, « une flotte avec des troupes de débarquement.

La résolution prise, les ordres furent aussitôt expédi préparatifs militaires et maritimes poussés avec la plu célérité. Le ministre de la marine désirait donner le cor ment de la flotte à l'amiral Roussin, mais cet officier ayan le débarquement impossible, le ministre présenta au cho le vice-amiral Duperré, désigné par le ministre de la gu l'avait connu dans les fonctions de préfet maritime à Bres! su apprécier les mérites de, Duperré, parvenu du rang € matelot au grade de vice-amiral. Le roi l'accepta. Pour le « dement de l'armée, il se trouvait en présence deux com le maréchal Marmont et le ministre de la guerre lui-mèrm Bourmont. Chacun d'eux voyait là l'occasion d'effacer des fâcheux par l'éclat de ser lorieux ; Marmont faisait participation à la campagne d' Égypte, les grand commat

ulème et la sympathie du roi. Charles X « conduite en 1815, ne pouvait con l'impopularilé qui e ï sur ce général jusque d inée. Il Jui donna le commandement des troupes: il y joign secrètement, celui de la flotte pour le cas où Dupeï

du duc d'A:

Cette nomination produisit publique s, elle se dé même que les

partirent presse françai

il faut Le dire robe de la Jesse | la perspective de complets hypothétiques faisait oublier l'expi lement patriotique.

On le comprenait mieux que la France pourrait fonder au nord de 1 Dene fit faire des observations au prince de de notes diplorr eu lut au prince une dernière, plus

L ambassadeur ang

telles conditions ils préférent une résistance désespérée. Le | en chef exige alors la remise de la ville et des forts, laissant la vie sauve avec la liberté de se retirer où il voudra, emme famille, ses serviteurs et emportant ses richesées personne garnison se retirera de mème ; la religion, les lois, les max personnes, les biens des habitants seront respectés.

Le 5 juillet, au matin, l'armée française prend pos d'Alger.

On trouva dans la Casbsh d'Alger un trésor accumulé | longue série de deys et s'élevant à la somme de 48,684,529 qui fut versée immédiatement dans les caisses du trésor fr les frais de l'expédition montaient à 48,500,000 francs; ils s vaient donc couverts par la prise d'Alger, sans compter la du matériel devenü propriété de l'État et qu'on estima à 11 2 de francs.

Le général de Bourmont avait fait preuve d'habileté dans rection de l'expédition ; il avait payé chèrement, par la mo de ses fils, la conquête qu'il venait de faire pour la France et a gardée. Mais, ni son mérite militaire, ni le sanx de son fl titre de maréchal qu'il reçut de Charles X et qui ne lui fut connu plus tard, ni la perte de son commandement, ni nières années de sa vie passées en exil, rien n'a pu ral faute, le crime dont il s'était rendu coupable eu 1815. Jus goureuse, cruelle peut-être, mais non pas inférieure au cr celui qui trahit et déserte sa patrie devant l'ennenu.

Un succès aussi rapide, une vict éclatante ne ca pas en France la joie qu'y provoqueut habituellement les tri militaires : le langage arrogant des journaux royalistes, des intentionnellement on fortuitement menaçantes pronvneë l'archevêque de Paris, recevant, aux portes de la cathédrale qui venait entendre un Te Deum, redoubilérent les métian prévisions d'une expédition d'Alger à l'intérieur. 1 est bi que Bourmont, avan! vait recommandé que si décidait à un coup « torieuse. Croyait-il done que la prise d'Alger termmigeroit 1a en Afrique? On s'était trouvé là en présence non-sulemt troupes algériennes, mais des contingents des beys de Bone, de Constantine battirent à + au château de 1 reur. Alger prise, chaque contingent retourna vers sun

particulier, C'était une ceinture d'eunemis contre lesquels i

M MAlx ne cunuxs x. — 1850. 565 erdansJe présent, qu'il faudrait attaquer un jour. Loin de tache de l'armée, on serait prochainement obligé de Ja er. Lepénéral en chef n'avait pas prévu ces nécessités ; le le France et le gouvernement lui-même les ignoraient, X, en allant à Notre-Dame et en revenaut de l'église, fut aetrson passage par une froideur à laquelle il ne s'attendait ant il se montra aflligé, lui qui aimait et recherchait la po

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