CHAPITRE X
feanees, — Protestations des journalistes. — Résistance légale. — A dual Journées des 98, 2, — Manions dot dépuiès, — ÆOnésus. — Expédition de Rambouillet, — Départ de Charles X. —
#s onnowaxces, — Avant même de connaître le résultat tions retardées, le conseil des ministres s'était occupé de la *ätenir. On ne s'arrêta guère à l'idée d'attendre ce que Chambre nouvelle. À quoi bon, en effet, du moment que sit bien résolu à ne pas renvoyer son cabinet pour en prendre miles 221? On alla droit au coup d'État. Sur les pouvoirs oiürait de l'article 44, il n'y eut pas d'hésitation. Ces pourent été plus d'une fois invoqués, même au temps de MN; 5 la vérité, l'opposition les avait toujoun i une interprétation d'un texte qui prêtait sprit de la Charte n'y prêtait pas : en conférant au roi le faire des ordonnances pour l'exécution des lois, elle ne entendre que ce fût aussi pour la violation des lois. En ! l'interprétation favorable au coup d'État, les m #, furent de bonne foi. Sans doute, car que seraient-ils s'ils gi de mauvaise foi? Mais avaient-ils le droit de risquer une om sur une équivoque?Il n'y eut indécision que sur la i d'opportunité.
; procédés furent indiqués. On s'arrêta au projet d'ordon- Biscolvant la Chambre, supprimant la liberté de la presse, %# la loi électorale. Ce ne fut pas toutefois sans débats, sans ces, auxquelles le roi mit fin en demandant à chaque mia signature. Tous la donnèrent, les opposants par dévoue- 1monarque ou pour ne pas paraître foire un acte de lâcheté.
« 364 MONARCHIE CONGTITUTIONNELEE: © Hs agirent par amour-propre, par fidélité volontairement Quant à la France qu'ils allaient déchirer, à la patrie qu'ils alisket jeler dans la guerre civile, nul n'y songea: ils n'étaient que ls serviteurs de la royauté, non de la nation. Cette royauté même dt ils jouaient aux dés la destinée, étaient-ils assurés de La faire trie pher? À ceux qui l'interrogeaient sur les ressources mititsires, M prince de Polignac répondait qu'il avait tant de régiments à tant à Versailles, à Fontainebleau, à Melun, à Orléans, à qu'en deux heures loules ces forces seraient à Paris. En heures ! avant les cheinins de fer! Les imprudents ministres conteutérent de ces réponses : y a-t-il donc toujours un cement de folie chez ceux qui courent à leur perte?
Dans la soirée du 25, le rédacteur en chef du Moniteur fat et que, dans la nuit, il recevrait des documents étendus derat raitre le 26 au matin. Vers onze heures, il fut appelé au minisilse de la justice ntelauze lui remit un rapport explicatif lui-même avait rédigé, et les ordonnances. M. Sauvo les lontbel lui demanda ce qu'il en pensai » répondit M. Sauvo, et il ajouta en : uquante-sepL. ans, j'ai vu toutes les jen nées de la Révolution, et cie ie retire avec une profonde terresr.# Dernier et inut s
Le #6 au m:
dans les placard
écrit périodique ne pouvait paraitre que moyennant une autoriss= tion préalable qui devait être renouvelée tous les trois mois; l loi électorale était abrogée et remplacée par des dispusitions rat lectoraux étaient conveqeis pour les ti et 13 septembre, les Chambres pour le 38 : enfin æ certain nombre de conseillers d'État, él Nartignac, étaient réintégrés dans k
Le 26 était un lundi ; beaucoup d'ouvriers le calme cependi fut pas troublé dans Paris.
SIL Pnotestatios pes J0tRXALINTFS, — La presse était frappée première par les Ordonnances du 25: là première elle donna ke sgual de la résistance par une pro idée le 25dans unerét nion de journalistes, aux bureaux du National, dunt la rédactis ignérent quarante-quatre jours lies. Voici le texte de ce ducumeut historique, que la presce dit
travaillaient pass
"des journalistes d'alors, pour l'ensigne-
i une modification, soit au régime de a presse, sont au régime électoral, elle a eu recours aux deux Chambres, elle
D Sest arrogé, à l'égard de ces deux articles 8 et 55, ni une auto- Fiécensiluante, ni une autorité dictatoriale qui n'existent nulle
# Les tribunaux, qui ont droit d'interprétation, ont solennelle
reconnu ces mêmes principes. Leurs décisions établissent
Menrmatière de presse et d'organisalion électorale, les lois, c'est- Are le roi et les Chambres, peuvent seuls statuer.
* Anjourd'hui le gouvernement a violé la légalité. Nous sommes dépensés d'obéir; nous essayerons de publier nos feuilles sans detuner l'antorisation qui nous est imposée.
» Voilà ee que notre devoir de citovens nous impose et nous le remplissons.
« Nous n'avons pas à tracer ses devoirs à la Chambre illégale ment dissoute ; mais nous pouvons la supplier, au nom de la France, deS'appuyer sur son droit évident et de résister autant qu'il sera en elle à la violation des lois. Ce droit est aussi certain que celni sur lequel nous nous appuyons. La Charte dit, article b0, que le
366 MOXARCATE COXATITUTIONNELLES
roi peut dissoudre la Chambre des députés; mais il faut por qu'elle ait été réunie, constituée en Chambre ; avant la rêur la constitution de la Chambre, il n'y a que des élections faite nulle part, la Charte ne dit que le roi peut casser les électio ordonnances publiées aujourd'hui ne font que casser des élec elles sont donc illégales, car elles font une chose que ls n'autorise pas. Les députés élus et convoqués pour le 5 aoi donc bien et dûmenit élus et convoqués. Leur droit est le ms jourd'hui qu'hier ; la France les supplie de ne pes l'oublier ce qu'ils pourront pour faire prévaloir ce droit, ils le doivent
« Le gouvernement a perdu aujourd'hui le caractère de 1 qui commande l'obéissance ; nous lui résistons pour ce qu concerne; c'est à la France à juger jusqu'où doit s'éten propre résistance. »
La protestation, rédigé, adoptée, on délibéra s'il fai signer.
À cette époque, aucun article de journal n'était signé. Le ne connaissait que le nom du gérant, seul inscrit au titre du nal; le gérant seul était responsable et si, en cas de poursu diciaire, l'auteur de l'article incriminé se faisait connaître à tice, il arrivait parfois que la justice refusait de le poursuir s'adressant qu'au coupable légal. L'anonyme faisait la foree « tive du journal, mais il laissait les noms des journalistes à du public. Aussi, quelques-uns des écrivains réunis, le % | au National demandaient-ils quelle valeur la signature ajoute texte de la protestation. MM. Thiers, Mignet, Carrel, Ch. de ! sat, répondaient que les écrivains devaient résister de leu sonne, par leür signature; leurs noms, peu ou point a deviendront autant de têtes offertes au gouvernement et « ront à la protestation un caractère bien plus grave, bier sérieux.
Ces raisons prévalurent et la protestation ft signée par MM." Carrel, Mignet, Peysse, Albert Stapfert, Dubochet, Rolle, Gar National; — Évariste Dumoulin, Cauchois-Lemaire, Ann Constitutionnel; — Chatelain, Alexis de Jussieu, Avenel, 3. pont, Moussette, Valentin de la Pelouze, du Courrier frange Ch. de Rémusat, B. Dejean, de Guizard, Pierre Leroux, du -: Baude, Busoni, Barbaronx, llaussmann, Dussard, Santy, . lard, Chalas, Coste, du Temps; — Larréguy, Bert, du Com
= Léon Pillet, dn Journal de Paris; — A. Fabre, Ader
CHARLES Ne — 1850. 367 Sarrans jeune, du Courrier des élee-
, à la Charte, ne saurait être obligatoire ni pour la per- + sameserée et inviolable du roi, ni pour les citoyens aux droits « dsquels elle porte atteinte, » C'était au bruit de la bataille que leprésident Ganneron prononçait cet arrêt.
Le Journal des Débats, le Constitutionnel et la plupart des autres Parmaux ne parurent pas le 26. Il n'y eut donc que le National Elo Temps qui firent acte de résistance dès le 26. fans la journée même, un commissaire de police se présenta, a National avec ordre de mettre les presses hors de service. Sur lerefus des rédacteurs de se prèter à cette opération, il envoya dercher un serrurier, Celui-ci, intimidé par les observations des
Æriains, qui qualifiaient de crime l'action qu'on lui commandait,
% tmtenta de démonter une pièce, qui, quelques minutes après, « Étit remise en place.
Le commissaire alla faire même besogne au Temps. Les bureaux atéliers étaient situés rue Richelieu, au fond d'une cour dont la porte eochère restait constamment ouverte. Devant l'entrée fermée
du journal, se tenait le rédacteur en chef, M. Baude. Sommé d'ou sir, il refusa; sur la menace de faire enfoncer les portes, il lut à
568 MOXARCUIE CORSTITUTIONNELLE.
haute vuix l'article du code pénal relalif au vol avec effraction, d comine le commissaire parlait de le faire arrêter, Baude Jui lat l'art cle du même code relatif aux arrestations arbitraires. Le comeig saire envoie requérir un ouvrier serrurier. Baude fait remarqesfl celui-ci qu'il va commettre un crime que la loi punit ‘des travel forcés. L'ouvrier se retire aux applaudissements de la foule attisé par cette scène. Un autre ouvrier est mandé, nouveau refus. I falls faire venir l'ouvrier chargé du ferrement des forçats, qui croché les portes et désorganisa les presses.
Ce furent là les seuls actes de résistance effective et toute pa sive accomplis dans la journée du 26. La ville était émue, is non pas encore agitée, malgré la lecture, faite à haute vois, & ordonnances et de la protestation des journaux dans le jardis à Palais-Royal et sur divers points de la voie publique. 1
L'autorité militaire n'avait pris aucune mesure. Le préfet de pa lice Mangin, consullé la veille, avait répondu, sur sa tète, du msi tien de l'ordre. Charles X était parti de Saint-Cloud, à 7 Leures à matin, pour aller chasser à Rambouillet, oubliant de faire pare au duc de Raguse l'ordonnance qui lui don le conanandesat de la division militaire. Marmont avait lu les ordunnances dsssà Moniteur et, rencontraut Arago à l'Institut, il s'en était expligel vertemnent, déplrant de pouvoir être oblizé d'exposer sa vie peut défendre des actes qu'il réprouvait, des gens qui l'accablaient à déguüts; c'est en de telles dispositions qu'il allait être appaéi conunander la défense. -
Le soir du 26, M. de Polignac, revenant en voiture, fut recosst rue de Rivoli par des groupes, qui le suivirent, en lui lançant dé pires, par la rue de Cstiglione et la place Vendôme, jusqel l'hôtel des aflaires étrangères (alors siluë rue Neuve-des-Capuciats dent le poste le désagea. Cet incident n'avait pas tuême attire lé tention des soldats de garde à l'État major de la place de Paris place Vendôme.
SIV. Révozunes ve sucer. — Journée du 27. La matinée à 27 présenta des symplèmes plus graves. La nomination de Mar mont eausa une irritalion générale. Les vuvriers des impr ries el de toutes les industries qui s'y rattachent, congédiés pe ent des groupes discutant avec aninabos € rte! l'autres industriels avaient aussi fenm illeurs, e'étaient les ouvriers qui renonçaent vw Les jeunes gens des évules et du cum
Jarait bientôt en mille endroits, salué avec enthousiasme, ralant, suscitant des combattants ; le bourdon de Notre-Dame donne ; d'autres églises y répondent.
Mimont envoie au roi, à 9 heures du matin, une dépêche où il 24. Ce n'est plus une émeute, c'est une révolution. L'honmeur de la couronne peut encore être sauvé; demain peut être il Be serait plus temps. » Le maréchal lance trois colonnes, pourer les boulevards, la rue Sinbllonoré, les quais, la rue Saint-Antoine, occuper le marché des Inocents, la place de Grève et celle de la Bastille. Ces tilones n'avancent que sous nn feu terrible, partant des bar Mmes, des fenêtres, des toits, sous une gréle de projectiles delbute mature, et n'accomplissent leur mission qu'au prix de féries considérables. En outre, les soldats manquent de vivres
dsuffrent d'une chaleur torride. Les points stratégiques dési-
js par Marmont étaient occupés; mais entre ces détache
l Meniset le maréchal les communications étaient coupées et ne se
sent que difficilement par des officiers déguisés. Dans la soi-
rée, lé maréchal ordonna à ces troupes de revenir vers lui, ce
qu'elles ne purent accomplir qu'avec des peines infinies, sous une
gtle de halles, en perdant une notable partie de leur effectif. Vilôtel de Ville resta au pouvoir de l'insurrection.
À Saint-Cloud, on persistait, malgré les messages peu rassurants
du due de Raguse, dans une eontiance imperturbable, Le prince
310 MONARCRIE CONSTITUTIONNELLE,
de Polignac et les ministres, en permanence aux Tuileries, général de Marmont, ne montraient pas moins de sécurité. de camp du maréchal, élant entré pour rendre comple à de l'état des choses, revint tout effaré, disant : « Nous : premier ministre qui n'entend même pas le français. »
avait exprimé des doutes sur la fidélité d'une partie des < Hé bien ! avait répondu M. de Polignac, qu'on tire sur la 1
De longue date, il existait une rivalité jalouse entre royale, corps privilégié, réservé aux meilleures garnisor troupe de ligne, un peu dédaignée, reléguée à Paris dans | tiers excentriques et exclue des services d'honneur, de des Tuileries. Il y avait plus d'aflinité entre ces soldats et lation ouvrière. Les insurgés avaient pour eux des mén auxquels ils répondaient par une inaction presque « plusieurs corps avaient livré leurs casernes, leurs arm munitions.
Journée du 29. Le 29 au matin, Marmont avait rappelé détachements, tous les petits postes épars dans la ville el s'é centré entre la rue Saint-Honoré, les quais et la rue du Lo cupant ce palais, celui des Tuileries, la place Vendôn Champs-Élysées, ayant ainsi ses communications libres ave Cloud, mais ne tenant plus rien dans le reste de Paris qu serne de la rue de Babylone, gardée par des Suisses.
Dans la matinée, sur les instances de quelques maires € Marmont se montra disposé à une suspension d'armes pou dre le résultat de démarches lentées à Saint-Cloud. Les m municipaux s'étaient rendus vers les insurgés el avaient o cessation du feu. Un incident imprévu changea la situation
Entrainée par les exhortations, la troupe stationnant pl dôme abandonna sa position pour aller se mettre aux on députés réunis chez Laffitte. Apprenant celte défection, 1 envoie l'ordre à un des deux bataillons suisses qui dèfe Louvre d'aller place Yenddme et à l'autre bataillon de se trer. Le commandant, comprenant mal cet ordre, relire le placés aux fenêtres et sous la colonnade et les rassemble cour. Voyant la colonnade déserte, un gamin monte au d'une trémie destinée à déverser des gravuis et se montr ment à une fenêtre sur la cour. À son aspect, les Suisse: que le peuple a escaladé la colonnade; ils se précipitent «1 dre vers la voûte de l'horloge et fuient emportés par la
RËcae DE Cuantes x. — 1850. s71 rx Tuileries. Les défenseurs de ce palais, entraînés à lgor endoment l'intérieur et se sauvent par le jardin, où Mares rails avec peine, se replie sur le bois de Boulogne et va #räSaint Cloud que Paris est perdu.
Moment, là caserne de Babylone, attaquée par une
commandait un élève de l'École polytechnique, Va di y fut tué, était prise aprés une vigoureuse résistance. Maille était gagnée. Paris tout entier s'était levé avec un lanime; jetmes gens, ouvriers, commerçants, industriels, ln de toute condition avaient bravement payé de leurs pèr=
acheté la victoire et pouvaient à bon droit ap- , ces journées que l'on a essayé plus lard de rendre B:œux qui les ont décriées neles ont pas vues, De tous les 3 de tous les députés de la droite, de tous les courtisans si Be, si arrôgants avant la lotte, pas un seul ne prit un fusil ou let ne vint combatire aux côtés des soldats qui tombañent défense de la royauté. Ce ne furent même pas eux qui allérent lir et soignèrent leurs blessés ; ils laissérent cette lâche nité aux insurgés, qui n'y faillirent pas : les soldats du dralanc trouvérent dans les ambulances improvisées ou dans ëments particuliers les mêmes soins, la même sollicitude i défenseurs du drapeau tricolore.
éwution était faite le 29 au soir. La lutte en fut le côté hé- - À quoi devait-elle aboutir? Ce fut le côté peu brillant. Aécuoss pes néputés. — Dans la journée du 26, des réue députés avaient eu lieu chez M. Bérard, chez M. Delaborde; ai pu rien résoudre; le mot de protestalion avait épouquand déjà la protestation. signée des journalistes courait ris. Dupin, surpris chez lui par quelques-uns de ses colvoulait bien donner une consultation juridique, mais non e, n'étant plus député puisque la Chambre était dissoute. ine croyaient pas que, mème en admettant l'illégalité des inces et l'existence légale de la Chambre, les députés pusr valablement avant le 3 août, date de la convocation régubacun cherchait une raison de ne rien faire.
7, on se réunit chez Casimir Périer, sans résullat, puis 1dry de Puyraveau, où M. Guizot apporla un projet de pro a rédigé par lui, pâle et fade copie de celle de la presse. dut bien l'adopter, mais on ne voulait pas le signer. On ours à un expédient plus prudeut que brave. Ou mit à la
572 MOMARCIIE CONSTNUTIONNELLE,
suite du texte les mots : Étaient présents, que l'on fit suivre des noins. Il y avait une quarantaine de personnes; on en inscrit plus de soixante.
Lalfitte et Lafayette étaient absents. Avertis, ils se hâtérent de revenir. Lafitte était à Paris le 27 au soir. Lafayette arriva dansk nuit. Laffitte ouvrit son hôtel aux réunions de députés. Tous os tribuns, si hardis en paroles, étaient sans force quand il fallait passer à l’action. Une dizaine à peine se montrèrent résolus à pose la lutte jusqu'au bout, entre autres Laffitte, Audry de Puyraven le général Gérard, Lafayette, Mauguin, de Schonen.
Dans la journée du 28, Lafitte, Gérard, le général Lobau, Mes guin et Casimir Périer, firent auprès de Marmont une démarc de conciliation qui resta sans effet.
Le 29, deux pairs de France, MM. d'Argout et de Sémonsik eurent aussi une entrevue avec le maréchal et avec les ministse sans être plus heureux; ils se décidèrent à aller à Saint-Cel: Marmont leur donna un billet d'in formules de respect, » auprés du ru même Lemps que le prin ieut suivis de prés: M. de Vitrolles Pendant ce Lemps, le général Lafay ment de la garde nationale et s'instà plus tard, par ar
te prenait le commande à l'Iôtel de Ville. Un Le ui nnicipale normé min de l'hôtel Laftitte me de MM. Lañitte ir l'érier, Lobau, de Schonen, Audry général Gérard reçut le connai actives, On n'avait pas usé constituer un 4 nement JrOvISOIE Habitués à lemnentai les députés voulais mettre une apparence de le galté dus une situation absolumes illégale, Si les citoyens de P eussent été aussi formalistes, ke lent trivimphé.
Saint-Cloud trouvèrent le roi n'ayant ri ion et di lusions. IL refusa de révoqu chugea le due ae re d» former #
Û d'Argout :
is avec M. de Ÿ deud. Tous trois allérent M. de Sémomille, fatge se renditent a li
de sun obstin:
vrdontances, ui
qu'ils avaient trouvé Hôtel de Ville, où ils tureut rentra chez lui tandis que les deux Faille. Ms ment miens écont
BONE DE CHANLES x, — 1850. 575 dire d'une révolution offrayait et qui étaient prêts à entrer ipesilinn avec Saint-Cloud. Mais les négociateurs n'avaient (picæolficielle ; on rappela que M. de Forbin-Janson, beat= tue de Mortomart, avait promis de venir le soir avec le Lrésolut de les atiendre pour prendre une résolution.
Le pvc »'Onuéass. — Jusqu'à ce moment, la population pa tasaît combaflu aux cris de: Vire La Charte ! à bas les Bourais aucun nom n'avait encore été prononcé. Aucun acte poussé à la déchéance de Charles X; rien n'était done irré=
élacteurs du National, qui avaient eu l'initiative de la ré Hersignirent-ils un accommodement qui, en maintenant la éainée, eût tout remis en question et voulurent-ils provoautre dénoûment pour ne pas perdre le fruit de la révojecomplie ? toujours est-il qu'ils prirent encore l'initiative de Hs pensée d'un gouvernement nouveau. Le 30, ils firent #, el répandre à profusion, un placard ainsi conçu
ares X ne peut plus rentrer dans Paris; il a fail couler le 1 peuple.
république nous exposerait à d'affreuses divisions; elle nous srait avec l'Europe.
:duc d'Orléans est un prince dévoué à la cause de la Révo-
? duc d'Orléans ne s'est jamais battu contre nous.
: duc d'Orléans était à Jemmapes.
* duc d'Orléans a porté au feu les couleurs tricolores; le Drléans peut seul les porter encore; nous n'en voulons pas
duc d'Orléans s'est prononcé; il accepte la Charte comme avons toujours voulue et entendue.
st du peuple français qu'il tiendra sa couronne. »
leux derniers paragraphes étaient un peu Léméraires. On ne encore ni ce que ferait, ni même où se trouvait le duc d'Ur- Laffitte avait, dans la matinée, chargé M. Édouard de Rigny s'en informer. Un peu plus tard, M. Thiers était parti pour avec Ary Schefier, qui avait donné des leçons de dessin aux u duc. Aussi, le placard fut-il modifié et des exemplaires mt: «Le duc d'Orléans ne s'est pas prononcé; il attend vœu et acceptera la Charte... »
Thiers et Scheffer furent reçus par I duchesse d'Orléans ct
la princesse Adélaïde, sœur du duc. La première se montra se prise et mécontente, la seconde déclara que sa famille se mettrai à la disposition de la France, et elle offrit de se rendre à Paris. à convint que le duc serait ins de la demarche faite.
Quand les deux délégués revinrent à Paris, les députés étaien réunis au Palais-Bourbon. D'après leur rapport, une commissist de cinq membres fut envoyée au Luxembourg pour proposer pairs de nommer le duc d'Orléans lieutenant général du royamss Ils y trouvèrent M. de Mortemart arrivant de Saint-Cloud avec & ordonnances qui révoquaient celles du 25, l'autorisaient à forms un ministère et lui donnaient pleins pouvoirs pour adopter te espèce de condition. C'était là le résultat de nouvelles démarchs faites, le m: à Saint-Cloud, par MM d'Argout et de Vitrels M. de Mortemart s'était rendu aussitôt auprès des pairs ses call gues. La paire était sans aucune influence sur le peuple ; elle nd envoyé un des siens, M. de Sussy, porter les ordonnances # Palais-Bourbon tandis que les cinq députés arrivaient au Luxe bourg. M. de Sussy venait trop tard. Laflitte refusa les piéces qu le pair lui présentait. M. de 51 s'adressa au général Lafayette, à la commission municipale. Va ls répoudit partout : « IL est trop tard. »
Pendant ce temps
c d'Orléans pour le deux Chambres et l'inviter à se rend ë de ré
d'Or
à Paris. Cl
t l'avis, transmis pa . IL manifesta une grande pe
partir pour Pari truisit LaPitte qu
lui disaut que les lemps à perdre. Il terminée p:
aviserunt aux in0y droits des cito Chambre l'acer Déclaration anne Jes garanties assurées à là nation (révrganisalion de la garde we
n'y avait pus d une courte proclamatis
6 MONARCHIE COXSTITUTIONNELLE.
de six à sept mille hommes armés se portait sur Rambouillet : à pied, soit en toute espèce de véhicules. La Chambre, de son oi avait fait partir trois conunissaires , le maréchal Maison, Schonen et Odilon Barrot, chargés officiellement de veiller à La : relé du roi, et officieusemient de le faire s'éloigner au plus vite.
Quand les trois délégués arrivèrent (3 août), Charles X et son | venaient de signer leur abdication au profit du duc de Bordes et de nommer le duc d'Orléans régent avec le titre de lieutenant { néral. L'acte venait d'être envoyé au duc.
$ VIT. Déparr ve Cuanes X. — L'annonce de la prochaine a vée des Parisiens, que le maréchal Maison assurait devoir être nombre de 60 à 80,000, décida le vieux roi à quiter Ramboeill Sa première intention avait été de se relirer derrière la Loire. R détermina à gagner Cherbourg afin de s’y embarquer pour l'A gleterre. Le voyage se fit lentement. Charles n'arriva à Cherbos que le 16 août et s'embarqua le mème jour. Ses gardes du cor qui l'avaient suivi jusque-là, lui remirent leurs étendards et | firent leurs adieux. Puis, il quitta la France pour i emmenant avec lui son petit-fils : un autre roi
it la Restauration, dans un combat fatalement non qu'il fût décrété par un Destin implacable, ou une Frovides exible, mais parce qu'il était dans la logique des choses dd ions des hommes.
ÿIX. La Resraunanios. -— La Restauration eût-elle pu durer 4 France? ? Oui, incontestable ù si l'on ne regarde que les dit UE. La royas que contenail
ie a vécu quinze ans par les choses bonn harte, elle a succombé par les choses mauvaises qu'on a vouls mettre. L'erdonnance du à septembre 1816 était selon l'esprit la lettre de la la royauté restaurée ses qu es de 1K50 étaient contraires prit, sinon absolument au texte littéral de la Chitrte : elles & amené la chute de la branche alnée.
Louis XVIII, par ité de sou corps, n'a pas pu, plus 4 Charles! X, par l'infirmité de son esprit, sions mesquines de coteries qui leur eachaient la v pas eu une assez haute conception de la politique nécessaire en le temps pour être les rois de la nation et non pas les chefs d'u parti, Hs ont mis en face l'une de l'autre deux France qu'il «
wcnr tir émanLre x — 1850. 77
Wine dans l'autre. Le duel a commencé avec le pre la Restauration et n'a fini que le dernier : le passè no à prévaloir contre le présent et l'avouir.
& période de quinze années, on ne voit que les fautes nent ot on la dédaigne 1! faut y voir aussi ce qu'un ment la nation, et l'on admirera.
La étéplus grandiose, plus héroïque, plus terrible pendution:; maisà auéune époque elle n'a été plus active, & plus vivante dans loutes les voies ouvertes à l'énergie e de IRA4 à 1830, La tribune française a eu des ora= mé devait puis attendre après quinze ans dé mutisme ét énce a porté l'influence dé notre patrié sur tous lk Monde ; la presse à improvisé des écrivains de premier vitres ont eu une Renaissance inespérée après l’'abaisln période impériale ; des génies nouveaux ont élevé ce Th une hauteur que d'autres époques ont pu atteindre, point dé, l'Histoire a dé renouvelée avec un éclay . les be: , les sciences ont tenté et ouvert des Ales: l'industrie a préludé aux prodiges qu'elle devait in peu plus tard. La France revenait à une vie nouvelle leuëme qu'elle la tirait, sans attendre l'initiative offi-
parle spectre de cette France qu'elle ne connaissait plus, rance caduque d'avant 1789, de la France des éanig jeune et nouvelle se retrempa aux inspirations de , sans avoir à en subir les terribles nécessités, et, à sème, elle en retrouva et en ressaisit l'épée. alors la vie intellectuell mt puisé un esprit de dévouement, une générosité d'aspiraliunts, une « sentiments qu'ils n'ont pas tout à fait perdus : il leur uelque chose du grand souffle qui les à touc atriolique, par la poésie, par l'art, par tout ce qui élève “andit l'esprit.
emement de la Restauration a servi la France 1 mes, il n'a pas fait que des fautes. IL a payé la l'empire : il a mis l'ordre dans la comptabilité publifait de bonnes lois financiéres el conne rine de la France, reconstitué son S'ila fait l'injuste guerre d'Espagne, il à rendu l'indéà la Grèce et purgé la Méditerranée des pirates ba
378 MONARCHIE COXSTIFUTIONNELLE.
resques. Ce sont là des titres d'honneur qui n'effacent pas 5 tes, mais qu'on ne doit pas lui contester.
Le gouvernement de la Restauration n'a pas su vivre liberté de la presse; il a du moins respecté la lib la tribune. Il n'intervint pas, en effet, dans l'affaire de ! encore qu'il eût été généreux à lui de prendre la défense adversaire. La majorité en reste seule responsable; il faut rect cependant une sorte de franchise dans sa brutalité.
Enfin la Restauration a, sans en avoir eu Conscience, n grand service au caractère nalional, elle l'a releré de la: imposée par l'Empire. En repoussant inflexiblement toutes pirations de l'opinion, elle a contraint le sentiment public i plier sur lui-même, à tendre tous ses ressorts, à concentrer volonté vers un but unique : la conquête de la liberté. Le j pour effectuer cette conquête, il a fallu sacrifier la dym France a promptement pris son parti : elle a tourné contre tauration toutes les forces que celle-ci n'avait pas su tournt profit. :.
La révolution de Juillet s'est faite à Paris, mais toute la F était de cœur. Sur un seul point, à Nantes, il y eut entre la tion et la troupe une collision sans importance. La dynastie, € revenue au milieu de l'enthousiasme, s'en alla dans l'indifl
340 MOMARCIIIE CONSTITUTION ELLE.
les deux Chambres furent abaissées. On supprima laseptennahté, ll gislature fut fixée à cinq ans avec renouvellement intégral. La reñigs de l'État disparut, mais on crut devoir constater que le cathoticier était la religion de la majorité des Français, fait de statistique de la place n'était pas là. La censure fut abolie, avec mention qu'elle: serait jamais rélablie. Le jury fut rendu à la presse. Les trois leurs furent déclarées celles de la nation. L'organisation de la pt rie, la liberté de l'enseignement et quelques autres questions fer remises à des lois ultérieures.
La Charte fut précédée d'une déclaration portarit que « le li est vacant, en fait et en droit et qu'il est indispensablement besi d'y pourvoir. » Le texte amendé de la nouvelle Charte suivai i préambule. Venait ensuite l'invitation au duc d'Orléans d': de jurer la Charte et les institutions qu'elle indiquait, et après acceptation et ce serment devant les Chambres assemblées, à pi dre le titre de roi des Français,
Lans la discussion ouverte sur ces dipositions, plusieurs orstes stes, entre autres MM. de la Bourdonnaye, Hyde de Neuville: Berryer, prirent la parole, déclarérent être sans pouvoirs pour pl clamer la vacance du trône et transférer la couronne. Au mom du vote, cs députés et une vingtaine d'autres se retirèrent. Pt sieurs donnèrent leur dénnission après le vote.
La Chambre adopta l'ensemble par 219 voix contre 35, sur # volants.
A la Chambre des pars, Chateaubriand seul prit la parole. Te eu rendant hommage à la légitimité et à l'énergie de la résiste des Parisiens, tout et nant les coupables conseillers avaient poussé Charles X à la violation de la Charte, il revendiÿ droits du jeune Henri Ÿ, en faveur duquel avaient abdiqué # aïeul el san oncle. 11 déclara, d'ailleurs, que pour lui, il se rein de la vie politique,
Après cet unique discours, la Chambre haute adopta par 89 w contre 10 la déclaration des députés. I y avait 414 votants; 154 nt des bulletins blancs.
Ainsi fut officiel accomplie la dé ce de la brand Quelques amis, en bien petit nombre, lui donnérent de pt noignages de regrets ! Uù étaient les nombreux fidià NE promis de combattre et de mourir pour elle?
Le 9 août, les deux Chambres se réunissent dans la salle promi soire du palais Bourbon. À denx heures, arrive le lieutenant géné
ment reçu mandat de pourvoir aux suites de cette double ére: lité. La révolution accomplie, qui avait pouvoir de dissout Chambre nouvellement élue et d'en convoquer une nouvelle de changer la loi électorale ? De nouvelles élections auraient, « leurs, envoyé une Chambre composée comme celle de juin, ave légitimistes en moins. Si Louis-Philippe eût soumis son élec la ratification de la nation, il n'eût pu consulter que les éles censitaires, car personne alors ne voulait ou n'eût osé pra le suffrage universel. Qui doute que ce plébiscite restreint æ pondu autrement que n'a répondu plus tard le plébiscite du su universel en 1854, en 185, en 1870? La Chambre de 183€ issue d'un assez puissant mouvement de l'opinion publique croire qu'elle représentait fidèlement la France. Elle a peu excédé son droit devant l'abstraction des principes ; elle a £ qui était pratiquement possible devant la réalité et les exigt des circonstances.
On a reproché à Louis-Philippe d'être Le roi de la bourgeois le fut, en effet, si l'on donne à ce mot de bourgeoisie la seuh gnification qu'il puisse avoir, en France, depuis 1789, c'est-b si l'on désigne par là l'ensemble des fractions intellige lettrées, industrieuses de la population, n'ercluant pen et accessibles à tous. Dans lee siècles antérieurs, n'était-ce p bourgeoisie, même privilégiée, qui depuis le temps d'Étienne N avait lutté contre la royauté, la noblesse el le clergé? qui, en ! avait renversé tous les privilèges en proclamant l'égalité des Joi? qui avait aboli la monarchie, défendu la révolution at plus terrible énergie, sauvé l'indépendance nationale et fora les rois à traiter en vaineus avec la République ? Sans doult
; ule dans cette lutte, et ce qu'on appelle e
n « le. peuple » l'y avait admirablement secondée ; mais c'est ell fut l'iniliatrice dans la Constituante, dans la Législative, da grande Convention nationale. Aprés la compression militai PE elle reprit sou rôle d'initiatrice sous It Restaur Île accepta de bonne foi, ave la Frauce entière, qu'elle € taintenir ou de ramener dans la voie libérale, Quand elk reconnaitre l'irrécon lité de l'esprit royaliste et de l'esp béral, quand il fallut reprendre la lutte de 1789, la « bourg française » se remit résolüment à la tâche, mena vivement la pagne, et quand elle en fut réd à recourir aux anne 14juillet et du 10 avût, elle fut la premiére à donner le sg
MoMncuie DE AUILLET. — 1850, 385 tds montra partout aux premiers rangs devant le
Hit 1870, cette « bourgeoisie » moderne représentait Uimmense majorité de la population française, et elle Vuroïre que son règne était arrivé. Son erreur fut de 1850 était le terme et non pas une simple station du lique, dé mé pas voir qu'il ne fallait s’y arrêter un m0— br reprendre un nouvel élan, et que, si la possession un signe, d'ailleurs incertain et discutable, de la ca nelle, 1 y a d'autres droits qu’elle ne représente pas, ents sociaux devant qui 1789 a fait tomber les bar- , ét devant lesquels il reste à (aire tomber les barent redoutables de la misère et de l'ignorance qui la l'aussi l'erreur de « son roi. »
un grand progrès étail réalisé. La vieille fable du droit e, et, avec elle, la théorie qui faisait d'an peuple réditaire d'une famille privilégiée. La nation rentrait de de sa souveraineté, et c'est d'elle seule que reletement nouveau. À la vérité, cette souveraineté sem r à l'instant même en restaurant une autre famille ansmission héréditaire de la couronne. Mais, qui ne ait lune fiction légale, une vraie délégation, qu'une peut aliéner le droit et la liberté des générations le jour où le peuple français ne serait plus d'accord ‘aire auquel il confiait la gestion de ses biens, le rait sa souveraineté et le roi perdrait tous ses droits ? mi les fondateurs de la royauté nouvelle, devait voir
« wrisrère. — Le 1 août, Louis-Philippe commposa binet : Dupont (de l'Eure) à la justice, Gérard à la à l'intérieur, Sébastiani à la marine, duc de Broglie publique et cultes, l'abbé Louis aux finances, Molé angères. Le roi se réserva la présidence du conseil et le ministres sans portefeuille à MM. Laffite, Casimir et Dupin. M. Odilon Barrot fut nommé préfet de la (de l'Ain) préfet de police, Dupin procureur général issation, M. de Schonen procureur général à la Cour
ur, une ordonnance du roi licencia les régiments dé
584 MONARCHIE CONSTITUTIONMELLE.
D'autres ordonnances conférérent la dignité d'amiral à Deperè, celle de maréchal à Gérard, et rétablirent sur les décorations de à Légion d'honneur l'efligie de Napoléon, avec deux drapeaux trislores croisés, au revers.
Le 14, Louis-Philippe promulgue la Charte qu'il a jurée le #.
Le 16, Lafayelle est nommé.au commandement de toutes les gardes nationales de France qui se réorganisaient rapidement. @ considérait alors cette institution comme une des garanties tielles de l'ordre et de la liberté, el comme devant devenir la d'une organisation militaire qui supprimerait ou alténuerait dérablement la charge des armées permanentes. La fonction férée à Lafayette était d'ailleurs temporaire, en attendant ss définitive sur la garde nationale.
$ IL. — Sosersstox 0 muvaiz. — Toute révolution, la ples Hs gitime comme la plus frivole, est une perturbation plus ou meisi profonde qui, pour un temps plus ou moins long, alarme les isdb rèts et suspend le travail. Or, dans une société fondée comme cl de la France actuelle, sur le travail de tous. la brusque et
plète cessation des travaux produit en jeu de jours de great souffrances, qui se font sentir surtout dans la population ouvriérel laquelle l'épargne est rendue impossible, autant peut-être per à unestes habitudes que par la modicité des salaires.
Aussi, dans le cours du mois d'août, vit-on errer par les rues à
aris des bandes d'ouvriers, hommes et femmes, en un état de dé
aient du secours à défaut du tres
nüment navrant, qui récl absent.
prélever un erédit de cinq millions à distribs née eux, Quelques industries, entre autres lis travaux pour ermplon les ouvriers. Mais à ou des expédients on des pallisti insuflisants. 1 ne dépend pas tout à fait des gouvernements € rappeler la confiance alarmée, et aucun trésor public ou les | Proinits du travail. Toutefois, ces manilestations d'at rent aucun ésart
primerie,
te mont. —Lt
les X, MM. de P chantelauze, arré Quel sort allait-on leur rései
sur ds s er? Le sentiment le plns généraln
sance ne stuiuer. — LA5Û. 585
LT contre. eux il ne parlait de rien de peine capitale.
leSsirerte demanda aussitôt que ces conseillers des or de Juillet fussent mis en accusation. La Chambre dos pis, le 20 août, cette demande, que ratifia le lendemain des pairs. Le 26,les quatre prisonniers furent amenés de Vincennes et incarcérés dans le donjon.
Lternps que Salverte déposait sa motion, Victor de Tracy tune pour l'abolition de la peine de mort. Celle-ci était gr celle-là. Victor de Tracy redoutait, et beaucoup x lui, des rigueurs qui pourraient laisser une trace uw une révolution où le sang n'avait coulé que dans le proposition qu'il faisait, très-conforine au sentiment du sait l'horreur contre la mort violemment donnée jusqu'à l'exercice de la chasse, l'était aussi aux inclinations des mais la foule y voyait un moyen de soustraire le prince el ses complices à la peine qui pouvait les atteindre. la proposition eût peut-être été immédiatement convertie s magistrats et les autorités militaires n'eussent réclamé >rusque adoption d'une mesure qui devait amener un nt considérable de la législation pénale. On nomma alors ssion chargée d'examiner à fond la question ct de prépaet de loi.
socveuses. — Le 18 août, la Chambre des députés vota ribuant soit des pensions, soit des secours aux citoyens 18 les journées de Juillet, aux veuves et aux enfants de aient péri en combattant. C'était une dette de reconnais
+rmement, pour se conformer aux prescriptions de la arte, avait présenté divers projets de loi qui devaient sfaction, sur quelques points, à l'opinion publique. D'aupour objet de pourvoir à des nécessités présentes. Parmi rs, il ÿ en avait un relatif à la publication des listes et du jury et un qui soumettait à la réélection les dé dans le cours de leur mandat, étaient nommés à des subliques rétribuées on recevaient de l'avancement. Ou overser sur la question de savoir si les fonctionnaires vent être exclus des assemblées législatives, mais quand mt pas. il est de toute justice que les électeurs qui ont rs suffrages à un citoyen mdépendant suient appelés à
décider s'ils veulent le lui continuer alors qu'il a acceplé des fonctions pouvant engager sa liberté d'action. Dans la seconde série, æ trouvait une loi modifiant provisoirement la loi électorale, en we d'élections que rendaient nécessaires la démission d'une centams de députés qui avaient refusé le serment, et des annulations pre | noncées lors de la vérification des pourvoi
$ VI. Le laxruéox. — Une ordonnance royale du 26 août réels un vœu trés-populaire, en rendant l’église Sainte-Genevière, à à sépulture des citoyens illustres, en lui instituant le nom de Pas théon et l'inscription Aux grands hommes la partie reconnaissæds. Cependant, sous la monarchie de Juillet, aucune sépuliure n'est Bat dans ce temple. On y plaça seulement des tables de bronze sur lesquelles étaient gravés les noms des citoyens tués dans les jouralss des 97, 98 et 99 juillet. Ces tables ont été enlevées aprés le 2 & cembre 1851,
$ VIL Rexce pu rot, — Le 94 août, Louis-Philippe passa clamp de Mars une revue de la garde nationale qui ÿ parut ne brense, brillante, enthousiaste. Le roi était accompogné de Le fayette, et tous deux furent accueillis par des acclamations @é étaient la consécration populaire du vote des Chambres pour lé lection du roi. Louis-Philippe manifesta sa satisfaction par des = Imvignages de ble effusion.
“Cette satisfaction allait être promptement troublée. AbÉ —Un seul membre de l'ancees demeuré en France après l'exil de Charles L due de Bourbon, un des chefs de l'armée de Conde aghien, et, depuis l'exéeution de son hs, le seal
gué de la cour, il vivait tantôt dans le château de Chantilfe Lntôt dans un autre, plus modeste, qu'il possédait à Saintleæ- Taverny. IL avait ramené d'Angleterre une maitresse qu'il 28 moyen de faire épouser à un homme h À loyal. M où il avait 8 ss du prisé ane duminait d'une taçou absolue # de Lui un legs considérable; elle vait, d'ailleurs, par ment, le prince laisait la ps grande p de sa fortune au duc d'Aumale, quatrième fils dt due d'Orléans. La lumille d'Orléans cuniraissait aussi cette dspe silion.
588 MOXARCIIE COXSTITUTIORNELLE.
elle it assuré encore la complicité de cette même fami c'est-à-dire l'impunité.
Tout cela était insinué, sous-entendu dans les publications fai en France à propos soit de la mort du prince de Condé, soit procès intenté par les Rohan- Dans des publications faites à l'étn ger, dans les conversalions privées, on ne gardait aucune réserve le nouveau roi élait formellement accusé de parlicipation meurtre.
Cet événement, dont la nouvelle éclata le lendemain mème la revue du champ de Mars, frappa vivement l'opinion publig qui cherche toujours des causes extra-naturelles à la mort d princes, el fut cruellement exploité par la haine politique. Les règ blicains eux-mêmes ne se firent par faute d'entretenir les 304 çons contre le roi. Les circonstances de la mort du prince rest encore et resteront vraisemblablement toujours obscures ; aucæ ion nouvelle ne «est produite après la chute de Louis-Pi ne de Feuchères est mvrte, emportant son set nde fortune à son mari, quit l'assistance publique. Led qui lui était léxaleme
l'a pas acceptée et en à fait à a recueilli l et a, plu
( un de ses fils Le titre de pris de Condé. Louis-Philippe pu désirer que ce grand hértx
ais rien u'a autorisé, ni dans les faits ot e de l'homme, des soupçons que l'anismosi e à exploiter et qui trouvent un accèstn as populaires.
vis LE L'Évrore.— Les commentaires pron ètre un ent pet pour son gout oir des inquidtodt
vint dans sa f nus, ni politique e facile dans 1 six
ient pas un embar d'autre part, pouvait con
le la révolution de J Cette révolution dé
sait de AREA comme en 119, ce qu'a contre la France, bic
cure apoléon el
encore un Bourbon ; s contre l'usurpateur ant que les monarques s
: de vouloir la paix à fout prix. On ne doit rien vouloir à as même la paix, ce grand bien, pas même la liberté,
danunent de son soût personnel pour la paix, Louis-Phigait qu'au lendemain de la révolution, il ÿ avait danger à ane coalition qui existait encure en droit et en fait, au ar les conventions diplomatiques. Sans doute, la France supter sur les sympathies populaires en plus d'un pays sait l'oppression indigène ou étrangère et qui, après Juilwdait, chaque jour, si le drapeau aux trois couleurs issait pas sur le Rhin, sur les Alpes, sur les Pyrénées. glrieuse destinée de notre patrie d'avoir êté, de rester Inème après de grands désastres, l'initiatrice et l'espé- # autres peuples el d'avoir quelquefois implanté ailleurs s qu'elle n'a pas su conserver chez elle. Au mois d'août at-elle en mesure, avait-elle des motifs pour entreprendre le universelle? Que l'on viut lui contester le droit de gér: le l'entendait ses affaires intérieures, que l'on prétendit ändre, par les armes, à reprendre le roi qu’elle avait 1 chasser le roi qu'elle s'était donné, la France eût été en gitimme défense; réduite à la guerre, elle l'eüt poussée aussi et aussi loin qu'il l'eût fallu pour assurer sa liberté C'est ce que Louis-Philinne déclara aux cabines étrangers
390 MORARCOIE COXSTITUTIONNELLE.
roi refusa tout engagement. L'Autriche, la Prusse, le sauftrois, suivirent promplement l'exemple de l'Angle reur de Russie, à qui Louis-Philippe crut devoir écrit une lettre un peu trop obséquieuse, répondit d'une f hautaine et impolie. Le plus infime des principicules i de Modène, refusa catégoriquement de reconnaitre le nouveau de la France. On ne lui fit pas la guerre et. offrit spontanément ce qu'il avait refusé d'abord. La tour, refusa ce petit présent d'amitié, Le troïnième bouda la France fut Ferdinand VII, roi d'Espagne. On supposer que ce fût par tendresse pour la branche vait, à la vérité, à Louis XVIII d'avoir été réintégré d absolu, mais il en avait usé de façon à faire repentit tion française d'avoir effectué la Restauration espagnc témoigné de sa gratitude que par de mauvais procéde des avis les plus salutaires. Son refus de reconnaitre ne pouvait donc être qu'une boutade de ce caractère inégal. Le gouvernement français ne s'en émut pas; il pas davantage des préparatifs que faisaient en Franc espagnols pour tenter de ranimer dans leur patrie berté. Leur tentative ne rêus a France n'y av obstacle; elle n'avait pas l'obligation d'y aider. L'insu les reproches des réfugiés espagnols et des républic Ferdinand, de son côté, réfléchit et reconnut Louis-F Les dispositions pacifiques du roi n'étaient pas grande partie de la nation française. Les traités de ÎK de Waterloo, les traités de 4815, confirmant et azyrav dents, avaient laissé dans les esprits de profonds quine se manifestérent pas seulement par la ha Tourbons, que l'on rendait injustement responsables tres, mais aussi par un désir ardent de revanche. Les victoires de la République et de l'Empire se conservai mettaient traditionnellement dans les famill, avaient, de près ou de lvin, appartenu aux ai ou opposail ces glorieux souvenirs à l'huiniliation des venus dans les fourgons de l'étranger. Chasser ceuxla revanche de Waterloo était le rêve, la passion d'un: lie dn peuple français. La Restauration connaissait besoin impérieux, bien qu'elle songeait à rè romple et à son prolit, une partie du programme en
392 MONARCHIE CONSTITUTIONAELLE.
pour se défendre, que la Convention n'avait fait appel aux peu que pour repousser les rois, voulaient faire la propagande armée la liberté, susciter la révolution parmi tous les peuples soumi des monarchies, porter l'épée et le drapeau de la France partout éclatait une iusurrection populaire, en Belgique, en Espagne, Italie, enAllemague, en Pologne : c'eûl été l'universalté de la got révolutionnaire.
Ce fut là l'erreur du parti républicain ; il ne vit pas ou ne pas que les vrais révolutionnaires avaient toujours repoussé et testé la guerre, que les coups de force de la Convention éts d'effroyables expédients de combat, non des institutions de gog nement ; il se fit un faux idéal de la Révolution, procédant à l'étr ger par la guerre, à l'intérieur par des insurreufions et des Cow de salut public. Il y sacritia bien du courage, beaucoup de san non pas seulement le sien, d'héroïques dévouements, et ne réæ pendant longtemps qu'à s'aliéner une partie de la population t blée par les scènes de xuerre civile, effrayée par des thés
ment de Louis-Philippe des embarras et des din LS. — L'affaire des r ion du premier grief que c:tte partie de l'opinion Pub reprocha au gouvernement.
La sanglante tyrannie de Ferdinand VIl avait rejeté en Frans en Angleterre les hommes les plus disti guul. La révolution de Juillet, faite contre le gouvernement qua restauré Ferdinand, sembla aux exilés devoir amener une con de l'expédition de 1823. Cette contre-partie, ils n'eurent de demander que La France l'accomplit elle-même, mais ent que la France les laisserait, au moins, l'accouphr . Tous les hoinmes qui venaient d'arrive
pouvoir € plus où moins explicitement blimé la campagur 1825 : md, d'ailleurs, venait de bl roçauté nout eu ref meonnaitre, Les réfugiés se inireut donc à E
vre, ouvrirent des souscriptions, achetèrent des armes et des tu tions, enrdlérent des volontaires el se préparérent à entrer en pagne. Malheureusement, les divisions qui existaient dans Là pol uces du parti a sur des refu mn ire dévisive, il y eut divergence entre eur surtout entre les deux el litures, Valdès et Mina, qui ne sui
594 MONARCHIE CONSTITUTIONRELLE.
avaient laissé le souvenir le plus vivant, le plus aimé ; c'est es que fut honorée la mémoire de tous.
Le 22 septembre, jour anniversaire du supplice de Bories, | mier, Goubin et Raoux, les clubs, les sociétés populaires exi alors à Paris se réunirent à la place de Grève, au milieu d'un 4 concours de spectateurs. Des discours furent prononcés, no pour réhabiliter, il n'en était pas besôin, mais pour célébe mémoire des hommes qui avaient donné leur vie à La cause liberté. On les honora d'une manière encore plus digne d'a faisant signer, sur le lieu mème où fis étaient morts, une pé demandant l'abolition de la peine de mort en matière politiq y avait quelque générosité à le faire quand celle peine me directement quatre des hommes qui avaient, pendant trois j versé le sang du peuple de Paris.
A la suite de cette cérémonie exclusivement populaire, il fai ciellement décidé que l'échafaud ne serait plus jamais dressé: place de Grève, et il n'y a jamais reparu.
$ XUL. Cuoss, — La Restauration avait eu l'art de réunir e seul faisceau tous les éléments d'opposition successivement = vés contre elle. Cette union fit l'élan unanime qui renver branche ainée, Après la victoire, chacun retourna à ses doci de préférence. Si le gouvernement nouveau rallia autour de bai ceux qui n'aspiraient qu'à une monarchie constitutionuelle et 1 ques bonapartistes, il eut en face de lui les républicains, le grand nombre des bonapartistes, et à côté, ais en dehors d les légitimistes. 1 s'y joignit un nouveau genre d'opposition, à] remarqué sous la Restauration, mais qui prit alors un dévek ment considérable, c'est ce qu'on a appelé un peu plus tæ socialisme, un de ces mots commodes pour l'attaque aussi biet pour la défense, parce que, n'élant pas susceptibles de défin précise, ils laissent tout supposer, le mal comme le bien. A: époque, le socialisine <e composait surtout de deux doctrines] cipales : le saint-simonisme et le fouriérisme. Les partisans de et de l'autre se montraient assez indifférents à la forme pol pourvu qu'ils eussent la liberté d'association, de réuniva, d presse et de la parole, car ils n'entendaient faire qu'une propag pacitique. Îls avaient des lieux de réunion où ils appelaient le pt à venir, à des jours déterminés, écouter et discuter leurs princ C'élaient pour la plupart des hommes instruits, d'anciens élère PÉcole polytechnique, animés de généreuses intentions, qui ara
396 MORARCILE COXSTITUTIONKELLE.
en ordonna la dissolution. Les clubs disparurent; le crètes reprirent. Était-ce un moindre mal ?
Avant de se dissoudre, la Société des amis du peup lever, armer un bataillon et l'envoyer prendre part à 1 ment de la Belgique.