‹ Histoire des FrançaisChapitre 27 sur 90 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

1831. Le duc de Nemours élu roi des Belges. — Sac ère du 13 mars. — Les Autrichiens en La reine Hortense. — Procès des artilleurs. Vendée. Voyages du roi.

‘archevéché. —1 colonne Yendés

SL. 1851. Le oc De Nemouns écu noi es Bains. — À La'sui la révolution de Belgique, avait été élu un congrès national qui clama l'indépendance de la Belgique, prononça la déchéance inaison de Nassau et décida que la Belgique serait une mous Le 5 janvier 1851, le congrès résolut que le trône serait coul prince étranger, et parmi les nombreuses candidatures pred il arrêta que le choix aurait lieu entre l'archiduc Charles d'Autr le dac de Nemours et le duc de Leuchtenberg, fils du prince & de Beauharnais.

Le gouvernement de Louis-Philippe, en refusant l'annex la Belgique à la France, avait annoncé que le roi ne conset pas à ce qu'un de ses fils fût appelé au trône de Belgique. Ap résolution du congrès, le refus du roi fut renouvelé viticielle à la conférence de Londres ; celle-ci y ajouta que l'élection à de Leuchtenberg ne serait reconnue par aucune des cinq puisss C'était montrer peu de respect pour l'indépendance qu'on ven reconnaltre à la Belgique. Aussi le congrès n'en ünt-il 1 compte. Le 7 février, il procéda à un scrutin qui ne donna à 4 des candidats le nombre voulu de suffrages. Il fallut un s tour, où la majorité relative était seule exigée. Le résult celui-ci :

Nombre de votants, 192.

Pour le duc de Nemours. . . . . . 97 voix Pour le duc de Leuchtenberg . . . . 74 — Pour l'archidue Charles. . . . . . . 2 —

En conséquei des lielges.

Une députation fat envoyée à Paris pour annoncer au du élection. Le roi reçut les députés en audience solennelle, le 1 vrier au Palais-Royal.

Louis-Philippe se moutra très-reconnaissant de l'offre faite

e, le congrès proclama le duc de Xemou

f mosinene mi svner, — 185. ai

Ipple belge, mais il renouvela son refus, fondé sur ln ilmer en | une guerre générale dont on ne pourtai l'étendue ni les désastres. 11 rappela les maux que tt Napoléon avaient attirés sur la France en voulant imtéiness de leur faille aux peuples voisins, Il engagen les Lee 24m ser igier i

« qui ne perde jamais de vue que la liberté publique tes la meilleure base de son trône, comme animer maintien de vos institutions et la fidélité à garder ses fs seront les meilleurs moyens de le préserver de toute de vous affranchir du danger de nouvelles secoussés. » es surent trouver le prince exceptionnel que leur indi- #Philippe, mais celui-ci ne sut pas suivre lui-même Ia raçait pour un autre. Ceux qui en 1854 blümérent lu fe Louis-Philippe et qui ont véeu jusqu'ici doivent reque sa prudence fut dé Ia sagesse.

t ne L'Ancuevècné. — Tandis que Louis-Philippe faisait our la pacification de la Belgique, Paris était le théâtre grotesques à première vue, mais empreintes d'un déploalisme.

istes, disparus aux jours de combat, avaient reparu detaient railleurs, acerbes, injurieux dans leurs journaux, toutes les difficullés à la révolution. Le 21 janvier, ils er dans plusieurs églises de Paris des services funébres iversaire de la mort de Louis XVI; rien ne troubla ces s silencieusement et discrètement. Encouragés par ce tif, les partisans de l'ancien régime annoncérent dans naux une démonstration publique à l'église Saint-Roch, it d'un service commémoratif de l'assassinat du duc de assiné le 13 février 4820.

té informée interdit la cérémonie. Ceux qui l'avaient or- >ersistérent et la transportérent à Saint-Germain l’Auxer- Met, le 43 février, il y eut grande affluence de voitures et eurs à cette église. Des billets, distribués à la main, y nt ceux qui se présentaient à Saint-Roch. L'office terminé, it du duc de Bordeaux, des immortelles, sont attachés au de catafalque. près duquel se tiennent des gardes natioréguliérement commandés ; une quête est faile au profit 8 de la garde royale.

ant le bruit de cette cérémonie s'était répandu dans les

ations aussi coupa abattu, foulé aux pds, de l'église, dans Ja que dt

au service est envahie, dévasté tardivement appelée, ne peut que préserver l' destruction. Pour la protéger, on mit sur le portail cette mn Mairie du IV* arrondissement.

Les dévastateurs, mis en goût, ne s'en linrent pas là; dans la nuit, ils se dunnérent rendez-vous, pour le lendi à l'Archevèché. M. de Quélen, alors archevèque de Paris et clérical très-passionné sous la Restauration. un agent du parti légitimiste et n'était pas aimé dans l'ari matinée du 14, l'Archevèché l'ut envahi à son tour, sans q rité eût pris aucune mesure pour empècher le renuu nes de la veille. Les émeutiers ÿ pénétrèrent donc san La grille qui l'entourait sur le quai fut arrachée rt comme un frèle treillage. Tout ce que conteuaient les ape fut brisé, lacéré, lancé par les fenêtres. Un jeta dans la livres de la bibliothèque, les insignes épiscopaux, toute » jets précieux que le fleuve emportait jusqu'auprès du pe Des bateaux cherchaient à sauver des épaves, mais ce

l'eau se trouvait irréparablement détériuré.

bles an 1e de FArehesèché furent détruits us les Al,

paules et en LL Une croix de fer qui pitée sur le pa i

e de destruction était ee mardi gr

bout d'un bäte

L'Archevèché de 1850 ne conserva rien de aspect f

MoNanGME x auILLET, — 1851. 415 + res eonstruction moderne, vulgairé, sans emal. Je sac, il n'y eut pas autre chose à faire

ir. Les pertes regrettables furent celle des livres de seelle d'objets d'art qui se trouvaient dans les ap

sin l'Auxerrois furent brisés de magnifiques vitraux

iLees scènes sauvages ét pour en prévenir le retour, paraitre de toutes les églises les croix qui les sur= + tous les édifices publics les emblèmes fleurdelisés, 1 luismème à cette exigence d’une partie turbulente à; il gratta les fleurs de lis qui figuraient dans les famille, sur ses voitures et sur sa livrée. Plus tard, furent rétablies sur les monuments où on les avait

als eurent pour première conséquence la retraite arrot, prélel de la Seine, et de M, Baude, préfet de iplacérent MM. de Bondy et Vivien.

sur de mauvaises nouvelles venues de Pologne, des ieuses parcoururent cerlains quartiers de Paris et tres à l'ambassade de Russie, rue du Faubourg-Saint-

te pu 15 Mars. — Le ministère Laffitte était travaillé iments qui compromeltaient son autorité, gènaient e déconsidéraient devant la Chambre. Il avait cepenquelques lois qui amélioraient l'é cien, sans être qu'on aurait pu les fair sur la garde nationale, ations du jury, loi municipale, loi électorale, qui pour l'éligibilté et l'électorat sans augmenter assez étecleurs, lois de finances, etc. Plus d'une fois, dans , le ministère s'était trouvé en minorité ; il se retira. 1pe chargea du soin de composer un nouveau cabinet , dont il aimait cependant pas le caractère altier. ulut pour collègues que des hommes bien décidés à sa ligne de conduite. Le 13 mars, le ministère fut intérieur, Casimir Pi , président du conseil ; bé Louis; justice, Barthe; instruction publique et ivet ; guerre, Soult; marine, Rignÿ; commerce et 3, le comte d'Argout.

Casimir Périer inaugurait ouvertement la politique

La M violence. MAIS cette resistance à Ses NUL jusqu'à imposer ï de la die politique, car at 3 Malheureusement, majorités et minorités sont de uent les imustiess. Cell demander rien qui ne soit ri peut être concédé sans dangs Casimir Périer avait toute la fermeté nécessaire à un stance ; mais it supportait difticilement l'opposition tion même, ne cherchait pas à convainere ses adver à les écraser et il s'en faisait des ennemis.

Si Lou était le roi de la bourgroisie. Casim fut le u nt que ce mot de bourgeoisie.

classe bourgeoise, cas e, puissent encore avui une sixnification pri a lviélectorale en cou

ion et ne songea pas à la rendre plus libérale ; à la vé

provoque partis

A sable: celles ne sas

corder à temps ce qu

si orateurs les plus hardis de l'apposition parlementaire, M clarait qu'avec des électeurs payant 200 francs de eontr Franc» serait le pays le plus libre du monde; l'opinit ne demandait guêre plus alors et si les républicains pa vaguement de suffrage univers lisation se:

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it pas serlement sun péril pour l'ordre, il ressentait env,

A pren obtint-l deb Chambr à commander Le fe

contre Les attre ès tro itions.

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soanemre ve zumLer. — 1851, M5 faisait pas moins peur. Il s’en était formé une nalionale, ayant pour objet de eréer des

résistance contre le rétablissement dés Bourbons. Casi- Msppa de révocation des fonctionnaires publies qui éré à l'association.

e ministre avait d'ailleurs hautement formulé son , le 48 mars, devant la Chambre, en présentant une berédits et il l'avait fait avec une véritable habileté. cipe de la Révolution, disait-il, ce n'est pas l'insurrec- | résistance à l'agression du pouvoir. On a provoqué la l'a défiée, elle s'est défendue, et sa victoire est celle du bdignement outragé; le respect de la foi jurée, le res- K, voilà donc le principe de la révolution de Juillet, le gouvernement qu'elle a fondé. »

sine était spécieux. Mais qu'est-ce que la résistance à l'ai pouvoir si ne n'est l'insurrection ?

joutait-il, elle a fondé un [gouvernement “et non pas anarchie; elle n'a pas bouleversé l'ordre social, elle n’a à l'ordre politique. Elle a eu pour but l'établissement -mement libre et régulier. Ainsi, la violence ne doit être 3 ni au dehors le caractère de votre gouvernement it appel à la force, au dehors de toute provocation à l'inpopulaire est une violation de son principe. Voilà la ià la règle de notre politique intérieure et de notre pomngère. »

‘en dit Casimir Périer, avec la fausse distinction entre ‘let l'ordre politique, qui sont une seule et même évolution de Juillet y avait opéré un bouleversement ra abstituant la royauté élective à la royauté légitime, la #é de la nation à la souveraineté du ciel.

Mat là, à la vérité, et la grande majorité de la France s'y ve lui, mais il se hasardait trop lorsqu'il montrait la ume un cercle infranchissable au delà duquel il n’y avait 4espérer, rien à conquérir. C'est en prétendant poser des imusbles à la féconde mubilité de l'esprit humain que les dents arrivent à ces agressions contre lesquelles lui-même {la résistance légitime.

% Avrmiqmiens Ex Irauie, — Au mois de décembre précétte avait expressément formulé devant la Chambre le de non-intervention. Si la France consentait à se l'imposer

ré

déterminante de la retraite de Laflitte.

Les Autrichiens, en effet, se mirent en marche vers le:

insurg Lafayette, Chambre des députés, dit : « formellement à M. le ministre des affaires étrangires s° vrai qu'il a déclaré ofticiellement que le gouvernement consentirait jamais à l'entrée des Autrichiens dans les |

lement insurgés de l'Italie? »

Sébastiani répondit : « Entre ne pas consentir et faire il y a une grande différence. » Pour un particulier, s inais quand un grand pays comme la France déclare q1 sentira pas à un acte annoncé, cela ne signifie pas qu'i passivement accomplir. Lafayette eut raison de s'écrier conduite n'était pas compatible avec la dignité de la Fr:

Cependant, on laissa faire; puis, l'année suivante, gouvernements restaurés eurent, à force d'atrocités et d geslion, provoqué de nouvelles révoltes, la France ne : pas, comme en 1831, d'envoyer une escadre croiser si d'ltalie,

$ V. La coLonne, La Reixe Hontexse. — Le 8 avril, 1 nance royale avait prescrit le rétablissement de la statt léon sur la colonne de la place Venddme. Le à mai, ce devint le but d'hommages rendus par d'anciens soldats au souvenir de leur chef. Des rassemblements se el

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