CHAPITRE V
Affaire de Portugal. — esse. — Cour des pai:
de Varsovie. — Hérédité de la pairie. — Bannissement des B Scandales judiciaires. — Insurrection de Lyon. — Algérie. — Li sciences, — Étranger.
Dissolution de la Chambre, — Électio
SL. Dissouurion ne LA CmawRe. — Entre ces deux voyag nance portant dissolution de la
3 mai. Les collèges électora convoqués pour le à juillet et les Chambres pour le 9 : ordonnance, du 22 juin, rapprocha cette dernière € juillet.
SIL. Évecrions. — Les élections, surlesquelles le gous s’abstint de toute pression illicite, ramenérent 222 des d 1850: il y en avait 199 nouveaux; 34 élections doubles amener 17 réélections ; 1 élection était à recommencer sville. Deux cent trois députés sortants n nt pas à Comme on pouvait le prévoir, la majorité de la nouvelle était favorable
de, quand 0 pas une attention suflis de deux question at de «le ïs, puis ref ent résout de les exiger par la force
appi
truté deux F France, Le pouver:
ise humeur, hommage à l'escadre française.
À Sessiox ox 1831. — Le roi vint au palais Bourbon, le 25 ouvrir la session des Chambres. On attendait surtout ce Mdirait de la Pologne. Il annonça qu'il avait offert sa médiation celle des autres puissaaces pour arrêter l'effusion du
Mrasurer aux Polonais, » cette nationalité qui a résisté au
MA ses vicisitudes. »
Pour la présidence de la Chambre, l'opposition portait Lañitte ; Ministère M. Girod (de l'Ain). Ce dernier eut 181 voix contre Pdonnées à son concurrent. La majorité acquise au ministère Edonc seulement de cinq voix, et trois ministres avaient volé. Aa vice-présidence, les deux premiers élus appartenaient à l'op-
, les deux autres à la majorité ministérielle. mir Périer, vivement froissé de cet acte d'hostilité, remit ission au roi et entratna celles de MM. Louis et Mon-
Eütait une crise grave qui éclatait au début de la session, sur question de personnes et non de principes ou de conduile po— , avant que la Chambre eûl eu l'occasion de se prononcer le système du ministère.
Mi événement imprévu vint y mettre fin et donner de la force au dt.
AV. Isvasiox o6 La Beusiour, — À la suite du refus fait par Bui-Piippe d'accepter le trône de Belgique pour le duc de Ne-
420 MONARCHIE COMSTITUTIONEELLE.
mours, le congrès belge choisit le duc Léopold de Saxequi accepta et fut proclamé roi sous le nom de Léopold E* féreuce de Londres avait réglé les limites de territoir la Belgique et la Hollande, mais celle-ci n'y avait pa adhéré.
Le 9 août, parut un supplément du Moniteur annonçan troupes hollandaises ont envahi la Belgique, que le roi I réclamé le secours de la Francs et qu'une armée de 50,6 mes, commandée par le maréchal Gérard, va franchir la pour faire respecter les décisions que les grandes puissi arrêtées en commun.
En présence de ces faits, le ministère retira sa démission
A l'approche des troupes françaises, le roi de Hollande les siennes et Gérard ramena son armée sans avoir eu
. battre.
$ VI. L'aoresse. — La discussion de l'adresse amena habituelle de la politique intérieure et extérieure. Un des du gouvernement, M. Guizot, traça du parti républicain l suivant : ...« C'est la collection de tous les débris, c'est mortuum de ce qui s'est passé chez nous de 1789 à 1850 collection de toutes les idées fausses, de toutes les mauva sions, de tous les intérêts illéyilimes qui se sont mêlés à 1 néreuse révolution, et qui l'ont corrompue quelque temp faire échouer quelque temps aussi... Ce mauvais part tionnaire est aujourd'hui incapable d'amendement et é
La révolution de Juillet, c'est tout ce qu'il y a di légitime, de. nativnal, “puis 1789 jusqu'à 1830, et le
tout ce qu'il y a de mauvais, d'i il période... »
Si M. Guizot n'était pas sincère en parlant
montrait des choses de son temps !
La Chambre repoussa un amendement proposé par M iorer la condition du peuple par droits municipaux et p mpôts qui pésent sur les classes p souffrantes, par des moyens de travail et par la distribu struclion prinaire. »
pas là un programme bien audacieux, un ens
— Le 16 septembre, on apprit nce achar: Varsovie élait Lombwe au Russes. Cette nomelle causa une violente agil semblements se formérent dans les rues et parcourur nt des barricades et pillérent quelques boutiques : riers. Ces troubles se continuérent jusqu'au 21, entrete une discussion très-animée à la Chambre des députés, où accusa le ministère d'avoir laissé ju la Pologne. Sébasti venait de dire le mot cruel et antifrançais : « L'ordre régn sovie! » fit une défense peu heureuse; le débat se termina juute oratoire des plus violentes entre Casimir Périer et M puis, la Chambre fatigué ssa à l'ordre du jour.
S IX. Iérémré DE La anne. — La Charle de 1850 avait pour un examen ultérieur la question de l'hérédité de la p: ème de deux assemblée: sl iquement de décider si la pai mie sons la Restauration, où comment, tement de la Chambre haute. L' peut être une garantie d'indépendance vis-à-vis du pouvoir vis-evis des partis; mais, dans une assemblée peu nom dont elle serait le mode unique de renouvellement, elle pe riser la formation de majoritée factieuses pouvant ent
che du gouvernen
assemblée ? Si par le monar
tous les plus qu'une
ur fs une
ration, La Ch ire Avant Eat €, elle avait eu des vrateure eimnents qui de grands pu liberte. Mar le prestige de cette Chanbre. en +
dirent ave:
lui-mème à
6 de 1830, plusieurs ministres ou orateurs, eu kite, MN. Guizof, Thiers et d'autres, étaient par=
tion la repoussait absolument et l'opinion publique n'ad- 5 que, quand l'hérédilé avait justement disparu de toutes s publiques, elle pôût servir à faire des législateurs. Louispui, au fond, penehait pour l'hérédité, n'avait point osé ele sentiment pablic,fet Casimir Périer dut se résigner à wi projet contraire à son opinion personnelle. fat longue, mais personne ne songea à chercher
constituer la seconde Chambre, en dehors de l'initis- +; on se horna à la circonscrire dans des catégories de tes, im appeler la païrie & se mutiler elle-même? Après délion s'y décida: mais, pour être sûr du résultat, une orroyale du 19 novembre créa trente-six nouveaux pairs. ance du 92 novembre, Casimir Périer expliqua ainsi aux : promotion : « Il ne s'agit pas ici d'une simple question té, car il y a toujours dans cette Chambre une majorité ise à une détermination patriotique; c'est plutôt une ose précaution contre votre générosité personnelle qui primé à la résolution de la Chambre plus encore le ca- ‘an acte de dévouement que celui d'un acte purement » Quoi de plus cruellement ironique que cette apparence t?
mbre des pairs se soumit; elle adopta, le 28 décembre, la Chambre élue avait adoptée le 18. Treize anciens pairs t leur démission.
sxwsexext pes Boursons. — Dans l'intervalle des deux disla Chambre des députés adopla une loi qui interdit, à perl'entrée du territoire français aux membres présents et : la branche ainée des Bourbons. Aucune sanction pénale achée à cette loï, que Martignac, presque mourant, vint > par un discours touchant, qu'il n'eut pas la force d'a-
crut pas pouvoir traiter les Bonaparte plus durement que vons ; la Chambre abrogea la disposition de la loi de 1816 ssait de mort tout membre de la famille Bonaparte rentré
M. Lasimr l'erier eL le marecnal SOUIL ONL reçu Chacun ui vin qui serait d'un million? » Unautre journal, la Rérolutia la question. Tous deux furent saisis el comparurent, 1 en cour d'a n et les débats établirent 4 quet, a: aprés Va ré d'acheter des fusils en Angleterre e propre comple, avait accepté des fusils défectueux, qu'il av plus cher qu'il ne les eût achetés en France, et qu'une | ces armes, refusée sous le ministère Gérard, avait élé sous le ministère Soult. Rien ne démontra que Casimir lé due de Dalmatie eussent participé à ces marchés deux ministres réclamérent 10,000 francs de domm: Le rédacteur de la Tribune, Armand Marrast, qui se défe beaucoup de verve et d'éclat, fut déclaré coupable et cor six mois de prison, trois mille francs d'amende et ring de dommages-intérêts. Les fusils Gisquet sunt restés parini venirs fâcheux de cette époque.
Dans le second procès, reparaissaient et Casimir Péri Tribune, accompagnée du National, Le second de ces journ dit que la police avait embrigadé et salarié toutes sortes mal. Emés pour assommer, à coups de gourdins. les jeu qui, le 14 juillet, étaient allés à la place de la Bastille, u chapeau. M. Vivien était alors | at l'article du National, la Tribune tit re éfecture de polie une plainte de M. Vive lu Tribu nent de deux journaux
ére de l'inté de Aalional et ane autre de Casimir
cembre).
ML Isscangenex oi Lux. —
ment mêle.
ne amuser, — 1851. 45 publique en émoi et en alarmes.
dont en 1e connaissait bien encore ni
avait éclaté à Lyon, le 20 novembre. Après
lutte meurtrière, la troupe et une partie de la Re res berne le ville, qui demeurait
wuvriers.
ut BARRE partir le ministre de la guerre et rléans LACS dx cs reprendre Lyon. Mais k pas ; le prince et le ministre y entrérent sans Micullé et désarmèérent la population.
alors que les ouvriers lyonnais n'avaient songé ni à rende Louis-Philippe, ni à en établir un autre, ra ben combaltn avec et pour les ouvriers, combattu contre eux. La cause du soulèvement question dé salaire, née de la misère des canuts-et traipar les industriels lyonnais. Les ouvriers | wavaient pas su trouver une solution; les industriels, , à leur tour, sans combat, ne s'occupent pas de la La Chambre, le gouvernement, les partis ne s'en occu- S davantage. On se félicita de ce que l'insurrection n'était que, on l'accusa d'avoir été dirigée contre la propriété lorsxvriers, maitres pendant dix jours des riches demeures qui les avaient méprisés et combattus, les respectérent et rent ; on l'accusa d'avoir attenté à la liberté des trans arce qu'ils avaient demandé un larit minimum de salaire permit de vivre. Comme si les lois éronomiques qui règlent ient régler la vie des sociétés n'étaient pas du domaine litique! Les problèmes dont le gouvernement dédaignait e à l'étude les solutions scientifiques et pratiques, d'aurésolvaient par la chimère ou le charlatanisme.
Aucénig. — Le nouveau gouvernement royal ne savait re ce qu'il avait l'intention de faire de l'Algérie. Il rappela al Clauzel pour avoir fait avec le bey de Tunis une sorte de latif à l'occupation d'Oran. et de Bone par des délégués de Le traité ne fut pas ratifié.
oéral Berthezëne, successeur de Clauzel, était au-dessous ission qui lui était confiée. Il fit une expédition à Médéah amena le chef que Clausel y avait établi, ce qui fut regardé Arabes comme une renonciation à la possession de cette r les Français.
- n'arrétérent pas le mouvement littéraire commencé dans l précédentes, On vit paraitre, en 1851, au théâtre de la Por Martin, Antony, d'Alexandre Dumas, et Marion de La Yictor Hu qui publia, cette même année, son roman & Dame de Paris, dont le retent ment domina le tum choses politiques. Barthélemy commença son journal b daires en vers, la Némésis, espèce de tour de force littérs la poésie n'est pas très-élevée, mais dont la verve rail mordante reflète les passions du moment. Alors aussi part le premier recueil poétique de Brizeux, qui produisit sensation. Les peintures de Delacroix, de Decamps, de * Rousseau, les sculptures de Barye étaient refusées ou difli admises, el virement attaquées aux expositions de beaux
$ XV. Érnanoen. — Les commotions dont la réroh Juillet a donné le signal se prolongent. En Angleterre clame une réforme parlementaire. Lord John Russell pn bill à cet effet, qui est rejeté par les Communes. Ar dissolution, la nouvelle Chambre l'accepte, mais la Char lords le repousse. Une émeute sanglante éclate à Driste linglon y est brûlé en effigie. Au mois d'octobre, le cholér à Suderland,
Un nouveau pape, élu en février, prend le nom de Grég
Le duc de Mod: larchiduchesse Marie-Louise sont de leurs États. Une des Ronrgnes s'insurge contre
rles-Albert devient roi de Piémont (27
Don Pedro, abdiquant la couronne du Brésil, vient on Fr
SIL La wsre eric. — La première Aer de ce mois est Wie par la diseussion de la loi sur la liste civile du roi, qui n'a Bsencore été fixée. Que les républicains critiquent et contestent Müctation de la couronne, ils sont dans la logique de leurs idées Blé leur principe. Mais ceux qui ont voulu un roi et une monarlié ésisent lui donner les moyens de tenir convenablement son rang: La dotation de la couronne fut misérablement disputée par dés gens qui n'étaient pas républicains et qui cherchaient moins Hire des économies au profit du Trésor public qu'à faire du tendale au profit de leur vanité ou de leur ambition. L'humeur fwsleuse du public français s'amusail de ces allaques, qui, ce- Hiant, déconsidéraient la royauté qu'on voulait conserver.
Léoquence politique tient toujours sa place dans les débats par- Ementaires, mais avec moins d'élévation, plus d'emportement et le violence.
Casimir Périer, lui-même, ne présentait le projet de loi qu'alee répugnance; il en avait laissé le chiffre en blanc. La Chambre le fa% 12 millions. C’est dans la discussion de cette loi que M. de Montalivet, ministre de l'intérieur, laissa échapper les mots : roi Be France et sujets qui soulevérent une tempête dans la Chambre É provoquérent une protestation de la gauche monarchique.
VU. Arrsmes pe Beccique. — Le 31 janvier, le gouvernement
mnéois ratifia le traité, signé à Londres, le 13 novembre précé-
428 MONARCEIE COXSTITUTIONRELLE.
dent, pour la séparation de la Belgique et de la Hollande. ( stipulait que l'exécution en serait demandée et, au besoin, au roi de Hollande, qui n'y avait pas consenti jusque-là.
: $ IV. Occurarion p'Ancôxe. — Le nouveau pape, po respecter son pouvoir dans les Légations, avait sugmenté 1 pes en y faissnt entrer tout ce qu’on avait pu réunir de ge aveu, de bandits en disponibilité. Les villes menacées de de telles garnisons prirent les armes pour les repousser. La eut lieu, le 20 janvier, à Césène ; les pontificaux, supéri nombre, furent vainqueurs et livrèrent les villes pontif toutes les horreurs d'une prise d'assaut. Les Autrichiens s ce prétexte pour rentrer dans les Légations.
Le gouvernement français fit aussitôt partir de Toulon
fren, commandé par le capitaine Gallois, portant des tro débarquement. Le Suffren devait se rendre dans les eau cône et y agir d'après les instructions que lui adresserait 1 ral Cubiéres, commandant des troupes, qui devait pas Rome pour se concerter avec l'ambassadeur de France. 1. Arrivé devant Ancône, le 22 février au matin, le capitaine ne trouvant pas les instruclions annoncées, débarque les t qui s’emparent d'Ancône en brisant les portes, inais sans à d'autre résistance.
A cette nouvelle, le pape fit amener son drapeau, rapf soldats et ordonna à tous les’ fonctionnaires de quitter An de se retirer à Usimo.
Le capitaine Gallois, qui avait outre-passé sesordres, fut dé inais l'occupation fut maintenue. Un peu plus tard, les pontiticales revinrent partager le service avec la garniso çaise et le drapeau du pape flotta seul sur la ville en vert convention conclue entre les deux gouvernements. in, audacieusement exécuté, produisit en une vive sensation et, venant après Alger, après l'entrée Tage, montra re que la France pouvait entreprendre si e contrainte à user de ses forves.
Si Casimir l'érier eût agi de mème dès son entrée au mi il aurait épargné à l'Italie bien des massacres el conqu France bien des sy pathies.
SV. Taovetes px Gnexouur. — Le 42 mars, à la suite lerdiction d'un bal et d représentation dramatique, d semblements parcuuraient Grenvble en proférant des cris x
ns auiLier, — 1859. 430 Par l'ordré de ce fouctionuaire, :chaeun à la tête d'une compagnie dur t la foule par les deux extrémités d'une rue, sans sommations faites, s'avancérent, la baïon- Le 2 reherrepnoiens sans issue. Il y eut Bt des blessés. La scène sanglante avait eu lieu le soir. ain, toute la population est debout, la garde nationale mes; en l'absonce du préfet qui se cache, le conseil mue vue l'autorité. Une députation est envoyée à Lyon, avec du général Saint-Clair, commandant de Grenoble, pour & général Hulot, commandant la division militaire, l'éloimmédiat du 55°. L'ordre est donné et un autre régiment
renoble-
enant ces faits, Casimir Périer fut transporté de fareur.
la réintégration du 55°, la dissolution de la garde natiomfiger des changements de destination aux généraux et Hulot et n'eut d'éloges que pour le préfet.
lé à la Chambre, il prélendit que les ordres du préfet motivés par une mascarade représentant l'assassinat du » rassemblement avait crié : Vive la République! que les as avaient été faites. Sur tous ces points il fut démenti ent por les témoignages d'un des commissaires de police que les soldats avaienf agi sans qu'aucune sommation de, et du préfet lui-même constatant que la mascarade ait Le Budget et que nul cri de : Vive la République! n'aroféré.
rentra dans Grenoble comme dans une ville conquise, que chaque jour, il ÿ eut entre habitants et militaires où plusieurs de ceux-ci périrent. 11 fallut éloigner défit ce malheureux régiment. Le fonctionnaire qui ayait cdre barbare de marcher à la baïonnelle sur une foule ouvait bouger ne reçut pas mème une légère admoniut, plus tard, de l'avancement.
æ cuotéra. — Venu du fond de l'Asie, le choléra-moraccompagné les Russes en Pologne, d'où il était passé en e, puis, par un bond subit, s'était élancé en Angleterre. ndait à le voir apparaitre sur nos villes des bords de la Tout à coup, le 26 mars, on apprend que le terrible fléau faire à Paris sa première victime. C'était le jour de la Mile lumulle des mascarades couvrit d'abord la lugubre
450 MONARCHIE CORSTITUTIONRELLE, nouvelle. Mais, le lendemain, les malades se pressaient à l'eutsl des hôpitaux. Des quartiers entiers étaient frappés.
L'épouvante se répandit; la rapidité foudroyante du mal, k cruelles souffrances des malades, l’aspect étrange des corps, LI même qu'ils fussent des cadavres, inspirérent aux i populaires cette sinistre croyance qui s'est produite partout choléra a éclaté pour la première fois : « C'est de l' ment! » Ce bruit sinistre se répandit avec la rapidité de et. dès que l'on crut au poison, naturellement on chercha les: poisonneurs. La circonstance la plus futile motivait le et le soupçon, c'était la mort, la mort féroce, impitoyable, raffinements sauvages. Une proclamation imprudente du police Gisquet donna créance à ces bruits.
Malheureusement, la science était prise au dépourvu. La mystérieuse était peu connue, le remède l'était moins encers: médecins employaient les traitements les plus divers. Da corps médical suppléait à l'expérience par un rêle de to instants, mais il ne suffisait pas au nombre des malades.
La bienfaisance publique et privée se imullipliait aus : où tait en abondance du linge, des couvertures, lout ce qui était qué par les médecins, dans les hôpitaux, dans les ami domicile des malades ; pour soigner ceuxfirent pas faute. Le roi et sa famille, restés gens ahandonnaient, prodiguérent les secours et ne craignirest de se montrer dans les hôpitaux.
Les voitures manquérent pour le service des funérailles. Bes! res, drapées de noir, parcouraient lugubrement les rues, ntassant les morts. On en transporta dans des ges militaires, dans des fiacres, sur des défaut de voitures et de porteurs, de mall femmes porter, dans leurs bras, au cimetière. le cercuel leurs petits enfants. Le clergé des divers culles ne déserta le champ de le de la peste et courut partout où il
s le courant d'avril, le fléau emporta plus de 12,000 perse» nes; puis, il y eut un moment, non pas d'arrêt, mais de décris» sance auquel succéda, à partir du 17 juin, une violente rrcradg cence. Pendant les 189 jours que dura l'épidémie, le nombre &s
fs vieloire, tirer parti de celle-ci : il n'avait que de la haine, qui, seul, est stéi
fmir Périer n'a-t-il laissé qu'un nom et pas une œuvre. Les en- His qu'il croyait avoir abattus se levérent en armes au lende- Ende sa mort.
SL. amuaso Cannez. — L'effroyable invasion du choléra ne fit Bdrersion aux animosités politiques : il y avait de la bataille dans Me Tout derniérement, à propos de la prétention des parquets lassimiler 1a publication d'un article au cas de flagrant délit et de Immettre, en conséquence, les écrivains à la détention préventive, fmand Carrel avait écrit él, contre l'usage d'alors, signé dans Le lionel, un article où il souteuait que le citoyen ainsi menacé Hms liberté avait le droit de repousser la force par la force. Ar- Bi Carrel laissait entendre clairement qu'il était, pour sa part, olu à une telle résistance. Plusieurs journaux reproduisirent cet Hide en s'y associant. Le National fut saisi, mais on n'osa point Hrèter Crrel, qui, devant la cour d'assises, maintint énergiqueent «a thèse el fut acquitté, Les arrestations préventives ne con Huèrent pas.
SV, La pucursse De Benny ex Vexoée. — La duche:se de Bery, qui résidait en ltalie, méditait de tenter au profit de son fils Mn 49 mars légitimiste. Le 30 avril, elle débarque à Marseille, M we émeute est faite à son intention, puis elle se rend dans Mouest pour ÿ fomenter la guerre civile, Quatre départements et
ai MONARCHIE CONSTITUTIORRELLE,
plusieurs arrondissements sont mis en état de siége. La d'armes des légitimistes ne fit courir aucun danger au gout ment, il n'en résulla que de grandes fatigues pour les colon troupes donnant la chasse aux insurgés, et quelques escarm qui coûtèrent encore trop de sang. Cette chouannerie inf dura plusieurs mois. L'arrestation de la duchesse de Ber novembre, en marqua le terme.
$ IX. Jouemées px Juin. — La monarchie de Juillet cou Paris un danger autrement grave.
Le général Lamarque, depuis longtemps malade, mou 3 juin. C'était un des oraleurs les plus populaires de l'opposi plus avancée. Ses funérailles étaient fitées au 5 ; les répuh résolurent de transformer la cérémonie funéraire en une d stration de force, répondant à la pompe officielle des obsèqu Casimir Périer. Plusieurs s'y préparérent comme à un combx
Le 5 juin, en effet, une foule immense suivait le convoi « lustre général et rappelait par l'affluence, sinon par l'attitt convoi du général Foy. Un grand nombre de gardes nations différentes légions s'y étaient rendus sans convocation officié uniforme et ayant. pour toute arme, le sabre d'infanterie. | lerie de la garde nativnale y était en majorité, avec les moi tons chargés. Les sociétés secrètes, les élèves des écoles, marc côle à cûte, par pelotons, presque tous ayant au chapeau des ches vertes cueillies aux arbres des fossés de la place de 1 corde. Un petit nombre laissait voir des armes, poignards où lets. Sur tout le parcours des boulevards, l'affluence était consid dans les contre-allées, aux fenétres, aux toits mème des in: Car, à la grande réputation du général, s'ajoutait la curietité qui pourrait surv Quoi Personne ne le savait, mais € disail : « Il yaura quelque chose. »
A la hauteur de la rue de la Paix, les jeunes gens qui trai le char funébre dévièrent de l'itinéraire normal pour fure & char le tour de la colonne Yendôme, puis dis reprirent la bgt boulevard nts de ville furent huës
trade & tendre les disevurs d'adieu. le, le corps devait être plac une voiture funéraire de voyage pour être cunduit loin de Pa la résidence du général et de sa famille, dans les Landes.
Au boulevard Beaumarchais, œæ n'était plus un cortège qu
454 MONARCHIE COMSTITUTIONNELLE contraire à la Charte, qui prohibait les tribenaux € naires.
Le gouvernement eut le bon esprit de comprendre et : l'avertissement que lui donnait la justice. La Cour de cass: prononcé le 29 juin, l'état de siège fut levé dès le lenden
Un autre incident causa une vive émotion. Le préfet Gisquet, exhumant un édit royal du temps.des dragonnad une ordonnance qui prescrivait aux médecins de dénonce: sés auprès desquels ils seraient appelés. Tout le corps n Paris protesta avec indignation contre un pareil acte. L'or fut retirée.
Les républi étaient vaincus par les armes; mais | de l'héroïsme déployé par le petit nombre de ceux qui ava battu servit leur cause dans un pays où le courage militai jours de profondes sympathies. La défaite aurait dû leu autrement en leur faisant sentir la nécessité de l'accord, cipline sous des chefs dignes de les diriger, et ils n quaient pas.
$ X- Monr nu nuc pe Retcusranr. — Six semaines après nées de juin, ement dans l'exil, dans la sol jeune existence commente: e sous les plus éclatants auspice it été promise la couronne de France. Le due de Reict de Napu!éon qui fut en naissant roi de Rome, mourut le 22 juill tement miné par la phthisie. Sa barrassait Louis-Philippe d'un prétendant : on ne alors qu'un autre Bonaparte réclamerait l'héritage de Nap
XL. Mexisrène pv 11 ocrone. — l'endant li maladie d Périer, le portefeuille de l'intérieur avait été conti, par i M. de Montalivet, que M. Girod (de l'Ain) avait rempl tion publique. Mais le conseil des res manquait d' dent et le cabinet tout entier n'en formait pas Lx mounai
Après bien des négociations, on aboutit à la compositior uistére qui, formé par ordonnance du 11 octubre, gard: date sa dénomination. La présidence du conseil fut déféré réchal Soult, ministre de la guerre ; le duc de Broglie et faires étrangères, M, Humann les finances, M. Thiers l° M. Guizot l'instruction publique. Les autres ministres n leurs départements.
Le mème jour, le roi nomma soiante nouveaus pairs.
Le 92 octobre, une convention fut signée entre la E
BANARCUIE DE MILLET. — 1852. 455
Ansléterse, es mas d'obliger le roi de Hollande à se soumettre au ait6 relatit Blu süparatian die In Belgique et de la Hollande, EAU Dmelhaue Sorx. — La derniére semaine d'octobre fut marae parle prés des insurgés de Juin devant la cour d'assises de Bee, Parmi les aceusés figuraient ceux des combattants qui Stuient fait jour à la baïonnette. L'un d'eux, Jeanne, étonna la Beetle tribunal par Ja hardiesse simple de ses réponses, Tous Brent par leur courage et In franchise de leurs déclara hé ils furent condamnés presque tous, mais ils devinrent une Htede type légendaire at le souvenir du eloitre Saint-Merri est, ren, derena historique.
Anesraros nt La nuciesse ve Bennv.— Cependant, la ditle Berry échappait aux aclives recherches de l'autorité mili= Mami bien qu'aux investigations de la justice. Peut-être eût Erénei à re B de France, s'il ne s'était trouvé un traître - De Torer, C'était un nommé Dentz, à qui la duchesse avait ns de confiance, Cet homme vi ta Paris, et M. de Montalivet, ministre de ieur. Les #ctions n'étaient pas achevées lorsque ce département minisel passa à M. Thiers. Celui-ci reprit les choses au point où les Mtbissées son prédécesseur. Deutz s'engagea à découvrir el à démeer la retraite où se cachait la duc 1 devait recevoir en image une somme dont le chiffre n'a pas été officiellement connai qi été évaluée à un million. Une seule considération peut ab- Mére les hommes d'État qui acceptent de pareilles turpitudes, stla raison d'État et surtout le désir d'arrèter l'effusion du M : il coulait depuis six mois en Vendée.
#mon Deutz livra, en effet, la chose vendue. Il trouva moyen uchesse, en rappelant les services i avait rendus et, une fois bien certain du lieu où elle était ge, il le sinala au préfet de la Loire-Inférieure, car c'est quese trouvait la princesse. Ce préfet élaitd'homme quiavait mmmé l'émeute de Grenoble, au mois de mars précédent. La du- Sexe fut arrètée le 7 novembre. Le gouvernement la fit immédiatransférer à la citadelle de Blaye et, sans tenir compte d'un art de la Cour royale de loitiers qui la déférait aux assises de ln Yeme. il annonça qu'un projet de loi-scrait présenté aux Chambres Rev <htuer sur le sort de la duchesse.
+ MI. Ocvexrone ne La sessiox.—Le 49 novembre, Louis-Philippe 3 “rit au palais Bourbon pour présider à l'ouverture des Cham-
456 MORARCAIE CORSTITUTIONRELLE.
bres. Il passait à l'angle du pont Royal lorsqu'un coup de -tentit. Le roi fit sine qu'il n’était pas blessé et continua sa rou
Deux jeunes gens, Bergeron, répétiteur, et son ati Benoist decin, furent arrêtés sur des indications peu précises et Lr devant la Cour d'assises. Bergeron, accusé d'avoir tiré le ot pistolet sur le roi, se déclara franchement républicain et insu Juin, mais il nia la culpabilité et prouva par témoin qu'au jet l'heure de l'attentat, il était loin du pont Royal. 1 ajouts m doyer de son défenseur une profession de foi républicaine trèset très-fière ; les deux accusés furent acquittés.
La presse ministérielle avait imputé la tentative de me tout le parti républicain. Les républicains insinuérent que e vait être une machination de la police. Des deux côtés, la y allait jusqu'à la calomnie.
XV. Cawracne 'Anvens. — Quatre jours avant l'oavertu Chambres, sur le refus fait par le roi de Hollande d'accéder at du 15 novembre 1851, l'armée française cantonnée sur la fn du Nord reçut l'ordre d'entrer en Belgique : elle y entra le 1 rès les décisions de la conférence de Londres, les ives adoptées contre la Hollande devaient être exécutt la France seule, sans aucune participation des troupes belge disposition blessa singulièrement les Belges, qui prétendaiet concourir à la délivrance de la partie de leur territoire encore o par les Hollandais, et qui avaient contre ceux-ci une reva prendre. Sans entrer dans les subtilités diplomatiques qui motivé cette façon de procéder, ils erurent que la France défiait du courage des troupes belges, ou voulait garder po seule le mérite du succès. le là des froissements, du mauva loir, que le général en chef de l'armée française, le maréc rard, eut beaucoup de peine à surmonter.
Les Hollandais ne tenaient plus, dans Le territoire assiat Belgique, que la seule citadelle d'Anvers. La guerre se n donc à un siége, mais au siège d'une place redoutable, et à l'accomplir dans la saison la plus défavorable et dans des con 1nilitaires désavantage . En eñet, pour ne pas donner at landais un prétexte de bombarder Anvers, comme ils l'avai en 1850, il avait été convenu que les Français altaqueraies tadelle seulement du côté de la campagne.
Cette convention fut rigoureusemert observée.
Les apérations de siège commencérent le 39 novembre.
MÔMRÔNIE DE AUTANT. — 1852. 457 cl plus grndecélérité par les chefs militaires, exécniées avec iméenp d'entrain par les soldats, malgré .le mauvais lemps, elles prolungérent jusqu'au 25 décembre. Ce jour-là, tous les bâtimis dela cstadellis étant effondrés par les projectiles ou ruinés Winceudie, la bréche élant praticable et l'assaut commandé, le téral Classé, gouverneur de la citadelle, capitula. La garnison Bit être désarmée, conduite jusqu'à la frontière hollandaise, où armes lui seraient rendues, si le roi de Hollande consentait à emise de deux forts, encore occupés par ses troupes. Cette conbo n'ayant pas élé acceptée, la garnison d'Anvers demeura pri taire de guerre.
d'Orléans avait assisté au siège, avait fait son service de bebe et s'était bien comporté pendant toute la durée des opé-
Vansés 4852 finissait donc, pour la monarchie de Juillet, par un Bis militaire qui fit grand honneur à l'armée française, On fendait que Wellington avait prédit que les Français ne parmraient pas à prendre la citadelle d'Anvers.
AL. Aucémie. — Bien que le gouvernement n'eüt pas encore parti arrété pour l'avenir de la conquête de l'Algérie, les besoins k défense cominandaient d'étendre l'occupation. Bone fut prise 5 mars. Plidah réoccupée le 21 décembre. Les attaques des Araifurent énergiquement repoussées à Oran et à la Ferme modéle; ? détaite sanglante leur fut infligée à Bouflarik (2 octobre). An. Lermmes, Ants, Suwsces. — L'année 4859 eut à déplo=
* des pertes cruelles ailleurs que dans la sphère politique. ampollion, le savant déchiffreur des hiéroglyphes, mourut le 4 ss, Cuvier le 13 3; ni l'un ni l'autre ne furent victimes du déra. Peux jeunes littérateurs, découragés par un premier inis, Victor Escousse et Auguste Lebraz, se donnérent volon tement la mort le 18 février.
La même année vit se révéler dans les lettres un nom nouv Siné à une grande célébrité, celui de George Sand, qui signait “romans, /ndiana, puis alentine, dont le succès fut éclatant. while Gautier accroit sa réputation par le poëme d'Albertus; Hred de Mussel met au jour ses premières poésies. «ne ordonnance royale rendit à l' # morales et politiques, supprimée après le 18 Lrumnire, Les Xembres encore survivants y furent rappelés, entre autres le conentioarel Lakanal ; ils complétérent le nunbre de trente mem , 31.
ui
mie des scien-
438 MOXARCRIE CONSTITUTIONNELLE.
bres par des élections successives. M, Guizot eut l'honneur d'atte cher son nom à cette restauralion.
Le 47 décembre, la Chambre vota un crédit de 700,000 fra pour la construction, sur la place de la Bastille, d'un monumet commémoratif de la révolution de Juillet. :
Le 10 avril eu lieu l'inauguration du chemin de fer del Loire. Ce n'était encore qu’un chemin à rails et à traction de de vaux. “
$ XVIII. Exréarmun. — L'Allemagne mulliplie les associations g8i triotiques et célèbre bruyamment, le 27 moi, à Hambach, a versaire de la constitution bavaroise de 1818. Mais, après la des républicains français, en Juin, la Diète rend des décrets renforcer l'autorité des souverains, limiter la liberté de la interdire les associations, les réunions politiques, les fêtes laires, qui devenaient des manifestations libérales.
L'Allemagne littéraire fait une grande perte par la mod Gœthe; il est enterré à côté de Schiller, à Weimar.
La conférence de Londres fait choix du prince (thon de pour le trône de Grèce. Il est accepté par les Grecs, mais une gence gouvernera jusqu'au 4" juin 1K3%, époque où le jeune sera majeur. L'état de la Grèce réclamait un chef vigoureux, pleine possession de son intelligence et de sa force. La diplo lui imposa un adolescent, et l'on s'étonnera que la Grive ne se lève pas assez vite.
Le roi de Belzique Léopold épouse (8 août) la princesse Lou fille ainée du roi des Français.
En Angleterre, le ministère w adopter le bill de réforme parlementaire, se retire ton ne pent former un ministère tory rt les whi, affaires. Les Chambres votent enfin 1 bre des électeurs, celui des députés et réduit le nombre des boërgs capitaine Ross revient de son voyage d'erpie nord de l'Amérique,
Portugal, la lutte entre don Pedro et don continue, à tage du premier. Le second, pour se concilier le clersé, re pelle les
La Pologne est réunie définitivement à la Russie ; une constité= tion lui est prom
n-lacha, entré l'année précédente en Syrie. pren im Jean-d'Acre et Antioche, hat les généraux tares, Berchir, lé
ge, n'ayant pu parvenir à fais mail. Welliage
#0 MONARÇCRIE CORSTITUTIONRELLE,
Le National et la Tribune relevèrent vertement les attag royalistes et provoquèrent les champions de la duchesse à une rie de rencontres individuelles et successives. Les hommes ses du parti légitimiste arrêtèrent celte effervescence, qui se lerm par un duel entre Armand Carrel et M. Roux-Laborie; tous à furent blessés, mais Carrel plus grièvement, ce qui lui vale nombreuses marques de sympathie.
Le débat était trop vivement engagé dans le public pour ne: retentir à la Chambre. Il y fut porté par des pétitions très-dive d'intention. Le gouvernement fit valoir la raison d'État, traçe tableau alarmant des périls que susciterait la mise en juger la duchesse, et obtint un ordre du jour qui le laissait mt d'agir sous sa responsabilité (5 janvier). C'était tout ce 4 désirait.
Cependant, il cireulait de singuliers bruits au sujet de le chesse ; on disait, à voix basse, que sà situation politique se a pliquait d'une embarrassante situation personnelle : en un mel duchesse était enceinte.
A la suite d'une dépêche télégraphique annonçant une a grave indisposition de Ia captive de Blaye, le gouvernement er près d'elle, le 24 janvier, une commission de médecins, qui, résoudre la question principale, déclara que la duchesse 1 atteinte de phthisie, que le séjour de Blaye était dangereux post etqu'il lui faudrait l'air de son pays natal. Le rapport des méde ne fut pas publié.
Le 96 février, le Moniteur inséra une pièce ainsi conçu :
« Pressée par les circonstances et par les mesures ordom par le gouvernement, quoique j'eusse les motifs les plus g pour tenir mon mariage secret, je crois devoir à moi-mème, 1 qu'à mes enfants, de déclarer m'être mariée secrètement pes
eo Manie-Canorixe. »
sis au rôle politique de la duchesse.
Le gouvernement pouvait se donner la facile générosité mettre immédiatement la duchesse de Berry en liberté. H nel pas et, poursuivant impitoyahlement l'avantage que lui apporta les circonstances, il garda sa prisonnière jusqu'au moment ei
MORAECAIE DE sur. — 1833, “si
snignensement constaté no laissa plns de place aux
emtéstations. C'est le 10 mai que fut officiellement
politique, et morale aussi, de celle à qui venait de dire: « Madame, votre (ils est mon roi, »
de Louis-Philippe qui ont présidé à la Métris-
qui disut: «J'ai toujours aimé cs bons d'Or
raisons d'État, l'imérét dynastique ont dance de tolles
ily Bille sacriGer l'honnegr d'une femme et les liens
de la famille : la duchesse de Berry était nièce de Ja
lé jour à une fille, qui ne vécut guère, la duchesse son époux était le comte napolitain de Luechesi Palli. ls eaptive put supporter le voyage, elle fut conduite en ». De là, elle voulut aller voir ses enfants en Ant espère, l'ex-roi de Francs, lui permit à peine ui aveceux. mais refusa de les lui confier; elle vé- , séparée de son ancienne famille royale.
qu'elle était encore à Blaye, ceux qui l'avaient accompa- France, à bord du Cerle-Alberto étaient traduits devant #dela Loire, celles des Bouches-du-Rhène ayant été desfr cause dé suspicion légitime. Le jury, faisant alors ce ls tard le jury du Bas-Rhin, ne voulut pas condamner des beconiaires quand le principal auteur des faits était sous- Justice : il renvoya ahsous tons les accusés. lavaux sécissurirs. — Une des choses qui occupérent le lent, sinon le plus longuement, les deux assemblées, fut esition, introduite, imais n'ayant pas abouti, dans la ses- Blente, IN s'agissai d'abroger la loi de 1816, qui avait ei deail annuel en expiation de l'exécution de Louis XVI: pot fut promenée de l'une à l'autre Chambre, tantôt , ici d'une façon, là d'une autre, Entn, aprés Lors dernièrs temps de Byzance, la Chambre des Wta La réaction suivante : « La loi du 19 janvier un ré pur funeste et à jamais déplorable du 21 jonvies hote eut lieu le 19 janvier 1855. Le us le 21 éme, hOhambreies députés, pour en finir, adopl binspirée à SL Cousin par son zèle monarchique. L'imsucyeux de li Chambre élective, en laquelle restait un révolutionnaire, c'était de faire disparaitre ce deuil la nation: Quant à l'opinion expri ms, la oi,
elle valait ce que valaient ceux qui l'y #aient mise. La « d'ailleurs, ne méritait pas d'être soutenue aussi lengtermy un pareil acharnement. Le public y fit peu d'aitention.
Les Chambres votérent une loi sur le régime législatif nies, qui attribua la jouissance des droits civils et politi hommes de couleur, libres ou affranchis ; — une loi s« ge ; — une convention supplémentaire au traité conclu, uvec la Grande-Bretagne, pour la suppression de La & noirs ; — une loi sur l'amortissement.
Entre temps, sur la proposition de M. Viennet, la manda à sa barre, MM. Godefroy Cavaignac, Armand Man dacteurs, et Lionne, gérant de la Tribune, comme coupal fenses envers la Chambre par la publication d'un article par ces mots : « Oh! le bon billet de Ia Châtre que nous cette Chambre prostituée ! »
Les accusés comparurent le 16 avril. Les deux racteu acquittés. Le gérant fut condamné à trois ans de prison et francs d'amende. Godefroy Cavaignac avail conclu sa dé demandant « forte amende, faible prison. » La Chambre { reuse, elle donna, en elfet, beaucoup d'amende, mais am coup de prison.
Le journal était rudement frappé, mais les deux écrivai blicains avaient dit en face ce qu'ils pensaient aux députés deux manifestes qui tombaient presque du haut de la tribu lative ; ils ne tinrent pas leur journée pour perdue.
Une loi départementale fut également votée ; elle réali ques améliorations sans accorder toutes celles que com T'élat des esprits et les nécessités publiques.
L'œuvre principale de la session, qui restera le véritable du ministre et du roi, c'est la loi sur l'instruction primai n'imposa nila gratuité, ni l'obligation, deux choses que récl seuls encore quelques penseurs isolés ; cependant, elle cont chaque commune à avoir au moins une école publique; el jettit tous les instituteurs de France à se pourvoir du : d'aptitude ; elle réservait des places dans les écoles aux en fami pauvres; elle a, enfin, donné en France à l'ins primaire une impulsion qui ne s'est pas arrètée depuis, mr qu'une autre loi s'est substituée à celle de 1835 pour favor écoles tenues par des congrègations religicuses. La loi de M. (
aussi apporté à la situalion matérielles des maitres une améi
Mosaheute DE ivtuLer, — LAS. 45
que les ressources financiéres étaient faibles, mais Île d'angrenter successivement et qui n'ont pas enlérme désirable et équitable. 1 est plus facile de nant à la loi dé 4855 tous ses compléments qu'il no mettre celle loi à exéeution.
Mint aussi des assemblées un crédit pour entroprenpublieation de Documents inédits sur l'histoire de continue éneore.
er aux fravaus législatifs une premiére loi sur l'exprocause d'utilité publique eL une autre loi allouant cent leséculion dé grands travaux publics : achèvement iormphe de l'Étoile, de Ja Madelcine, de l'édifice du dec.
wéracnés. — Le gouvernement avait repris l'étude, aussi souvent interrompue, d'un système
tre d'attendre l'arrivée d'une armée de secours. Diit été proposés pour celle défense de la capitale. E: nvis de juillet, le bruit se répandit que le roi voulait d'une ceinture de forts isolés, détachés les uns des eu cliet, un des systèmes antérieurement présentés. dique s'éveilla ou, peut-être, fut excitée contre ce publicains voulurent y voir l'intention de dominer 1e de le protéger. La Tribune, le National publiérent héments contre le projeL. A la revne du 29 juillet, le forts détachés ! partit des rangs de la garde nationale armi les spectateurs. | ment démentit l'intention qu'on lui avait attribuée ; ir, il attribua à la Société des Droits de l'homme et du jet de complot qui avait dû éclater le 2 jnillet. Vingtde la société furent traduits devant le jury et acdes défenseurs, déclarés par la Cour conpables d'inrages envers les magistrats, furent condanmés à une ine année et de six mois. Ces condamnations frappant ont les clients étaient acquittés, produisit un effet fàpinion publique.
RE ET OUVERTURE DE sessions. — La session de 1852, novembre 1851, avait été close Le 25 avril par le roi en à venait demander au patriotisme des députés d'ouvril ant la session de 1855 pour continuer la discussion de
uibus les plus voisines des vies occupees. mais deja 3€ Mascara, le chef arabe qui devait lutter le plus énergiquem plus longtemps contre la France, Abiel-kader. Après « escarmouches contre lui, le général Desmichels signe ave traité où il fait malheureusement d'imprudentes concess servent à relever portance d'Abd-e1-Kader auprès des
$ VI. Exrémeur. — En Allemagne, les souverains pou une véritable croisade contre les associations d'étudiants € fugiés polonais, qui sont expulsés d'Autriche, de Prusse, d et forcés de partir pour l'Amérique. Le Zollverein, fondé « reçoit l'adhésion de nouveaux États.
En Angleterre, le Parlement réformé entre en session k vier. O'Connell, député d'Irlande, y transporte l'agitation d de l'union entre l'Irlande et l'Angleterre, et réclame la tion des deux royaumes, sous menâce d'une révolte des li Ces menaces provoquent un bill plus sévère contre l'Irlanc
A la suite d'une manifestation hostile des flottes de France gleterre, et sur les conseils des cours d'Autriche, de Russ Prusse, le roi de Hollande se décide à signer la paix avec que, le 5 juin. Cependant il faut encore des menaces pour k au partage du Lasembou
nine, le 29 septembre re existence apris avoir confirmé l'acte appelant a fille Rahelle La ati
partout le régime préve
de journaux, au heu d'attendre les nes au puichet à ment, allaient les cher cher par des ericars qui annene ent haute voix. Is y ajoutaient habituellement l'énoncé des pr nouvelles contenues dans le journal et ect énoncé ét inexact où d'une forme alarmante. Il arrivait aussi que, sui de journal, on vendait des écrits dangereux. Le gouvenwn essayé de mettre la main sur cette industrie à l'aide de | tion existante. La Cour de cassation lui avait donné turt et vu le rédacteur en chef du Bon Sens, venir vendre ses nut la place de la Boul en défiant la police de l'arrèter. étant inutile, on en fit une qui eut ju non de er les écarts des crieurs, mais de soumettr à l'obligation d'une autorisation préalable, que le pouvoir vu refusait à son gré. C'était la suppression des jours Is au profit des journaux complaisants. Cette loi rier, donna lieu, le 21, à des rassemblements sur la pl Bourse, où l'on vit reparaitre les assommeurs en bloüse qt rent sur les citoyens à coups de gourdins.
Le ministère, interpellé surces faits, se défeudit mal, e: la discussion en relevant l' nexactittule de quelques actes l'inesactitude de tous.
nauste lournante lui valut l'ordre du jour.
qualifier antrement ce parti a de Ja sincérité. il a honorables sentiments, mas €estun parti puéril. Li des États-Unis est un bon et beau gouvernement. pou Unis, dans les circonstances où celte société Sest trouve sa naissance: c'est une société haissinte, une société C'était l'enfance d'Hercule, alors.
Quand M. Guirot parlait ainsi, le parti républicain avai tels que Armand Marrast, Godefroy Cavaignae, Armand avait des combaltants comme ceux du cloitre Saint-Merri ceux qui, hélas! allaient tomber encore.
Barthe ne répondit rien. La Société Aide-toi ne tend réalité de la monarchie constitutionnelle, les carbona plus loin. Qu'eût pu dire l'ancien carbonaro? *
Combattue avec beaucoup de solidité, d'éloquence et par Odilon Rarrot, par Berryer et l'agès (de l'Ariégel, la le 25 mars, par 256 voix contre 154 et fut promulguée } Depuis quarante-huit heures, on se battait à Lyon.
$ XI. Insunnecrioxs à Lrox, Panis, etc. — La soum ouvriers lyonnais, en 1834, ne mit pas fin aux dificultés € fait naitre l'insurrection. Peut-être n'appartient-il pas à résoudre les problèmes posés entre celui qui fait travaill qui travaille, Du moins, peut-il interposer sa puissance n amiable, dans la controverse et x apporter, lui aussi, des
son
Un article de 1a 101 nouvelle aelcrait a,1a LOUr ues pair naissance des attentats contre la sûreté de l'État, comm des associations prohibées. Une ordonnance dt laits à
enr cunvoqua cette Cour pour juger les prsonniers Paris et autres localités. .
En méme temps, le gouvernement présenta un projet d tre les détenteurs d'armes et munitions de guerre, puis concernant les fabricants et débitants de ces armes et m
$ XIL. Momicartoxs msisrétreuses. — M. de Brogl mandé aux Chambres un crédit de 25 millions destiné réclamées par les États-Unis, pour domm leur commerce pendant l'Empire. Ce crédit fut reje
Broglie donna sa démission et fut remplacé aux aflaires & par l'amiral de Rigny ; M. Thiers passa à l'intérieur enremp
de M. d'Argout ; M. Persil fut appelé à la justice en remp de M. Barthe (# avril), MM. Borthe et d'Argout devinre premier président de la Cour des comptes, l'autre, gouve la Banque de France. Le ministère de la marine était : l'amiral Roussin. Sur son refus, l'amiral Jacob y fut no peu plus tard (1% mai).
$ XIE. Monr pe Laraverre. — Le 10 ma
mouneme ne router, — 1854. 451
Mbedtpu constituer la république si, comme de Washington, il en avait eu la ferme et éner-
Évmersoss, — La session législative fut close Latendemain, unë ordonnanec royale dissolvait les députés; eteonvoquait les électeurs pour le 21 juin, pour le 20 août.
présentèrent ele singularité que les légitimistes pour Es première fois, en nombre. Dans les collèges où pas dé candidats de leur couleur, ils votérent, en haine : pour les répablicnins, ee qui donna lieu aux de dénoncer l'alliance carlo-républicaine, Les perdirent plusieurs députés. La propension du part insurréetioas, l'évocation des souvenirs de la Révolution epables d'effrayer, avaient détourné des candidatures ri beancoug d'élecieurs. Le ministère eut aussi des mé- Ces pertes diverses profitaient à celle masse flottante, précises, sans but détérminé, qu'on nommait tiers quise portait bientôt vers l'opposition, tantôt vers le midonnant d'appui solide ni à l'une ni à l'autre et ne aueune politique décidée, Ms dections, une ondonnance, du 30 juin, convoqua les pour le 31 juillet; puis, l'adresse votée, la session fut an 29 décembre.
Évocenoss minerétteices. — [ans l'intervalle, un autre eut lieu dans le cabinet, Le maréchal Soult, méco décision du cabinet relative à l'Algérie, donna sa démi rensplaes, le 40 juillet, comme ministre de la guerre et dueonseil, par le maréchal Gérard. ju président spportait avac lui la pensée d'une amnistie fes crimes et délits politiques. La question était déjà agipresse et surtout par Les journaux républicains, dont les ent comme une mesure d'humanité et de bonne poliles autres l'exigeaient presque comme le signe et le gage d'en matre direction du gouvernement.
ministres, peu favorables à celte mesure, essayèrent d'ensjourner In discussion. Mais, un jour, le maréchal , e1 Boot sons les vert du roë une note concluant mabnteant opposé, Gérard donms sa démission ct fat rem Meagoctobre, par M. da Tigay.
Le 15 novembre, l'ancien ministére reprit ses portefeu la présidence du maréchal Mortier, due de Trévise. Le 92 Duperré fat nommé ministre de Lau mn