CHAPITRE VII
Le National à la Cour des pairs. — Algérie. — Extérieur, — In
$ I. Le NarionaL a La Cour nes pairs. — Des deux journaux cains de Paris, l'un, la Tribune, avait été arbitrairement : après les journées d'avril; l'autre, le National, avait eu, à époque, quatre gérants successivement arrètés, entre leu mand Carrel, qui, bien que détenu, avait repris la plume de vigueur que jamais. Le 40 décembre, ce journal publ ticle trés-véhément contre la pairie, à propos de la pu d'uu rapport de M. Portalis sur la compétence de la Cour dans l'affaire d'avril. L'indignation avait arraché à Carrel roles acerbes qui n'étaient pas dans le ton habituel de sa po
Les Chambres étaient prorcgées, mais la Cour des pair en session judiciaire. Se trouvant offensée, elle cita à M. Rouen, gérant du National, qui comparut le 16 déven sisté d'Armand Carrel, toujours prisonnier.
n 19 Aifones da M Hana Dane mn disent
Laneal à
MOMARCNEE NE AUNLET, — 1AS4 455 té be parie bien plus sévérement que: lui-même ne l'avait ipelrmssi les preuves récentes que la pairie avait données iltbeontre tarévolution dé Juillet, notamment en refusant
Sdwprocés dumaréehal Ney. « Ici, dit-il, je m'arrète, par sr ume glorieuse ot lamentable mémoire ; je n'ai pas mis— fre si était plus facile de légaliser la sentence de mort sion d'une procdure inique. Les temps ont prononcé, hui, le juge a plus besoin de réhabilitation. que la vic- + Alors, le président se lève et dit au journaliste : « Défen— us parlez dévant la Chambre des pairs, Vos expressions, garde, pourraient être considérées comme une offense. & Grvel, reprenant la parole avec une émotion indignée, fe Si parmi les pairs qui ont voté la morl.du maréchal Pparmi les pairs qui siégent dans cette enceinte, il en est is trouve blessé de mes paroles, qu'il fasse une proposition e moi, qu'il me dénonce à cette barre, j'y comparaltrais Je Ger d'être le premier homme de Ja génération de 1830 qui dra protester ici, au nom de la France indignée, contre cet minable assassinat ! » Le président interrompt encore l'orateur : éenseur, je vous retire la parole. « Mais, à l'instant, des rangs me de la pairie, une voix lance ces mots : opinion défenseur. Qui, la condamnation du maréchal Ney a été un asinat juridique. Je le dis, moi! » Celui qui parlait ains Bnéral Exelmans, un des anciens compagnons d'armes de Ney, mé pair par Louis-Philippe. Toute la salle était en émoi : les is baissaient la tête, les tribunes publiques applaudissaier md, fier et calme, attendait. Mais que pouvait faire le baron maier lorsque les paroles du défenseur trou at de l'écho rai Les juges ? Carrel continua donc encore interromut r ke président, il déclara que la défense était impossible et se wi. Étrange spectacle que cette cour de justice où le véritable mi, défendant un accusé fictif, jugeait le tribunal et frappait #pges d'une sentence qui restera sur eux.
IL Rouen ayant été déclaré coupable, Armand Carrel demanda de réserver ses sévérités, si elle voulait être , pour * jumal et d'être indulgente pour le gérant. Armand Ma Wu lit naguère la même requête à la Chambre des députés le ke procès de la Tribune. La Cour des pairs fit même réponse : Secootamna M. Rouen à 10,000 fr. d'amende et deux ans de pri L'année 4834 ne se ferma pas sur ce coup porté à la pres
454 MONARCHIE CONSTITUTIOSESLLE.
ministère reconstitué n'avait pas voulu rappeler l'am rappelant le maréchal Gérard, qui, d'ailleurs, était rebuli politique. Toutefois, n'osant pas donner à l'opinion pub pleine salisfaction qui eût dignement inauguré La victoi binet, n'osant pas non plus montrer un mauvais vouloi on prit un moyen lerme: une ordonnance du 97 déc grâce à un certain nombre de condamnés politiques. 3 n'est pas même chose qu'amnistie.
SIL. Arous. — Aucun fait militaire de grande impo s'accomplit en Algérie pendant l'année 1834. Mais de granc lité s'exécutérent à l'intérieur et aux abords de ne sions. L'intérêt amenait les indigènes à entrer en relations
ciales avec les centres d'occupation.
Un acte important fut accompli par le maréchal Soull ; “discussion sur une demande de crédits pour l'Algérie, députés ayant réclamé l'abandon de la conquête, le maré était président du conseil), déclara que le gouvernemen ferme résolution de conserver l'Algérie, de ne jamais l'aba qu'on ne pouvait exiger qu'il improvisät un système de tion, mais qu'avec le conçours des Chamkres et de l'o, espérait mener la tâche à bonne fin.
IL est vrai qu'à côté de l'occupation française grandi puissance dont nul ne soupçonnait encore l'avenir. Le bey cara, Abdel-Kader, déjà entréen scène l'année précédente, de concessions imprudentes pour étendre son influence tribus arabes, tout en affectant une grande bonne foi et 1 de bon vouloir pour s'assurer la contlance des généraux
Une ordonnance du 29 juillet institua un gouverneur gt l'Algérie, relevant du ministre de la guerre avec un intem etun commandant de la marine. Le premier poste fut « général comte d'Erlon ; le second à M. Le l’asquier ; le 1 au contre-amiral Bothuel de la Bretonnière.
Une autre ordonnance organisa le service ji M. Laurence, député, commissaire spécial de la ji
SU. Estémievn, — Du mwis de janvier au mois de juin, Vienne (Autriche) un congrès des principaux souverains d magne où furent adoptées des résolutions portant atteinte 3 butions de la diète de Francfort, mais que celle-ci ratitia doc Quelques manifestations constitutionnelles, toutes pacifiqu leurs, eurent lieu dans certains États.