CHAPITRE XI
ession de 1836. — Crise ministérielle. — Alibaud, — Mort de Car de Juillet.
$ 1. Sessiox pe 1836. — La session de 1856 s'ourr décembre 4835. Elle débutait comme une idylle. Le re « J'espère que le moment est venu pour la France de rec fruits de sa prudence et de son courage. Éclairés par le pa fitons d'une expérience si chèrement acquise ; sppliquor calmer les esprits, à perfectionner nos lois, à protéger, pi dicieuses mesures, tous les intérêts d'une nation qui, 8j d'orages, donne au monde civilisé le salutaire exemp noble modération, seul gage des succès durables. Le soùt repos, de sa liberté, de sa grandeur est mon premier det bonheur sera ma plus chère récompense. »
matenie WE douter. — 1835, #67
LM Dupin, remontant au fanleuil de la présidence, disait « Si, dms les précédentes sessions, les agilations du dehors Blquefois réagi jusque dans cetie enceinte, je n'en doute pas, pPréfande qui règne dans l'État étendra un jour sa salutaire ee Es lutte sera toute parlementaire; elle sera dign vdu pays serout soblement et librement débattus; les rix il s'en élève, ne seront inspirées que par l'amour du bien dem voudra emportèr chez soi le sentiment d'un devoir sement accompli. »
bles paroles, souhaits gracieux qu'inspirait le nouvel an ! fimce n'a révé de donner à ses sujets ln liberté, la gran le bonheur? quel président d'assemblée wa » Les ms courloïises, académiques, n'ayant en vue que le bien
it de voter les lois de Septembre; la veille même du dis= Gval, fa pairie rendait son arrêt sur ln derni d'Avril; en ce moment même, la même cour de justice achetruction du procès Fieschi, dont les débats devaient, le mois inaugurer l'année nouvelle; le milieu et la tin de celle si généreusement saluée, seront marquées par deux tenta révicide entre lesquelles se placera unr tentative de ent de Ja dyn: Fieschi, Alilaud, Louis Bon: te, Meualt des sinistres réalités qui répondront aux félicitations es du roi et de Dupin.
CRE MINISTÉMELLE, — M Hünann, mifinances, exposant devant les députés le budyet de 1837, ut comme inévitable, non pas à l'heure même, nl dans ir prochain, une cest des rentes, analoae à cel accomplie M. de Villéle. personnelle à ann, un projet qu'il ca er quelque en avait parlé vaguement à ses “ sans les avoir asités à en faire l'objet d'une délibération commune, Qu'il cours d'une diseussion, émis incidemment cette pensée, ï sans inconvénient, Mais en l'introduisant ainsi, olliciellelans un projet de loi, il engageait le cabinet sur une quesavait pas été examinée.
sues Ju Lémoignérent leur surprise, M. Tunranti 4 sn imprudence el donna sa démission. 1 fut remplacé d'Ar:ou ndant, l'idée de conversion avait séduit une partie de la
série des
468 ‘MONARCHIE CONSTITUTIQNRELLE.
Chambre et une proposition fut déposée pour mettre le minislé en demeure de prendre un engagement sur l'époque où l'opét tion serait soumise à l'examen de la Charnbre. Le ministère cn battit vivement celle proposition qui, dans la séance du 6 féwk fut rejetée, mais seulement à deux voix de majorité. Le ministl se retira loul entier.
Alors recommencérent les intrigues de cour et les. cmt Louis-Philippe pour former un cabinet docile à ses ne put y réussir et chargea M. Thiers du soin de composer ua! veau ministère. Ce n'était pas chose facile, La politique de adoptée par le roi et pratiquée avec hauteur et arrogance rendu. impossible l'accession au gouvernement, non pas de l'opposition républicaine, ce qui était tout naturel, mais de l'opposition simplement constitutionnelle. Le roi ne plus faire de ces complètes évolutions, si fréquentes en terre; il lui fallait choisir entre des nuances dans un cercle restreint.
Le 22 février, le Moniteur enregistra la naissance du nouveau. M. Thiers était président du conseil et ministre des étrangères ; M. Sauzet à la justice : M. de Montalivet à l'intéri M. Passy au commerce et travaux publics; M. Pelet (de La l'instruction publique. MM. Maison, Duperré, d'Argout à la guerre, nees.
es fut aussitôt ajournée commun accord, sur la promesse faile par le président du qu'une loi serait présentée l'année suivante, à moins de à sauces imprévu
Quelle étai sion d'un
ion du nouveau cabinet? Dans la dé exprina l'espoir
dit : « Nous ne pou!
ni leministére du 13u e du {1 octubre; nésd'a citconstances, nous ne sommes et ne devons être que le du 22 février. Et ces paroles ont leur portée. Elles vous ant que, quand l'administration nouvelle s'est formée, elle a dirigé attention sur l'état des esprits, sur la politique à suivre. Le du gouvernement, tel que nous le comprenons, est de rallier! les hommes houvrables, à quelque parti qu'ils appartienvest,
MONARCMÉ DE JUILLET. — 1856, 460 speclselede l'ordreet de la prospérité de Ja France, en protégeant vs les droits et tous les intérêts. »
Celx retrait dans les pastorales que Louis-Philippe et Dupin Hiülaient à l'ouverture de la Session : quel gouvernement n'a eu & belles illusions?
Le ministre de l'intérieur, en portant à a Chambre des pairs st Ina loi de fonds secrets, demandait un vote de confiance et dilque « Ini ét ses collègues étaient décidés à rester fidéles aux Wipes qui, depuis six années, avaient dirigé la politique du gouféement et rendu la tranquillité au pays, comme la force au
us | 24 sccorder les déclarations des deux ministres Arme Aumvn. — Le ministère du 22 février eut aussi sa . Le 25 juin, au thoment où le roi, sortant, en voiture, des es, saluait le drapeau du poste dé gardé nationale, le canon Wii arme à feu se posa sur ka portière de gauche, une délonation Mextit et la voiture fut remplie de fumée. L'homme qui venait de Br sur le roi se Lenait immobile, ne cherchant ni à fuir ni à ré- Mer; il fut arrêté sur-le-champ. L'arme dont il s'était se it M ame-fusil ; on trouvasur lui un poignard dont il déclara avoir gl projet de se frapper. Il avoua qu'il avait eu l'intention de heke rot, en qui il voyait l'enneini du peuple, l'auteur de ses malte de ceux de la France, regrettant seulement de n'avoir . 11 se nommit Louis Alibaud et était âgé de vingt-six ans. Miimes, de parents pauvres. reçu cependant quelque Mtuction. Sa vie antérieure avait été honnête; son langage, dans faquéte judiciaire, fut celui d'un fanatique, d'un sectaire ; il se républicain et faisait remonter la pensée de sun crime à Roque où Louis-Philippe « avait fait massacrer les citoyens dans Vrues de Lyon et au cloitre Saint-Merri. Son règne, disait-il, est règne de sang. » Il niait avoir eu aucun complice et l'instrucx confirma ce point.
Benvoyé devant la Cour des pairs, Alibaud ÿ comparut le 8 juil- L Son défenseur, M ‘Charles Ledru, essaya de démontrer que son ent avait agi sous l'influence d'une aberration célébrale qui ne ä avait pas laissé la pleine conscience de ses actes. La Cour déaa l'accusé coupable et le condamna à la peine des parricides. aud fut exécuté le 11 juillet. 11 mourut en protestant de son Zachement à la république, de l'absence de toute complicité, et de \pureté de sa vie.
+ 470 MOSARCHIE COMFTITUTIONRELLE.
Les adversaires du cabinet firent arme contre lui d nement. C'était une injustice : il n'était pas ples, il 4 peut-être en son pouvoir de prévenir ua pareil crime vait été en celui de ses prédécesseuts de prévenir l'atten et qu’il ne devait être possible äses successeurs d'empêcl tres altentats qui suivirent. La célébrité qu'ane cari saine avait donnée à Fieschi put exciter une sinistre Dans cette même année 1836, deux très-jeunes gens fure aux assises de la Seine, dénoncés par des letires qui buaient le projet d'assassiner le roi. Il fut établi, dans 1 blic, que les deux lettres avaient été écriles par eux-m de se donner un nom. Le jury dut les acquitter.
$ IV. Mont »'Anmaxp Cannez. — Le 22 juillet, à la:
. polémique née d'un sujet qui n'eût pas dû amener une séquence, un duel eut lieu, à Saint-Mandé, entre Arm: et M. Émile de Girardin, rédacteur en chef de la Pr deux furent blessés, M. de Girardin assez légèrement. saire très-grièvement, au flanc droit. Après quarante-lt de cruellessouffrances, Armand Carrel expira, le 24 juill fit une sensation profonde, car le rédacteur en chef du À brillait pas seulement par un grand talent d'é ilé honoré de tous, pour son cuurage, pour la loyauté et l'é son caractère : il commandait un respect sympathique, 1 enneinis politiques. Aussi, un nombreux concours de cil partenant à toutes les opinions, se pressa, le 25, aux fur Carrel, qui eurent lieu à Saint-Mandé.
La mort de Carrel fut une grande perte pour le parti n La république avait en assez grand, peut-être en trop g bre, des hommes résolus à risquer leur vie dans un cou elle n'en avait pas assez qui, au mème degré qu'Armané tissent respecter, estimer et fussent crpables de lui atti fiance des esprits droits et intelligents.
SV. Fères ne Je — L'anniversaire de Juillet ne pe celle année, ne pas rappeler le souvenir, encore si récet mage de 485%. Le mimstére reçut des avis lui signalant projets euntre l'existence qu roi. Rien n'était assez préci toriser des recherches sérivuses. Mais, l'année précédent. avait reçu de vagues indirations et l'on en avait vu l'effray sation, Îl n'y avait qu'un seul moyen de prévenir un nouvt c'élait que le roi ne passät pas la revue habituelle. Loui
moanenE DE IUNLET. — 1NGG. an ss daberd; lue craignait pas le péril, il aimait à sé renpasse lsrgarde nationale; cette année, en autre, il devait terl'are de triomphe de l'Étoile, enfin terminé sous son rê= l; devant les insistances des ministres, il-dut faire 1@ propre volonté.
meñeut pas lieu; l'inauguration du monument {riomphal plit eu présence des ministres et d'une foule immense. Le ément, modifiant un peu la pensée primitive qui p'avait l'édifice qu'à rappeler la gloire de. la grande armée victo- Austerlitz, le consacrait maintenant à la gloire de toutes &s de Ia République et de l'Empire.