CHAPITRE XII
winislère, — Afaire suisse. — Murt de Charles X. — Affaire de ürg — Attôntat Meunier — Algérie — Arts et industrie —Extérieur.
acte DC MINISTÈRE. — Pendant les cinq années précédenrincipal appui de la monarchie de Juillet à l'extérieur l'alliance anglaise, qui compensait suffisamment la froipuissances allemandes et l'hostilité non déguisée de la d Thiers, accueilli avec bienveillance parles gouvernements ls, espérant adoucir la cour de Saint-Pétershourg, parut dis- ‘élvigner. de la bonne entente avec l'Angleterre. Les dues set de Nemours allérent faire un voyage à Berlin, sous d'assister aux manœuvres militaires, puis se rendirent à sù l'on espérait conclure un mariage entre le duc d'Orléans iduchesse Thérèse, projet que la cour d'Autriche repoussa. déconvenue de diplomatie matrimoniale fit retourner s vers l'alliance anglaise. L'occasion se présentait d'agir de avec la Grande-Bretagne en exécutant les clauses du traité sntre les deux puissances et l'Espagne. Dans ce dernier ministère Isturitz avait renversé le ministére Mendizahal et rait incapable de gouverner, L'insurrection carliste gran 4. Thiers voulait porter secours à la reine régente, mais, : voulant pas envoyer des troupes françaises en Espagne, ut de porter à 5,000 hommes la légion étrangète, forte de qui, l'année précédente, avait é is France au service espagnol. Des enrôlements de volonta rovoqués pour l'accroissement de celle légion.
am. ang > uuuna ausonur Da acuisoiuus Le 6 septembre, un nouveau ministère était compo: dence en fut donnée au comte Molé, qui prit le portefet
la justice ; l'intérieur fut donné au comte de G: à l'amiral Rosamel, les finances au comte Duchät jours plus tard, le cabinet se compléta par la nominat ral Bernard à la guerre, el celle de M. Martin (du Nc merce. M. Gabriel Delessert fut nommé préfet de policr
C'était le ministère du 11 octobre qui rentrait aux al le duc de Broglie, c'est-à-dire ce qu'il avait eu de plu
L'intervention en Espagne était décidément écarté publique eût été favorable à cette opération, un peu p pour le gouvernement constitutionnel, malgré ses fau coup par haine contre les carlistes, c'est-à-dire l'abst la France n'était que trop intervenue, à deux époqu centes dans les affaires intérieures de l'Espagne. Si étrangère peut être admise pour affranchir un peupl domination étrangère, il faut qu'une grande nation s inème du despotisme indigène : elle sera capable de elle en est digne.
SIL. Arrune suisse. — Si le ministère Molé repor raison, toute intervention, mème indirecte, en Espaz Linua ane tron fine intervention malencontrense en S
MONABCRIE DE-AUILLET. — 1856, A7S
renvoyé de France, sous un faux nom el avec un # pour nouer des relations avec des réfagiés étranraîner à des démarches compromettantes, Lorsque révélés au cabmet français, ni M. Thiers d'abord, ni
e ny voulurent croire, car l'un n'avait pas été plus
5 au courant de cette basse combinaison. La révélamsidérée comme une machination inventée par les 1ëmes; des menaces plus pressantes furent adressées
à, pour éviter une guerre inégale, dut promettre de iction à la France. La raison du plus fort n'a pas meilleure.
pe Cases X, — Le 6 octobre, l'ex-roi de France arut à Goritz, où il s'était retiré en dernier lieu.
e cet événement, ses quatre anciens ministres, en æsen France, furent rendus à la liberté. Trois purent ï ice” dans des localités choisies par eux. Le duc de
eul banni pour vingl ans.
paravant, des grâces avaient élé accordées à une vutres condamnés politiques 8 ve SrrassourG.— Dans la soirée du 51 octobre 1856, ent reçut de Strasbourg le fragment de dépêche que alin, vers six heures, Louis-Napoléon, fils de la duit-Leu, qui avait dans sa confidence le colonel d'ar- 2y, a parcouru les rues de Strashourg avec une partie ut l'ancien lélégraphe qui apportait celte nouvelle, : avait coupé la fin. Les ministres se rendirent aussiries, atlendant loute La nuit la fin de la mystérieuse
in matin, un aide de camp du général Voirol, comitrasbourg, arriva et raconta les faits.
e, le dernier survivant des fils de Louis Bonaparte, Hollande, Charles-Louis-Napoléon Bonaparte, citoyen illerie du canton de Thurgovie (Suisse), avait profité je de la France pour {ramer un complot dans lequel iné le colonel du 4° d'artillerie, Vaudrey, et quelques garnison de Strasbourg. Son plan était d'enlever elte ville, d'appeler la population aux armes, puis de dement sur Paris, en soulevant partout soldats et ha des pruclamations, d'un style déclamatoire cherchant ü de son oncle, il parlait à la fois de la République et
ro
par le 4ü* de hgne. Le succes semblait devoir connu surviurent le colonel et quelques officiers du 46*, qui s que le prétendu neveu de Napoléon n'était qu'un impusten arréta tout ; le chef du complot et ses complices furent i avant que le bruit de la tentative pénétré dans toute La Cour royale de Colmar évoqua l'affaire el commença u anation juridique.
Le chef de l'aventure, Charles-Louis-Napoléon Bonaf quelques jours après, expédié à Paris, où il ne vit auc personne que le préfet de police. Dirigé aussitôt sur Lorier riva dans la nuit du 13 au 14 et fut embarqué à bord de l'A pour être conduit à New-York. Le gouvernement n'avait lui aucune promesse, aucun engagement. Le sous-préf rient fut chargé de lui remettre une somme de 15,000 pourvoir à ses premiers besoins en Amérique.
Le gouvernement n'admetlait pas qu'un homme, né d ayant été souveraine, un prince conspirateur, pris en flasi les armes à la main, püt être ti comme un coupable 1 avait ainsi agi envers la duchesse de Berry; mais cel femme, n de la reine, et on lui avait fait expier cruel fareur qu'on lui accordait.
Le neveu de Napoléon, après quelques jours de cap'i allait, libre, en Amérique pour y préparer de nouveaux «
476 MONARCIIR CONSTITUTIONNELLE.
$ VI. Arrerar Maux, — Mandis que les doulour velles de l'expédition de Constantine altristaient Popinie une nouvelle tentative de régicide vint assombrie À
Jours de d'année.
Le 97 décembre, Louis-Philippe se rendait au pal l'ouverture de la session, Au moment où il salt
le 25 juin, le drapeau de la 2* légion, sur de quai des 4 coup de feu brisa les glaces de sa voiture, dont quel blessérent légèrement le duc de Nemours et le prince L'assassin, arrêté à l'instant mème, était un nommé Me mis en sellerie, âgé de 22 ans, d'un caractère vulgaire: telligence médiocre. 11 essaya de compromettre avec h cousins et un autre jeune homme. Traduits tous les tn d'avril suivant, à la Cour des pairs, les deux prétendu furent acquittés. Meunier fut condamné à la peine des commuée en déportation, puis en bannissement perp
$ VIL. Lerrnes, Anr, Ixousris. — Victor Cousin pub vres inédiles d'Abélard. Jean Reynaud et Pierre Lerou: cent l'Encyclopédie nouvelle. — Romans-historiques « Soulié. — L'Opéra donne les Huguenots de Meyerbeer. Destutt de Tracy.
Outre l'inauguration de l'arc de triomphe de l'Étoile opération d'art scientifique marque l'année 1856. Le l'obélisque de Lougsor fut dressé sur le piédestal con le recevoir, à h place de la Concorde. Celle opération et exécutée avec beaucoup de succès par l'ingénieur applaudissements d'une multitude de spectateurs. Et croix achève les plafonds de la Chambre des pairs au L
Les Chambres votérent l'établissement de deux che de Paris à Versailles, et de deux canaux latéraux, l'un l'autre à la Garonne.
8 VIII. Extérieur. — Le choléra ravage une partie de l' la Hongrie, la Bohème; les jésuites sont rétablis en Auti
En Angleterre, la spéculation effrénée sur les ches amène une crise monétaire et commerciale. O'Connell cesse l'Irlande, à laquelle le Parlement refuse la réfor sur les corporations et l'affectation du surplus des rer siastiques au développement de l'instruction générale Chambres adoptent pour l'Angleterre une réforme ecc et l'établissement de registres pour les actes de l'état ci
MONARCEUR DE AuuLET, — ANT. 477 le d'expulser des réfugiés politiques, l'Autriche, la russe améanlissant l'indépendance de la république
msserée par les trailés de 1815.
débat entre des insurreclions militaires et la chouan-
s l'insurrection de la Granja, en Espagne, une révo- Lisbonne et rétablit la constitution de 1822, que la ie de jurer (9 septembré), Abolition de la traite des