CHAPITRE XNI
.— Dotations. — Ministère du 15 avril. — Mariage du die ia prinéesse Marie. — Dissofation, élections. — Maisons du s.— Arts, industrie, — Extérieur. — Létires et sciences.
Lois p'exceprion. — C'est dans les preiniers jours 3 janvier, que la Cour d'assises du Bas-fthin acquitta de l'affaire de Strasbourg, dont le principal coupable trait à la vindicte légale. Le gouvernement n'accepta ue lui donnait la justice du pays et, comme toujours, expédient pour prévenir le retour d'un pareil échec. présenta aux Chambres une loi en vertu de laquelle, civils et des militaires seraient impliqués dans un comme c'était le cas à Strasbourg, les premiers se ar la justice civile, des seconds par la justice militaire pareille circonstance, une seule juridiction conna et c'est le civil qui entrainait le militaire devant la droit commun. C'était le mème juge qui prononçait ations identiques et la justice était la mème pour tous Avec la loi nouvelle, il pouvait arriver que la qualiliimes fût différente, selon le magistrat instructeur, el is d'un mème crime fussent punis difléremment, où es uns fussent acquittés, les autres condamnés, suinal où ils auraient comparu. C'était le renversement adence consacrée.
iion, peine essentiellement politique, rarement appli “ait nécessairement la résidence forcée en dehors du ntinental de la France. Or, jusque-là, en n'avait con— ortés qu'à Cayenne, ce qui, pour la plupart, équivalai
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à la condamnation à mort. Un projet de loi, présenté en nf temps que le précédent, affectait un coin de l'île Bourbon an si des déportés. “
Enfin, un troisième projet, faisant revivre des articles de 4 pénal de l'empire, punissait la non-rérélation des complots cf la personne du roi, c'est-à-dire établissait la délation obligatelf légale. Ce fut, des trois, celui qui soulera la plus vire et leg généraie réprobation.
SIL. Dorarions. — Aux lois de combat, le ministére eut d'en associer une autre, de nature (rés-délicate, qui, se prés en telle compagnie, en fut tout d'abord compromise. E
Le roi avait annoncé, dans le discours du trône, des lois ces nant sa famille. Louis-Philippe avait beaucoup d'enfants : fortune, divisée entre eux, ne devait pas donner à chacun lence. S'exagérant encore leur pauvreté relative dans l'i disait parfois: « Mes enfants n'auront pas de pain. » Sous de cette crainte hyperbolique, il souhaitait vivement qu'une tion leur fût attribuée sur les fonds ou sur le domaine de ce qui, d'ailleurs, m'avait rien que de très-conforme au monarchique.
Lorsque
fille aînée de Louis-Philippe avait épousé le roi! té stipulé qu'une dut d'un million serait 4 Je aux Chambres. Veut-être s digne que l JUIN le : toutefois, cela encore!
monarchiques.
Le ministère présenta done une loi allouant cette «lot, puis tuant une dotation pour le due d'Orléans, héritier présomptf couranne, et, en vue de ce titre, exclu du partage que Louisavait fait de sa fortune privée entre ses enfants avant d' trâne sue autre dotation était demandée pour Je due de Nes dev tres demandes vel
is accueil que st is. 11 s'attendait à un di sait au suvrès final 4
e amena la dissoit ù] en essais inutiles ‘uns, tes tuembres qui représentaient le plus énersf®
combin:
À HOMME Dm suiter. — 1857, 470 dinéstmos ss retirérent définitivement, et M, Molé resta das de eonstituer no nouveau cabinet qui apparut au wlethavril.
Wesserr la présidence et les affaires étrangères, le gé= Koanbis guerre, M. Martin (du Nord) le commerce et l'agri= P'uniral Rosamel la marine ; mais a justice fut donnée à à lintérieur à M. de Montalivet, les finances à M, Lacave- Fimstraction publique à M. de Salvangy.
net s'annonçait comme un ministére de conciliation: on M. Molé désirait une amaistie, Les mesures de rigueur + pen elfieness ; l'opinion, sans cesser de réprouver les Ales entreprises violentes, désirait une détente dans la gouvernement. Le cabinet du 15 avril, qui en apportait , fut donc bien accurilli.
Lire pas les lois:sur la déportation et In non-révélation, en para plus. La loïsur la dotation da due de Nemours ; celles qui concernaient le duc d'Orléans et la reine des nt votées le 22 avril.
nt. il resta de ces lois de dotation un relentissement ne fois de plus, l'opinion publique avait été appelée sur ion d'argent, qui porte avec soi la déconsidération ; les les pamphlets qui en sorbrent diminuérent encore le bien it le droit et le rôle cains d'insister sur ce point; mais, encore une fuis, ui des gens qui voulaient une monarchie ?
ie générale pour délits politiques, édicté avec satisfaction, par les uns comme incl frances, par les autres comme faisant esp aaines et des passions.
atace où puc v'OnLéixs. — Quinze jours plus tard, le due d'Orléans épousa la princesse Hélène de Mecklemvérin. Ce n'étail pas une brillante alliance; les courtisans retter el les lésitimistes se réjouir que le prince royal é femme dans aueune des grandes familles souverait ait guére à voir une Marie-Antoinette où une Mari se laissa, d'ailleurs, gagner par la physionomi € la jeune princesse, par la Simplicité de ses mauié Limème gré de sa qualité de protestante, qui la mettait à intrigues cléricales, auxquelles on suupremait la reine racressible,
le 8 mai, ant fin à de r l'apaise-
480 MONARCELE CORETITUTÉSNNELE.
Malheureusement, les fêtes données à l'occasion de furent assombries par une catastrophe analogue à celle le marisge de Louis XVI avec Marie-Antoinette. La foul au champ de Mars, voulant sortir par une même grill combrement et plusieurs personnes périrent étouffées.
Un autre mariage eut lieu, en 4837, dans la famill 47 octobre, le duc Alexandre de Wurtemberg épousa princesse Marie, Que ses goûts d'artiste avaient rendu et dont la statue de Jeanne d'Arc fera vivre le nom.
À ces satisfactions de famille vint se joindre pour Li le succès de la seconde expédition de Constantine, à la cipait un de ses fils, le duc de Nemours.
SV. Dussouurion. ÉLecrions.—M. Molé ne tenait pas pc la majorité peu nombreuse et peu solide qu'il trouvait bre. Dans l'espoir d'en faire arriver une plus assurée au roi, le 30 octobre, une ordonnance qui dissolvait convoquait les électeurs pour le 24 novembre.
Le ministère combatlit vigoureusement toutes les : hostiles ou douteuses ; il réussit à écarter un certain nc du précédent cabinet, mais ceux-ci furent remplacés p: dats nouveaux dont le ministère ne connaissait pas ou mal les dispositions.
L'ouverture des Chambres eut lieu, sans inciden! 43 décembre.
$ VI. Maisoxs pe seu. — Avec l'année 1857 finit er industrie depuis longtemps attaquée par les moraliste des considérations fiscales avaient prolongé l'existen d'une loi votée par les deux Chambres, toutes les ina furent fermées le 31 décembre.
$ VIT. Aucérie. — Le 50 mai, Bugeaud, gouverneur d d'Oran, signa avec Abd-el-Kader, sur les bords de traité par lequel le chef arabe reconuaissait la souve France sur une partie de l'Algérie, dont le traité ind mites. Ce traité, qui fut vivement critiqué comme attri el-Kader une importance trop grande, eut du moi d'assurer la tranquillité de la province d'Oran, tandis extrémité allait recommencer une expédition contre Ci
Le général Danrémont, successeur de Clausel, av: prendre au ministère la nécessité de cette nouvelle exp relever l'autorité de la France auprès des Arabes.
ar ant
2,000 houffmes, Dire bey de Constantine, se D test
pendant tempête, puis par de
Ppveps at Auë par un remplacé par le plus ancien en grade,
fut prise de vive force aprés
s'était enfuie, épouvantée
dans le prémier moment nos
on du général Valée la rappela
‘furent donnés pour garantir la furent maintenues,
—Le 11 juin, Louis-Philippe inau= Le de Versailles, pour sauver | était abandonné depuis longues
soit les rares ete roire li “
482 MOXARCUIE CONSTITUTIONNELLE.
toire. Toules ces œuvres ne son pas d'égale valeur, lan dans un seul monument n'en constitue pas moins une : tion précieuse et curieuse qui honore la mémoire da
+ Victor Hugo publie les Voix inférieures. Frédéric Soulié r la mode, avec les Mémoires du diable, les romans de long leine. 11 aura des imitateurs.
Mort du poële rasse Poutschkine, tué eu duel.
Le 26 août, ouverture du chemin de fer de Paris à Sai main. On croira difficilement que les entrepreneurs de cet aient osé faire des places de troisième classe consistant en tout à fait découverts, où le public n'avait aucun abri co intempéries. Ces wagons, appelés vulgairement {omberem duré trop longtemps pour l'honneur de la civilisation et d manité; ils ont disparu, pour devenir la troisième classe.
Diverses lois volées en 1857 ont ordonné la construction : sieurs chemins de fer.
Thomas Spencer, et leterre, et le docteur Jacuhi, (Russie), découvrent simultagément la galvanoplastie.
$ IX. Exrémiecn. — En Allemagne, le duc de Cumb deveou roi de Ilanovre (20 juin), abolit la Constitution d et destilue sept prèfesseurs qui out prolesté contre à d'État.
Le roi de Prusse fait arrèter l'archevèque de Cologne vembre), qui refuse de célébrer les mariages mixtes, c'e entre catholiques el protestants.
En Angleterre, Guillaume 1Ÿ imeurt le 20 juin, laissant | rune à sa nièce, la jeune princesse Victori:
L'Angleterre est aMigée d'une crise commerciale qui arrète 1 travaux et cause une grande misère.
Eu Espagne, les carlistes, devenus plus redoutables, de marcher sur Madrid et sont repoussés en k nent encore l'Aragoi
Le choléra fait une violente invasion en Sicile. Là aussi, lation eroil aux empoisounements et se livre à fureur. Une révle éclate plusieurs points; elle et dans le sang et la Sicile est dépouillée de sa reproe nalionale,
Se ses
“ahissement de l'influence royale. Depuis, la question € ouvite. Certains journaux, agréables au gouvernemer naïent que, pour assurer l'unité et la fixité politupnes, d , en tout, du monarque. Devant cette prète journaux libéraux reprirent l'ancienne thèse : Le roi r gouverne pas. Les parlementaires, parmi lesquels on co doctrinaires évincés du pouvoir avec le ministère du 44 € x. rs, jadis le promoteur et le brillant défenseur de c constitutionnelle, prirent naturellement parti contre les des oflicieux. Ce fut là le lien qui rapprocha les chefs de oppositions, M. Odilon Barrot avec la gauche, M. Thier centre gauche, M. Guizol avec de centre droit.
L'accord qui les unit fut appelé {a coalition.
L'opinion publique vit cette coalition avec une surpris geante pour les coalisés. Que les partis prétendant au por quant simultanément le parti qui en est actuellement dét n'y a là rien que de très simple et de très-naturel. Chacu pour el sous son drapeau. Mais que ces mêmes partis, cac drapeau, dissimulant leurs doctrines opposées, se concer faire tomber, le pouvoir qui les gène, il y a là une arriët de perfidie qui froisse la délicatesse et offense la loyauté. ment fut énergiquement exprimé par le Journal des lorsque, après la victoire de la coalit il dit à un de
moxanente ne summier. — 1858. 485
1 firent sequittés et les autres condamnés à di Les, porté devant la Cour des pairs, était di lmé laïty, ancien officier de pontonniers, qui, sous prétexte de btion de l'affaire de Strasbourg, avait publié une véritable apokde cuite ténlative insurrectionnelle. Laïty fut condamné, le 9 M, ä cinq ans dé prison, 10,000 franes d'amende et à la surbnce É
UL Loms Boxarante er La Suisse. — Le fils de Louis Bona- Poeupa de lui le gouvernement français d'une façon plus Rréable encore. Il était revent d'Amérique en Suisse auprès de Wre malade. Soit que le gouvernement français eûl connais- Edequelques intrigues nouées par ce personnage, soit qu'il Bémplement l'écarter du voisinage de la France, il demanda Wrernement euisse d'en ordonner l’expulsion.
1 Bonaparte, qui s'était fait recevoir citoyen du canton de gorie, prolesta contre cetle exigence et refusa de quitter la e. Mais, lorsque le gouvernement français eut concentré un d'armée sur les frontières de Suisse, lorsque la Suisse, pour respecter son droit. se moutra prête à la guerre, Louis Boni- &clara qu'il ne voulait pas être la cause d'un tel conflit, et retira en Angleterre.
ait là aussi près de la France et tout aussi dangereux, comine ie l'a montré ; mais la puissante Angleterre eût été moins tà réduire que ln Suisse; le gouvernement de Louis-Philippe lnt de toute réclamation. Il avait donné de l'importance au Tortense et l'avait laissé prendre le beau rôle.
Y.Le coute pe Panis. Pendant que la dynastie de Juillet f guerre maladroïte à un prétendant, la duchesse d'Orléans sit au monde, le 24 août, un fils destiné à perpétuer la ligné ke. Louis-Philippe donna à cet enfant le titre de comte de Paris. T. Évaccanos n'Ancôxe. — Dés l'occupation d'Ancône, le gouement français avait annoncé l'intention d'évacuer cette pl sème temps que les Autrichiens retireraient leurs soldats des lé *s. Au mois d'octobre, le ministère, informé des préparatifs de æt des Autrichiens, se hâta de rappeler en France la faible garwa d'Ancône : c'était l'exécution d'un engagement pris ; l'opinion digue n'en vil pas moins avec regret le drapeau de France quit- @æ œin de la terre italienne où l'Autriche possédait la Lômbarla Vénétie et pouvait entrer à tout moment.
SL Mianm Garcia. Say Jar » Uzsos, — Celle retraite ne fut pas
r At.
ce
436 MONARCHIE CORSTITUTIONNELLE, compensée par deux actes de vigueur accomplis loin d'E contre des États peu redoutables.
La république Argentine et la république Mexiesine, « des discordes intestines, avaient maltraité des résidents fr. refusaient les satisfaclions réclamées par la France. Le 44 Je contre-amiral Leblanc, qui bloquait les ports de la ré Argentine, occupa l'Ile de Martin Garcia, située à l'emt de l'Uruguay, dont elle cormande ainsi l'entrée.
Au Mexique, on avait débuté aussi par un blocus. Cette prolongée plusieurs mois, n'ayant pas produit de résal flotte partie de France et sur laquelle servait le prince de ! alla bombarder le fort de San Juan d'Ullos, qui défend le la Véra Cruz (27 novembre). Le fort capitula et fut re Français. La Véra Crus devait aussi leur être livrée ; mais dent Bustamente refusa de ratifier la capitulation. Alors
+ Baudin, débarqua un corps de matelots qui s'émparérent di Cruz, en détruisirent les défenses et dispersèrent les troupe caines, bien supérieures en nombre.