CHAPITRE XY
Session de 1859. — Mort de la princesse Marie. — L'adresse. — Di élections. — 12 et 13 mars. — Question d'Orient, — Algérie. — sciences, industrie.
Sessiox De 189, — Le 17 décembre eut lieu l'ouver session législative de 1839.
Le roi, dans son discours, avait fait, de nouveau, appela timents de concorde et d'union : « N'oublions pas, disait là est notre force. Puisse cet accord devenir de jour en ja complet et plu le jeu de nos institutioes, À au monde que la monarchie fails de la liberté La stabil
Au scrutin pour la présidence, M. Dupin, candidat du mis ne l'emporta que de cinq voir sur M. Ilippolyte Passy, cané la coalition. Dans la conmision de l'adresse, les coulisés
488 MONARCIIE CONSTITUTIONNELLE.
mistrative, ‘mais ses adversaires étaient puissamment | et ils ne dissimulaient pas aux fonctionnaires qué Lrop il faveur du ministère présent serait puni par le ininistère | Les élections furent défavorables au cabinet Molé, dont 1 devint alors irrévocable.
La victoire fut mortelle aussi aux vainqueurs. Quand il partager le pouvoir conquis, toutes les prétentions, toutes gnances un instant écartées reparurent; on ne parvint p tendre, et le roi dut, après des intrigues et des combinai longées pendant un mois, constituer un ministère pl n'ayant pas de couleur politique et chargé seulement d'exy affaire courantes et de ne pas laisser les services en s (51 mars). Ce fut là le châtiment de cette immorale où doctrines contraires.
SV. Éuevre pes 49 ar 43 mat. — Un événement tout à prévu mit fin à cette sitnation anomale.
Une société secrète, dite des Saisons, dirigée par Arman Martin Bernard et Auguste Blanqui, prit les armes, le € 49 mai, dans l'après-midi. Barbès alla attaquer le poste : de justice, dont le chef, le lieutenant Drouineau, fut tué, pui sur la préfecture de police, d'où il fut repoussé, et, de là, à l'Hôtel de Ville, où il désarma le poste, peu nombreux, de nationale. D'autres groupes d'insurgés se répandirent dans tiers Saint-Denis et Saint-Martin, élevant partout des barti
L'autorité, prise à l'improviste, se remit bientôt et ac mesures vigoureuses qui eurent promptement raison de k Le soir même, les insurgés étaient ballus sur tous les poi qui essayérent de reprendre la lutte, le lendemain, n guère.
Barbès, Martin Bernard, et 47 autres prisonniers com le 27 juin devant la Cour des pairs. Le meurtre du lieutens neau était la charge la plus grave relevée contre Barbès officier avait été tué d'un coup de feu tiré avant lout coml bès protesla énergiquement contre celte imputation, sam ou vouloir indiquer le coupable. On sait maintenant qu'il naissail et ne voulut pas le dénoncer.
Le 12 juillet, Barbès fut condamné à mort; Martin Bent déportation, l'accusé Mialon aux travaux forcés à perpèt autres de cinq à quinze ans de détention, ou de deux à : d'emprisonnement. Quatre furent acquiltés.
MAMANCEER De JUILLET. — 1859 Asu
thés ébileonnu pour sa loyauté; ceux même qui repoussaient isses opinions rendaient hommage à son caractère chovaleres- La coudimwation portée contre lui émut doulourensement Hem Us démarches, pour obtenir uno commutation de peine Püites auprés du roi; Victor Hugo lui ndressa ces vers =
Par votre ange envolée ainsi qu'une colomb !
Parce royal enfant, doux et frêle roseau !
Grèce encore une fois grâce au nom de la tombe! Grâce ai nom du bercean!
t-Philippe, toujoirrs prêt à écarter la peine de mort, sub- Wh déportation, que Barbès subit au mont Saint-Michel,
qui, arrêté un peu plus tard, fat condamné à la même peine rbés et obtint même commutationr.
Uéémente fit cesser soudainement toutes les comp rielles. Le 12 mai fut nommé un nouveau ministère composé mréchal Soult aux affaires étrangères avec la présidence du él; MM. Teste à la justice: le général Schneider à la guerr eré à la marine; Duchätel à l'intérieur; Cunin-Gridaine au merce; Dufaure aux travaux publics; Passy aux finanres; main à l'instruction publique.
mure une fois, les chefs de la coalition étaient mis de côté
ML Quesrrox n'Onienr. — Dès son avénement, le mini msi setrouva aux prises avec une des plus graves difficultés de mhtique européenne, la question d'Orient.
fe question, qui a pris et pourra prendre encore différentes mes, s'agitait alors entre Constantinople et Alexandrie, entre Je im Mahmoud et le pacha d'Égypte Méhèmet Ali. Le traité de tayeb, cunclu en 1835 à la suite de la bataille de Koniah, gagnée eahira sur les troupes impériales, assurait la possession de la % à Méhémel. Le sultan n'avait consenti à ce traité qu'à contre a el ne songeait qu'à s'en affranchir.
La 1859, jugeant le moment opportun, il envoya à son général Pacha, l'ordre de reprendre les hostilités. L'ordre fut exécuté, # Turcs passérent l'Euphrate, envahirent les possessions égypmnes et y brülérent des villages. A cette nouvelle, Méhemet fit Mel aux puissances européennes, déclarant que si les troupes turmes repassaient l'Euphrate, les troupes ésyptiennes feraient nn
ations mi-
murement rétrograde et que, si l'hérédité de la Syrie lui était ac-
fr
490 MOTARCHIE CORSTITUTIONNELLE.
cordée, il rappellerait Ibrahim avec une partie de son « trerait en arrangement pour une paix défuitive. Mais 1 suspendre la marche des Turcs et bientôt les deux ar vérent en présence.
Cependant, le maréchal Soult avait expédié deux de camp pour empêcher le conflit d'éclater. Ces officiers que pour constater la victoire d'Ibrahim. Le 94 juin, que avait été anéantie près du village de Néxib; enco la route de Constantinople était ouverte à Ibrahim.
Mahmoud n'apprit pas le désastre de son armée; i 30 juin, avant que la nouvelle en fût arrivée à Const “laissait le trône à son fils Abdul Medyid, âgé de 46 ans. ment donnait une influence dominante au grand vixi Pacha. Le commandant de la flotte ottomane, Ahmet ennemi de Khosrew et en redoutant la haine, quitta les avec toute la flotte et la conduisit à Alexandrie, où il vice-roi.
Dès que la nouvelle de la reprise des hostilités était Paris, le ministère avait demandé aux Chambres un a millions pour adtmenter les armements maritimes : éventualités d'une lutte en Orient ; ce crédit fut alloué vive discussion où, chacune des solutions possibles de d'Orient fut examinée et trouva des défenseurs, et ap cours où le rappurteur de la commission, Théodore Jou en terminant : « Une responsabilité immense est impos net. En recevant de la Chambre les dix millions qu'il € demander, il contracte l'engagement de faire remplir à dans les événements de l'Orient, un rùle digne d'elle, ne la laisse pas tomber de la position élevée qu'elle Europe. C'est là une tâche grande et difficile : le cabü
ï endue et tout le poids. »
La Chambre donnait ce solennel avertissement presqu où le canon relentissait dans la plaine de Néxzib. L'aid du maréchal Soult arrivait trop tard, pour que l'ordre ç it d'Alexandrie à Ibrahim, de ne pas combattre, pût êtr toutefois, Ibrahim s'arrêta, une seconde fois, en frès lutte entrait dans le domaine de la diplomatie et il donné au cabinet du 12 mai de la résoudre. 11 la légu quée el périlleuse, au ministère qui devait lui succéder.
Le 6 août, la session législative fut close. Le cabinet «
492 MONARCHIE CONSTITUIONNELLE. + Yersailles (rive droite). C'était Je second ébeminde fer point de départ à Paris.
À l'année 1839 appartient aussi un prémier essai di pénitentiaire par la fondation de la colonie de Mettray, recevoir de jeunes détenus, qui y sont instruils aux | l'agriculture.