CHAPITRE XVIF
+ ministre, — Traité de 1841. — Funérailles de Napoléon, — Algérie, — Eslériour,
GEMENT DE Ministère. — Le 20 octobre, le cabinet si un projet de discours d'ouverture des Chambres qui par les paragraphes suivants :
; réunissant aujourd'hui, j'ai devancé l'époque ordiconvocation des Chambres. Vous apprécierez la gravité inces qui ont dicté à mon gouvernement celte déter-
ment où finissait la dernière session, un traité a été la Porte ottomane, l'Angleterre, l'Autriche, la Prusse, sur régler le différend survenu e:tre le sullan et le 3spte.
e important, accompli sans la participation de la Jans les vues d'une politique à laquelle elle n'a point vait, dans l'exécution, amener de dangereuses consé- France devait les prévoir et se montrer dis à faire les événements. Mon gouvernement a pris, sous sa restoutes les mesures qu'autorisaient les lois et que presation nouvelle.
nce, qui continue à souhaiter sincèrement la paix, de- € à la politique que vous avez plus d'une fois appu: ints suffrages. Jalouse d'assurer l'indépendance el l'in- ‘empire ottoman, elle les croit conciliables avec l'exisice-roi d'Égypte, devenu lui-même un ‘des éléments
nb. après la fatale de Nézib flolte, s'était trouvée heureuse d'offrir à Loequ'il désirait, fière maintenant des vic= par d'autres, montrait des exigences inadmnis= presque la menacer de la laisser seule en face de ladécider à se contenter de conditions raisonnables. une fois sa soumission résolue, de se à toutes les conséquences.
d'un an, nn traité signé à Londres, le 10 juillet 1841, du traité de 1840, déclara celui-ci nec objet. Un autre traité, en date du 13, fut signé puissances pour interdire l'entrée des détroits des à tous vaisseaux de guerre n'ayant pas obtenu du sultion d'y pénétrer. Ce fut la rentrée de la France dans
& de 1841 faisait cesser le protectorat exclusif de la Ben Turquie et constituait l'Europe arbitre de la question int.
Bis trouva close, pour le moment, cette question toujours Inte. La France s'était prise pour Méhémet-Ali d'une passion Must réel des choses ne justifiait pas. La civilisation de l'É- Eiait que superficielle, la grandeur et la puissance du vive- = qu'apparentes et factices : la France n'avait là ni ds hautes questions d'honneur, ni un de ces grands inté- Mis qui commandent à une nation de se jeter da Momme eût été celle de 4840. L'Angleterre, l'Autricl he, A By avaient des intérêts plus directs : cependant eussent- Fiqué même la menace de la guerre si ell sent Été sûres Bgonvernement de la France accep tt le IL est permis Poire qu'elles n'eussent pas poussé les choses jusqu'au bout. bot le ministère Guizot et le roi Louis-Philippe méritent d'être BE, c'est moins de ne pas avoir fait la guerre que d'avoir Éaux puissances étrangères la triste idée que le gouvernede la France reculerait à l'aspect de quatre épées nues. La le de 4840 n'en était pas là.
ÜL Fosésanzes pe Naroréox, — Pendant que ces événements Bsient en Europe, le prince de Joinville accomplissait la Bo qu'il avait reçue d'aller chercher à Sainte-Hélène et 1e Inter en France les restes de Napoléon. La Belle-Poule avait Aé sans accident la traversée de France à Sainte-Hélône. Le
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45 octobre eut lieu l'exhumation du cercueil. Le corps presque complétement intact et, l'identité constatée le 1 il fut renfermé dans un quadruple cercueil et déposé de la frégate, d'où, le lendemain, on le descendit dans
ardente disposée à cet effet.
Le 18 oclobre, la Bellc-Poule et la Favorite, qui l'esc térent Sainte-Hélène. On apprit, en route, les difficult: par le traité du 15 juillet et les éventualités de guerre x terre. Le prince de Joinville déclara.que, s'il était attaq sauter son bâfiment, résolution à laquelle applaudit l'é
Le 29 novembre les deux navires arrivérent à Che 8 décembre, le cercueil impérial fut transbordé sur le Normandie, qui se rendit au Havre, pour remonter la Se Courbevoie, où elle arriva le 14.
La cérémonie des funérailles solenne était fixée cembre. Toute la garde nationale de Paris el de sa banli les garnisons de la capitale et des environs étaient conve assister à la marche du convoi qui devait se relire de aux Invalides.
Malgré un des froids les plus vifs que l'on ait ressen une multitude innombrable se pressait aux maisons contre-allées du long parcuurs que devait suivre le € grand nombre d'anciens soldats de l'empire uniformes du Lemps el suivaient le convoi, pré plus b posant, Le prince de Joinville marche du char funébre, aux deux côtés duquel se tenaient de: la Belle-Poute.
aux Invalides, le prince fit au roi la ébré dans pe de Paris, devant une assi:
es, dont l'un s'était vant on, et dont un autre
eueil de Napoléon fut d endant li construelion du € e demeure. L'attente dura plus de dix ans.
Paus le courant de novembre, une partie du undi de et plusi
nt les cnnpagues.
Le Y novembre, la duchesse d'Urléans donna Le jour à
ù ner 4840. 507 € Chartres, que son père avait porté
‘lai pour régler la durée du travail es. La loï était encore incomplète, l'améliorant, et cependant il y a encore
une condamnation à un an de prison et décembre), prononcée contre M. La=
tion d'une brochuré intitulée ls Pays et Chambre des députés êtait attaquée avec
Les hostiités, récommencées, l'année précé= t CENT amotivérent, en 1840, quelépisodes principaux sont l'hé- : dur fort de Mazagran, par 123 hommes sous les Mi capitaine Lélièvre, qui tinrent pendant quatre jours et Panits contre dix à douze mille Arabes, L'ennemi fut obligé Petirer après avoir éprouvé de grandes pertes. La petite garde Mazagran n'eut que trois hommes tués. L utre épisode fasse de l'Atlas, au col ou Teniah de Mouzaïa, sous le ent du due d'Orléans, qu'accompagnait son frère le
le.
de ces Mails eut lieu du 3 au 6 fvrier, le second le Le dernier amena l'occupation de Médéah et celle de M juin). À l'ouest d'Alger, une autre expédition occupa Cher-
Ê Mdécembre, le général Bugeaud fut nommé gouverneur en remplacement du général Valée, que l'état de sa santé Arentrer en France.
— L'année 1840 vit mourir un grand érudit, survivants de la Convention pomucène Lemercier, que l'école romantique reipresqué comme un de ses précurseurs or Hugo publie les Rayons et les Ombr re le premier volume de Port-Royal.
le tire de son roman Vautrin un drame, dont les repré ous furent arrêtées par l'autorité, tandis que Scribe fait la Calomnie et le Verre d'eau avec un grand succès lemme année, la Favorite et la Fille du régiment, opéras izetti, furent représeniées pour Ja première fois.
Sainte-Beuve fait
508 MORARCHIE CONSFITUTIORNELLE.
$ VI. Exrérigun. — À côté des événements d'Orient, baient l'attention publique, il y eut encore, en 1840, qu nements notables. En Allemagne, l'Assemblée des états vota une constitution. Plusieurs autres États réformèr gislation pénale.
En Angleterre, la reine Victoria épouse (46 févrie: Albert de Saxe-Cobourg. Le 40 juin, une tentative d'a dirigée contre la reine par un individu qui est enfermé Un confit s'élève avec le roi de Naples, à propos d'une anglaise ayant le monopole de l'exportation du soufre ; 1 sur le point d'éclater. La médiation de la France amène action.
En Espagne, les généraux Espartero et Concha force chefs carlistes Cabrera et Balmaseda à se retirer en Fi juillet). Le 12 octobre, à la suite d'une série d'émeutes, : tine est forcée d'abdiquer la régence et se réfuxie Espartero est nommé chef d'un conseil de régence.
En Hollande, Guillaume J abdique au protit de sot Jaume 11. La responsabilité mi rielle est établie.
En Prusse, mort du roi Frédérie-Guillaume III (7 jui lui succède sous le nom de Frédéric-Guillaume IV.
La Russie persécute le clergé polonais ; elle subit des le Caucase et fait une expédition malheureuse contre Khiva.
En Suède, des réformes libérales s'accompl tion des Chambres; l'instruction prünaire reçoi loppenrents.
Dans l'Amérique du Sud, le différend entre la France blique de la Plata se termine par une conven droit des résitents fr: être indemnise commerce de France le traitement de la La Frai aeue l'ile de Martin Garcia.
1, — 1841, M5 e d'Aumale, revenant d'Afrique, régiment d'infanterie, dont il avait rément, colonel, Ses frères, le duc de prince de Joinville, étaient allés au-devant de lui, avec jor. Le 17° combuttait depuis sept ans en et avait bien mérité une réception honorable. Toutefois, la de son entrée à Paris s'adressait plus au prince colonel bons services du régiment.
ouge défilait dans le faubourg Saint-Antoine, lorsque à l'an- & mme adjacente, un coup de feu retentit. Le cheval du lieu ilanel tomba frappé mortellement. L'assassin, arrêté, eria ni : « À moi, les amis ! » Le régiment continua sa marche x Tuileries, où l'attendait le roi.
Em, François Quénisset, élait un scieur de long, plus [A nom de Poppart, qu'il avait pris, afin de dissimuler ation à trois ans de travaux publics, pour cause de Ï, prononcée eontre lui lorsqu'il se trouvait au service mi-
ire fut déférée à la Cour des pairs. À cette occasion, les s de procureur général près la Cour d'appel de Paris furent vacantes par la promotion, à la première présidence de du titulaire, M. Franck-Carré, que le ministère trouvait un æ 1 fut remplacé par M. Hébert, dont on attendait plus œr et qui fit ses premières armes dans l'affaire Qué-
ait mis la main sur quelques amis ou compagnons de Quélous ensemble se réunissaient habituellement chez un mar + vins qui recevait le Journal du peuple. On fit de ne société secrète, et comme un des accusés eut rédacteur en chef du Journal du peuple pour réclamer son æ rédacteur en chef, M. Dupoty, fut impliqué de complicité complot ourdi par la société secrète.
ipoty n'avait pas même reçu la lettre, interceptée par la il n'en connaissait pas l'auteur, qui ne l'avait jamais vu; wnnaissait aucun des accusés et n'en était pas connu. ins le nouveau procureur général y mit un acharnement e.
wancipation venait d'être acquittée par le jury de Toulouse. "parisien avait, tout récemment, acquitté deux fois le Natiowrsuivi coup sur coup pour offense à Ja personne du roi. Il
514 MONARCHIE CORSTITUTIONNELLE.
allait faire flétrir par la justice exceptionnelle de la Cour cette presse qu'absolvait la justice nationale.
Toutes les subtilités juridiques de M. Hébert pour dér complicité directe n'eussent peut-être pas sufl à entr: condamnation, s'il ne se füt trouvé, dans la pairie w ‘hommes, entre lesquels on regrette de compter le duc di qui inventérent le crime nouveau de complicité mora étrange thèse fut énergiquement combattue par d'autr notamment par Victor Cousin. Sans choisir entre les der de complicité, la Cour déclara Dupoty coupable et le co cinq ans de détention.
Quénisset fut condamné à mort ; trois de ses compl déportation ; trois autres à dix ans de détention; un à cinq furent acquittés. La peine de Quénisset fut commuée
La plupart des journaux de Paris firent une protestatio tive contre la condamnation de Dupot y et résolurent de nep de la Cour ni de la Chambre des pairs.
$ VII. Drorr De visite, — Le 20 décembre, le ministér avec Angleterre, la Russie, la Prusse et l'Autriche, un trailé concernant la visite réciproque des navires pour 2s bolition de la traite des nègres.
En 1851 et 1855, un traité de cette nature avait été cor la France et l'Angleterre. Nepuis, la Russie, triche, et ayant désiré y'entrer, comme parties contractantes, la Fra en 4858, propusé à l'Angleterre de: faire un traité nouvex gneraient les cinq puissanc achevée lorsque survint la convention du 15 juillet, 29 octobre refusa de le signer avec les ministres naient d'user envers la France d'un mauvais procédé: n qu'au mois de novembre 4841, le cabinet whig eut fait pl cabinet tory, M. Guizot se crut affranchi de ses précédents :
t pas sensiblement ceux de 1 cceptés sans objection. Mais, à ces dl France était en bonne intelligence complète avec T° décembre 1841, pas en état de gu I France, étaient irri confiance et, bien que Le dr e réciproque, l'opinion ss le le cunsidérait comme tuant une subordination de 1 France vis-hcvis de l'An
moine DE suuuer. — 184. M5 pos supportait impatiemment l'exercice de ce
disposition d'esprit que le ministère trouva ulébut de la session de 1842.
Viaime, —Le général Bugeaud, abandonnant le système (stess cnulistiés, coneentra ses tronpes en corps ibreux pour opérer des expéditions respectables. Dans les inces il maïntint et réduisit en soumission les tribus; lui- Abd-el-Kader et lui infligea plusienrs échecs qui dé-
Jui un certain nombre de tribus.
errnes, Aurs,— Sismonde de Sismondi, célébre historien, naissance, mais dont les ouvrages, qui ont surtout pour toire de France, sont tous écrits en français, mourut en
pt publie la correspondance de Washington, en tête de a placé unie Vie du grand Américain.
Sue fait paraître en feuilleton Mathilde, mémoires d'une me, qui fut presque un événement littéraire.
représentation d'un Mariage sous Louis XF, par Alexan- LE
représente la Reine de Chypre, de Fromental Halévy, madame Stoltz, MM. Duprez et Baroilhet.
ichève son tableau de la Vierge à l'Hostie,
aémeur. — En Angleterre, à la suite d'uu échec parlele ministère whig proroge, puis dissout les Communes. Îles élections sont favorables aux torys, l'adresse est hosiistére, qui se retire (30 août). Avénement du cabinet tory bre), qui ajourne le Parlement à la fin de l'année. La reine jour à un fils, qui reçoit le titre habituel de prince de tvembre). Victoire en Chine. Massacre et retraite désas- + Anglais dans l'Afghanistan. Traité de commerce avec la
agne, Espartero est nommé régent par les Cortès (8 juilrrection de christinos, énergiquement comprimée. se, la suppression des couvents dans le canton d'Argovie ne guerre civile entre protestants et catholiques ; ceux-ci as. La diète générale se saisit de la question, mais ne parà la résoudre; révolution démocratique à Genève (22 nu- Élection d'une assemblée générale pour la réforme du léral; la majorité est favorable à la réferme (décembre).
mxanone DR puiLLeT, — AN42. ni?
Éweronaus.— Ce qu'on appelait alors la Réforme | äla Chambre en déux parties, deux proposi=
ièré, présentée par M. Ganueron, demandait que nemmnë à une fonction publique après son élection, LA la réélection. La séconde, présentée par M. Ducos, dbjet d'étendre le droit électoral aux citoyens inscrits du jurys c'est ce qu'on nommait l’adjonction des ca=
êre, après en avoir délibéré avec le roi, se prononça eux propositions; celle de M. Ganneron fut repoussée | contre 490; il y avait 160 fonctionnaires dans l'Asproposition Ducosne fut pas plus heureuse, C'est en M. Guizot, qui repoussait ce projet au nom de la sta— imartine prononça, ce mot devenu populaire : « Oui, Moute amélioration! Et si c'était là, en effet, tout Je orme d'État chargé de diriger un gouvernement, urait pas besoin d'hommes d'État : une borne y auffiut, dès lors, le parti des bornes.
uss pe FEK. — Les Chambres votérent, dans cette sesau principal des chemins de fer comprenant sept-liant de Paris aux diverses frontières, à la Manche, à née, à l'Océan, et deux lignes allant de l'Océan à la et de la Méditerranée au Rhin. La confection de ce + être exécutée par l'État et par des compagnies.
fut close le 11 juin. La Chambre fut dissoute le 13 :s électoraux furent convoqués pour le 42 juillet.
de ve Presse. — Pendant les six premiers mois de it plusieurs procès de presse, dont le plus remarquadu Progressif de Limoges. Ce journal avait attaqué , pair de France, à l'occasion d'actes accomplis par ce orsqu'il était garde des sceaux sous la Restauration. 5, l'affaire devait aller en Cour d'assises, où la preuve tamatoires était autorisée. Au lieu de poursui M. Bourdeau intenta au Progressif un procès ci u dommage causé à sa considération. Le journal fut une indemnité exorbitante. Il se pourvut devant la ation qui rejeta le pourvoi. Le Progressif fut ruiné. Ce rocéder garda longtemps le nom de jurisprudence
ncanox mssrémiiss, — M, Ilumanu, ministre des
M b De aurLuer, — 1842, 519 brisée, devant ln douleur de les événtualités d'avenir ouvertes par de Vhéritier du trône, ne Missant aprés ans, Le due d'Orléans, comme tous los ls ire de France, s'était fait nne réputation de Wien ne prouvait que plus tard, devenu roi des Franpee aire de liberté, Il avait du goût ‘et pour les arts, et tout dans sa personne et dans re, contribuait à le rendre sympathique.
lances réunies donnèrent un caractère particulier de 8 aux funérailles du due d'Orléans.
léans laissait un lestament, qui a #6 publié depuis, celte phrase caracléristique :
hterdé Paris soit un de ces instruments brisés avant tv où qu'il dévienne uni des ouvriers de celte régéle qu'on n'entrevoil éneore qu'à travers de grands wut-être des flots de sang; qu'il soit roi ou qu'il de- #ar inconnu et obscur d'une cause à laquelle nous ous, il faut qu'il soit, avant tout, un homme de son 1 nation, qu'il soit catholique et défenseur passionné, France et de la Révolution. »
ts de princes sont rarement obéis par leurs héritiers. : mécexce. — Le prince royal disparu, il fallait au iper de l'avenir de la dynastie. Les Chambres furent ur le 26 juillet.
duc d'Orléans avait ramené autour de Louis-Philippe n'étaient pas les ennemis déclarés de la dynastie, rot aussi bien que M. Thiers. Ils furent simultanéis sur les motifs dont il convenait d'appuyer la loi de hit être présentée. M. Guizot voulait y lancer l'anapartis hostiles. M. Thiers combattit cette pensée, conciliation, faisant remarquer que ce n'était pas le viser, de mettre les nuances en relief, mais, au conroquer l'apaisement, de grouper tous les hommes wmarchie libérale et constitutionnelle. L'exposé des igé par le duc de Broglie; les articles du projet fument soumis à MM. Thiers, Cousin, Odilon Barrot. 1 du duc d'Orléans conférait la régence au duc de e désignation s'accordait avec l'opinion personnelle 4 le premier moment, personne n'y fit d'objection.
D mibter. — 1845. 595
let 883, attaqués dans tontes lès parties findt le vœu que « notre commerce fût reon exclusive de notre pavillon, »
éclat de la politique d'un gouvernielämodération des gens de bien un encou= nouvelles. »
s éloquents discours, le grand orateur signala lie dé veux qui prétendaient arrêter les idées la démocratie. :
Vous, S'écria-t-il; sans doute, ces captalions, L Mes, ces fimidités du pays qu'on fomente au orge, mais é'est une force d'un jour, une forve “Haquelle on ne fonde pas pour longtemps.
bre culte France qui semble s'assoupir un moment, der- Sprit publie qui semble se perdre, et qui, s'il ne vous HPmons vous laisse passer en silence, sans vous r6is sans conflance; derrière cet esprit public qui s'amor- {ant, il ÿ a une autre France et un autre esprit public ; autre génération d'idées qui ne s'endort pas, qui ne j avec ceux qui vieillissent, qui ne se repent pas avec e repentent, qui ne trahit pas avec ceux quise trahissent 5, et qui, un jour, sera tout entier avec nous. que vous déclarez cela impossible. Savez-vous ce que Bre ? Cela veut dire que vous croyez que les développewitutions sont des chimères. Non; ces hommes imposnt nécessaires un jour, el c'est pour cela que je m'éloiour en jour davantage, du gouvernement, et que je me : complètement des oppositions constitutionnelles, où je anger pour toujours. »
ot regardait en pitié, du haut de son orgueil, le poêle ainsi l'avénement de nouvelles couches sociales, Lequel voyait juste?
plus tard, dans la discussion des fonds secrets, M. Duonça que ses amis et lui, c'est-à-dire le centre gauche, d'appuyer un ministre qui se refusait à toute réforme. 2 grand nombre de lois, antérieurement présentées, furées par le gouvernement, bien que touchant à des importantes. Une proposition pour substituer le scrutin a, c'est-à-dire public, au scrutin secret, une autre sur ipatibilités furent rejetées par la Chambre. Une loi fut
5% MONARCHIE CORSTITUTIONNELLE.
votée pour établir l'égalité d'impôt entre le sucre colo sucre indigène.
$ 11. Nannaces Tr voraces Priscigns. — Le 20 avril, la fille de Louis Philippe, la princesse Clémentine, épousa Auguste de Saxe-Cobourg. Quelques jours après, le 7 mai, inville se mariait, à Rio-Janeiro, avec une sœur de l' du Brésil. 0
Au mois de septembre, la reine Victoria vint faire visite Philippe au château d'Eu.
Les dues de Montpensier et de Nemours firent des ex l'un dans le midi, l'autre dans l'ouest de la France.
De son côté, le comte de Chambord alla tenir une nière à Belgrave square, à Londres, où les légitimistes fr rendirent en pélerinage.
$ TL. ScanDALES POLITIQUES ET FIXANCIE!
tions, plusieurs députés signalérent des faits se ruption électorale ; la ma les ratitia tous sans cela les candidatures ministériel
Les concessions de cl ans de fer ai amené rent a révélations sur la fac sacrihrés à ceux de quelques spéculeurs,
Un procès, qui se déroulait « en police correc
Tous ces faits ami hr aient singuliérennt
des autorités et portaient une atteinte profonde à blique.
$ IV. L'Université kr L'Écuse, — Le 1° a fête du roi, l'archevèque de
tance, demandé Ia liberté de 1 pas répondu et le d
i France, ayant été sisualér récent, l'Ami de la religon déclara que les jésuites et elfet, en France et 1
Les établissements universitaires furent attaqués ave
moganeme ne LIT, — 1845, 595
Huiles châricales. Les journaux libéraux en prirent la déete Quint, Michelet, Génin, ripostérent
rs réclament impérieusement une loi sur l'instrué- Bnodaire- Al en avait été présenté, sous un des cabinets buts, eme qui avait été discutée, adoptée mème par une des tes et que Le ministère du 29 octobre avait retirée an cotnnent de 1845. Celui-ci promit de préparer un nouveau qui donnerait satisfiction aux évêques.
Bort du duc d'Orléans. semblait avoir rendu l'audace au Brical. H déployait une activité extrême, multipliant les , formant toules sortes de confréries, d'assosecrètes, où la police ni la justice ne porveux, füisant pullulér les couvents, les communautés, Inlations religieuses de toute sorte. Qu'on lui laissät tonte Peoit : maïs alors, il fallait la donner aussi à ses adversaires, pie La Jutte fût égal Aucénie, — Malgré les échecs précédemment éprouvés et Mssement de sa puissance, Abd-el-Kader continuait la guerre darnement. Au commencement de 4845, il parvint à soupesieurs tribus soumises et à pousser des incursions jusæmvirons d'Alger. Le général Bugeaud organisa plusieurs qui le rejetérent dans les montagnes et châtiérent les lles. La plus importante de ces opérations est celle ‘tmber entre les mains des Français la smala d'Abd-elù &oolonnes, commandées l'une par le duc d'Aumale, l'autre mericière, agissaient de concert pour couper la retraite an 16 mai, au matin, le duc d'Aumale, qui marchait en avant ‘clonne, avec sa cavalerie composée.de 500 chasseurs et % découvre la smala campée près des sources du Tanguin. tendre son infanterie, ce qui eût donné le Lemps à la smala k, le duc se lance au galop avec ses cavaliers, tombe à l'imse sur le campement, met en déroute les réguliers qui le garæ s'empare de tout ce qui est là, hommes, femmes, tentes lex. Dans la smala se trouvaient plusieurs des principaux offi- FTAbd-elKader, avec leur famille et leurs serviteurs. Abd-el- # n'échappa qu'avec peine ; il avait fait partir en avant sa re sa femme.
526 MONARCHIE CONSTITUTIONRELLE,
Le duc d’Aumale ramena ses prisonners à Alger. Les princi, furent logés à la Casbah, les autres à la Maison-Carrée, d'où, 4 ques jours après, le gouverneur général les renvoya presque: dans la province d'Oran, dont ils étaient originaires.
Ce brillant succès amena la soumission de toutes les tribes core hostiles. Le général Bugeaud fut nommé maréchal. La d'Aumale, les généraux de brigade Lamoricière et Change furent promus généraux de division.
8 VI. Lermes, — Le 11 décembre 4843, Casimir Delari rendant en Italie pour ÿ chercher un climat plus doux, Lyon. Son corps fut rapporté a Paris. Une nombreuse suivit les funérailles de cet écrivain, qui eut ses heures de; popularité et qui est injustement délaissé.
Au mois d'avril, est jouée à l'Odéon la Luerèce de Pons est alors regardée comme le chef-d'œuvre d'une école & bon sens, opposée à l'école romantique.
ï jouer Charles VI, qui dut une pa son succès à des allusions contre l'Angleterre. nustRie. — Les 2 et 5 mai 145, eurent lieu, avec gt l'inauguration du chemin de fer de Paris à Roues t Orléans. C'étaient les deux plus longs parcours qui esi sent encore sur le sol de France.
$ xrémieun. — L'Irlande s'agite toujours à la voix dt nel: l'orateur populaire est décrété d'accusation et cité ea je pour le & janvier 1844. Cobden organise une ligue pour le Î échange. L'Angleterre ouvre la Chin Espartero, altaqué par des soulévements qu'il ne pent réel te l'Espagne et se retire eu Angleterre (lin de juillet}. Is seulement de treize ans, est déclarée majeure par les @
2 el obligé de fuir en Portugal (17 décemin n Grèce, lntion du 3 septembre, qui oblixe Le roi à mettre une co: ation.
Une te e d'insurrection est faite, sans succès, à Bel {ltalie), au mois d'août. Une misère extrème est produite des États romains par les abus de l'administration pontificale.
oies 6 auILLEr. — 1844. 397