‹ Histoire des FrançaisChapitre 37 sur 90 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

: Les — Le droil de visite, — Alfaire de Taiti, — AG De mé, Pritébard. — Enseignement, Lettres, Sciences,

pstos ve 1844. Lus Fiérais, — La session de 1844 s'était 627 décembre 4845. On savait que les visites faites à hnbord par des députés légitimistes avaient blessé Louis- & l'on s'attendait à trouver dans le discours du trône la hécontentément royal: il n'en fat rien. Le disconrs né vu mot à ce sujet. Le gouvernement aÿait trouvé pet plus habile delaisser ce soin à l'initiative parlemen- Chambres, en effet, s'étaient fort émues aussi de cet in- Ep'admettait pas, en cé tempslà, dans les assemblées s que des membres d'un des corps de l'État pussent aller lement faire hommage et acte d'adhésion au prétendant re forme de gouvernement. 2 mbre des pairs, qui répondit la première à l'adresse, disroi, en montant sur le trône a promis de vous consa- Bistence tout entière, de ne rien faire que pour la gloire beur de la France : la France lui a proinis fidélité. Le roi 5 serments, quel Français pourrait oublier ou trahir les Les factions sont vaincues, el les pouvoirs de l'État, déleurs vaines démonstrations, auront l'œil ouvert sur leurs es criminelles. »

st déclara que les faits dont il s'agissait ne présentaient ager au gouvernement, et, prévoyant qu'on demanderait dés lors s'en occuper, il dit :

quoi? Parce qu'il y a dans ce monde, pour les gouvernepour les pays qui se respectent, autre chose que le dane que ce ne sont pas seulement des questions d'existence à traiter. Le scandale est une grande affaire pour les gou- 4s et les pays qui se respectent, Eh bien, il ÿ a eu un mmiense ; il y a eu un scandale polilique et moral; il y à li coupable et quelquefois honteux des premiers devoirs 1. Oui, des premiers devoirs du citoyen. On n'a pas beuper telle ou telle situation particulière, on n'a pas be-

d'avoir prêté tel ou tel serment pour devoir .obéisss lois et au gouvernement de son pays. Celle obéissance, o ission, c'est la première base de la société, c'est le pret de l'ordre social, et quand on voit ce devoir aussi arrog aussi frivolement méconnu, il y a, je le répète, pour tout 1 sous toutes les formes de gouvernement, un scandale imt profond désordre social. »

L'homme qui parlait ainsi avait fait le voyage de Gand faire, dans quelques années, le voyage de Claremont. La Chambre des pairs vota le projet d'adresse. Au palais Bourbon, la commission de l'adresse ne disa phrase, brève mais dure : « La conscience publique flétri pables manifestations. » On ne doutait pas que la « flétri fût vertement relevée par Berryer; mais le grand orab misle se borna à une défense embarrassée de la légitimit: les circonstances atténuantes.

M. Guizot prolita de cette faiblesse. « On à parlé, dit-i d'un droit qui se prétend supérieur à tous les droits, au droit qui prétend demneurer entier, imprescriplible, invol: tous les autres droits sont violés, au nom d'un pouvoir cepte aucune limite, aucun contrôle complet et détinitil d'un pouvoir qui ne peut e perire | sensé et quelque coupable qu'il soit, de qui les peupl fasse, doivent tout supporter.

€ Cest là ce qu'on appelle la lég 5 Belgrave square, Voilà le drapeau qu'il a opposé à nt de 1830, Messieurs, on le sait, j js convaineu que la monarc soi c'est un excellent gouverne: et la

‘est l'hérédité du tré par Le teups , je l'approuve, je la veux, nous la voulons tou dons bien la fonder

profundés est le salut

ent nu À

si

La nôtre commence, la vôtre finit, Qu eZ,que Vous invoquez, ce dr qui ne peut pas se perdre lui doivent 1 h! je tions ces 1 des, ho pour l'humanité € El quand ou prétend les mettre eu pratique, quant

musaneme DE IUILLET. — 1844. 539 touteleur portée et les pousser jusqu'à leurs dermoe nation fait bien de se revendiquer elle-même Unes risques et périls, par un acle héroïque et puisls méconnns et son honneur offensé… »

Wizot, lui aussi, reconnaissait le droit à la révolution. ver à la discussion particulière du paragraphe « férelforts furent tentés pour atténuer une expression otre. Commission et ministres y cousentalent sans fut le roi qui esigea le nnintien du texte primitif. angagea réselüment le combat. H reprocha aux légie allés à Londres dins un intérêt de parti, et soutint duite avait étë mauvaise au point de vue de la mo e, dont il importait de rétablir les droits.

te aussitôt à la tribune: « Je ne veux pas, dit-il, avenir d'un autre temps, je ne veux pas demander ce une autre époque les hommes qui nous aceusent

accuse d'avoir perdu notre moralité politique. Ah! si äté aux portes de la France en armes pour donner, au “mée ennemie, des conseils politiques à un roi! … vons été saluer le malheur. »

xchejaquelein s'écrie: « Nous ne pouvons pas ministre qui a pris une si grande part à la sangl 815 et encouragé les atrocités du Midi. »

. M. Guizot monte lentement à la tribune et prend la lieu d'un profond silence :

à la tribune vider uu incident personnel. Ce n'est ni jent du roi, ni le cabinet actuel, ni le ministre des gères qui est devant vous, c'est M. Guizot personnel-

la Chambre quels motifs m'ont fait aller à Gand. »

le signal d'un des plus terribles tumultes parlemendroite, de la gauche, partent les plus véhémentes, les 5 apostrophes. M. Guizt tient tête intrépidement à l'o- , il recominence sa phrase, six fois il est interrompu 4. « On veut épuiser mes forces, dit-il, on n'épuisera rage ; » et il se plaint de la violence qui veut étoufler l'atteinte portée à la liberté de la tribune. « Eh bien, lilon Barrot, laissons-le donc étaler sa honte el ayons : l'écouter jusqu'au bout. »

Mosanoum ok stLLRT, — 1844. 551 A851 et 1855, sans en diminuer l'efficacité.

eontesdietion au moins apparente, eue Tim. — les discussions finissaiont à peine decommerce, venant da Talli, annonça que l'amiavait pris possession de cette Île au nom de la Ctle nonvellé inaltendue causa nue surprise qui fut mêlée ion ea Francs ét d'irritation en Angleterre, té dur @ septembre 4842, mettant Taiti sous le protectorat Inintenait & In veine Pomaré la souveraineté de l'ile, at bbandonnait au roi des Français ou à son délégué la direc= baes les affaires avec les gouvernements étrangers et le prendre toute mesure utile à Ia conservation de la paix, sssurnit, én outre, à chacun le libre exercice de sa reli-

&ul des États-Unis à Taïti et le vice-consul d'Angleterre, méæ du consul, donnérent une adhésion empressée au Smissionnaires anglais en résidence dans l'ilé l'acceptérent 1 mauvaise grâce.

is d'avril 4843, le gouvernement français ratifia le traité et tespitaine Bruat, déjà nommé gouverneur des iles Mare titre de gouverneur des établissements français dans tet commissaire du roi prés la reine Pomaré. L'amiral #manda aux Chambres un crédit extraordinaire de six pour la dépense relative aux établissements nouveaux, d fat accordé après une sérieuse discussion. L'Angleterre miesté ni le droit de la reine Pomaré, ni celui de la ni la validité du traité de septembre, et elle avait donné à e anglaise l'ordre de saluer le pavillon du protectorat et sciter aucune difficulté aux Français.

la conclusion du traité, Dupetit-Thouars avait quitté Taïti, Ldeux officiers de marine chargés des intérêts français. Ilne 1 quatorze mois après, en novembre 1843. Il trouva planté in nouveau pavillon avec une couronne, signe de souve= œ qui n'avait rien de bien irrégulier puisque la reine it la souveraineté quant à l'intérieur. Mais, outre ce paamiral rencontra des manifestations de mauvais vouloir, lhostilité. Tous ces changements étaient l'œuvre d'un ritchard, eumulant les fonctions de consul d'Angleterre, omnaire prolestant, de pharmacien et d'accoucheur de la 4 individu, absent de Taiti en septembre 1842, y était

ur. — 1844. 535 net se porta, de sa personne, parcourait ainsi Taïti, le ilavait confié le commandes mit celte ville en état de siége, le cl et le retint enfermé dans un

il l'entratner el celui qui Morse l'autorité militaire fit construire un fort à Dune, près de la frontiére, Abd-el-Kader fil courir le s'agissait de Ja fondation d'une ville pour entreprendre Ja conquête du Maroc. Ce bruit causa un tel emportement que Muley-Abder-Rhaman ne put hésiter davana de grandes levées de troupes.

mai 1844, Sidi-el-Mamoun, parent de l'ernpereur, à la aliers berbères, pénétra sur le territoire franr des troupes que Il y fut reçu: vigoureusement et dut se ae perte de plus de 200 hommes.

wvernement français ne voulut pas voir dans cet acte une Han d'hostilités, mais simplement un fait d'insubordination ent châtié.

derre était déjà émue de voir les Français si prés du #i Sinquiétait des suites qui en pour entre la France et le Maroc eût été trés-préjudiciable au ere anglais qui, par le Maroc, approvisionnait Abd-el-Kader æ ét de munitions. C'est de Tanger que Gibraltar tirait grande partie de ses subsistances et avec Mogador qu'il scipal commerce. Il n'était don pas Ayant que l’Anglemivllavee une certaine anxi $ icaux où hos qui pauraient s'établir entre l'Algérie fr se et le Maroc. Le 35 juin, le général Bedeau eut ane entrevue avec le + Ki

534 MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE. d'Ouchda, la ville la plus voisine de Lalla Maghrenia, qui fut sans résultat, le caïd refusant toute concession. fut même l'objet de manifestations hostiles que le ma geaud châtia, le jour mème, en attaquant et mettant en troupes qui avaient suivi le caïd.

Le gouvernement, en apprenant l'attaque du 30 mai, l'empereur du Maroc serait mis en demeure de donner de ce fait et de prendre des mesures pour éloigner Abdl'Algérie; on résolut, en même temps, d'envoyer des maréchal Bugeaud et qu'une escadre, commandée par l: Joinville, irait croiser sur les côtes du Maroc pour sppu gocialions par sa présence et, au besoin, par la forre. Li adressée le 42 juin, au consul général de France à prescrivit de présenter à l'empereur les réclamations de

Ces nouvelles causèrent un grand émoi en Angleterre publique ÿ tout de suite en perspective l'extensin conquête sur le lit D

Le gouvernement français s'empressa de faire déclar ambassadeur à Londres qu'il n° l'agra territorial et voulait seulement obtenir réparation de commises et garantie pour r. Le cabinet fondées les exigences de la France et charges de les appuyer auprès de l'empereur et de le détou guerre.

L'escadre avait été réunie à Oran ; le prince de ee port, le 7 juillet. ayant mis sui pavillon le K devant Gibraltar, le L Tanger.

L gociations ne produisirent aueuu résultat, il fall aux moyens militures.

Le 6 août, le prince de Joinville des fort ions ; le 14, le marë les bords de Psy,

invil de Plu

aqua Tan 1 Bugeau

l'emper l'escadre bembant entrée du port et ÿ mi

se soumettre,

pas plus après L pas même une contrib France que notre patrie était

| Sens ne sumuer, — 1844. 555 des motifs plus sérieux. Le maréchal Bugeaud déne pas demander d'argent à Muley-Abderdonnerait pas. Ce souverain, d'ailleurs, était par des éonspirations, par des séditions ; Abd-ol + Té mécontentement en disant et faisant dire que, il résistorait mieux aux chrétiens. Il fallait éviter doses à une extrémité qui eût pu enlever le trône lbdér-Rhaman pour le faire passer à Abd-el-Kader. Bis prix, suivant les conditions imposées par la France, Wrads de Tanger, le 10 septembre. I restait à accomplir fon délicute : la fisation exacte des limites entre le terri- US et lé territoire marocain, fixation qui n'avait jamais be précision. Le général Delarue fut chargé de ce soin; Wila avéc habileté ct signa, le 48 mars 145, le traité Won, Abder-Rhaman, le trouvant trop avantageux à la différa pendant trois mois Ia ratification et né se décidu er que le 25 juin, après des sommations comminatoires. fut désormais fermé à Abd-el-Kader. Ce chef entreprenéanmoins moyen de continuer contre les possessions les incursions fréquentes.

ane Paitemann. — Pendant que la guerre du Maroc don- 1de lustre militaire au cabinet du 29 octobre, l'affaire sul anglais à Taïti, Pritchard, prenait une tournure qui ï tion dans l'esprit public en France.

le l'arrestation et de l'expulsion de Pritchard arriva re à la fin de juillet, avec la personne même de ce spéreligion et en pharmacie. Les faits étaient, naturelle ‘ntés à l'avantage de l'ex-consul. Ce fut une explosion ins le public et dans la presse. Le gouvernement luiissa aller et, le 31 juillet, à la Chambre des communes, | s'en exprima en termes discourlois à l'égard de la arla de réparation due par la France.

a session allait finir ; la Chambre des députés avait terances, la Chambre des pairs délibérait encore. Le mi- : interpellé, mais M. Guizot, arguant du secret obligé ons pendantes, refusa toute explication. Sans révéler ndances diplomatiques, M. Guizot pouvait, du moins, faits tels que les racontaient les dépèches officielles parouvernemen ; il les eût opposées aux Is exag iten Angleterre, Le commandant Bruat avait agi dans

538 NOXARCRIE CONSTITUTIONNELLE.

aussi des questions de salaire. Il se forme en Prusse une : centrale, pour le bien-être des ouvriers ; d'autre pert, la ouvriers de manufactures, suscite des troubles dans la Si sienne et en Bohème.

En Angleterre, O'Connell est condamné par le jurs : John Russell demande une enquète sur l’état de l'h Chambre des communes vote une protestation en faveur € irlandaises.

En Espagne, Marie-Christine reprend le pouvoir. — U provoquée par le général Zurbano est suivie, comme t sanglantes répressions.

La Russie continue à détruire l'ancienne administra Pologne pour y substituer le régime exclusivement russe

En Suède, le roi Charles XIV (Bernadotte}, meurt le 4 son fils Oscar [°' lui succède.

Les sept cantons catholiques de la Suisse forment entr liance dite Sunderbund; Lucerne appelle les jésuites et ses écoles.

Établissement du premier télégraphe électrique rê, États-Unis d'Amérique,

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